Le mölky, un jeu pour les vacances - 29 juillet 2014


Depuis quelque temps, nous avons découvert un jeu d’adresse qui change de la traditionnelle partie de pétanque et qui nous amuse beaucoup, . Il est composé de 12 quilles en bois numérotées de 1 à 12 qu’il faut abattre à l’aide du mölky,un morceau de bois; Sur la photo du haut on voit le mölky et les quilles placées pour le commencement du jeu. Si plusieurs quilles sont renversées, le nombre de points obtenus est donné par le nombre de quilles abattues. Par contre si lors d’un lancer UNE SEULE quille est renversée, c’est alors le nombre inscrit sur la quille qui donne le nombre de points gagnés. Quand le jeu est « éclaté » il faut beaucoup d’adresse pour viser la quille qui a la plus de valeur,ou celle qu’il est plus judicieux de renverser.
Quand le mölky touche le sol, ses rebonds sont très inattendus, voire déconcertants. La partie se joue en 50 points, qu’il faut atteindre précisément, sans dépasser, sous peine de voir son score rétrogradé à 25 points, d’où l’importance, encore une fois de choisir la bonne quille. On a vite fait de se prendre au jeu
En plus les éléments de jeu sont faciles et peu couteux à réaliser: un rondin de bois genre piquet ou tuteur, une scie, des crayons feutres, une petite séance de bricolage, et le tour est joué. On trouve la règle du jeu sur internet
Le mölky un jeu qui plait aux jeunes et au moins jeunes

A bientôt

Les cerises - 2 juillet 2014

Mais il est bien court le temps des cerises !!!!! Ne croyez pas que je veux réécrire la chanson d’ « Yves Montand  » ! Loin de là …..
Je veux simplement vous dire ma joie de cueillir et cuisiner les cerises . Ces bijoux d’ oreilles qu’ on cueille en rêvant , le matin de préférence , là elles sont fraîches , juteuses, sucrées , un délice .Peu de temps après , la cueillette est transformée en clafoutis , un régal .
A ce sujet , je voudrais vous faire partager ce plaisir , voilà ma recette :

60 gr de farine
80 gr de sucre
1sachet de sucre vanillé
3 oeufs
20 cl de crème
1 verre de lait
Prendre un moule à manquer de 27 cm , je mets une bonne quantité de cerises pour moi (700 gr environ ), mélanger tous les ingrédients et verser sur les cerises , préchauffer le four th 7/ 8 , enfourner quand il est chaud pour 1/2 heure , 3/4 d’ heure , à surveiller suivant le four
Attendre qu’ il soit tiède et déguster
Cet appareil peut servir pour d’ autres fruits
Bon Appétit !

Chantal

Coup de chaud —– photosensibilisation - 2 juin 2014

Dernièrement mon attention a été attirée par une vache au comportement inhabituel. Elle se tenait à l’écart des autres avec son veau, toujours à l’ombre, l’air triste. En la regardant de plus près, mon diagnostic a été vite établi: coup de soleil.
Saviez vous qu’un bovin peut attraper un coup de soleil. Pour les animaux on parle plutôt de photosensibilisation et cela peut avoir des conséquences très graves. En fait c’est l’action conjuguée de l’ingestion d’une plante et la présence de soleil, le plus souvent voilé, qui déclenche la photosensibilisation. Je n’ai jamais bien su quelle est la plante mise en cause dans cette pathologie. Certains vétérinaires citent le millepertuis, d’autres le trèfle. Moi je pense qu’il s’agit de végétaux toxiques au stade plantule et qui perdent leur toxicité en se développant car je n’ai connu ce problème qu’au printemps.
Pour en revenir à ma vache, celle-ci a le museau de couleur très foncée, les yeux pleurent légèrement, le pis est rouge. Elle est très chaude et le simple fait de lui effleurer le dos avec la main la fait se cambrer tellement la peau qui s’est raidie est douloureuse, semblable à du carton. Cependant je juge son cas pas trop grave. Je la laisse au pré où les arbres sont suffisamment nombreux pour donner de l’ombre à n’importe quelle heure de la journée. Je la surveille de près; elle broute, rumine, c’est bon signe. Aujourd’hui elle va bien. L‘épiderme brûlé par le soleil se détache en grandes plaques, remplacé par une nouvelle peau aux poils naissants. On le voit très bien sur cette photo. C’est très spectaculaire.
J’ai connu plus grave. Dans certains cas, en plus de la peau c’est le foie qui peut être atteint. Dans ce cas il faut des soins vétérinaires adaptés plus conséquents pour rétablir la fonction hépatique. Un séjour à l’étable s’impose.
Je me souviens aussi d’un taurillon qui était tellement brûlé par le soleil qu’il avait le dos et les flancs à vif. On lui avait aménagé une clôture à proximité d’un bâtiment pour qu’il puisse aller et venir à sa guise. Il sortait dès le soleil couché, passait la nuit dehors à se nourrir d’herbe. Il rentrait à l’ombre au petit matin dès les premiers rayons . On couvrait les lésions régulièrement d’une fine couche d’aluminium à l’aide d’une bombe aérosol vétérinaire. Vision surprenante cet animal qu’on aurait pris pour un mutant venu d’une autre planète.
Reconnaissez que j’en ai quand même vu de toutes les couleurs!

A bientôt

Salade de pissenlits - 21 avril 2014

Aujourd’hui le pissenlit est en pleine floraison. Il suffit de jeter un coup d’oeil aux prés et pâturages pour voir qu’ils sont parsemés par une multitude de fleurs d’un jaune très vif. Il n’est plus bon à manger en salade mais on peut se servir des fleurs pour en faire une confiture ,la crémaillotte
Vers la fin mars, quand les prés reverdissent, les pissenlits commencent à se développer, la feuille dentelée est verte tandis que la partie semi enterrée reste blanche et plus tendre. C’est le moment d’en cueillir pour en en faire de délicieuses salades. Cela fait partie des traditions régionales.
Quand on connaît un coin où le pissenlit pousse bien il est facile d’en récolter un grand seau. Il faut avoir un oeil exercé pour le trouver et repérer les plus beaux pieds. Un couteau à grande lame est indispensable pour couper la racine profondément enterrée .
Ensuite c’est du travail pour le préparer, plante par plante, couper la racine, enlever ce qui n’est pas comestible, le laver soigneusement, plusieurs fois, essorer.

Pour faire la salade:
Faire cuire des oeufs à dur
Découper des lardons (largement) dans un épais morceau de lard gras et les faire fondre dans une poêle jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et les retirer
Dans un saladier, faire une sauce de salade. Si on veut, on peut remplacer l’huile par le gras produit par le lard fondu.
Mettre le pissenlit
Ajouter les lardons
Mélanger ( nous,on dit « tourner la salade »)
Déposer les oeufs cuits sur le dessus
Voilà c’est prêt et c’est un vrai régal !

A bientôt

Fin d’hibernation - 25 mars 2014

Ouf, le beau temps est revenu, le soleil brille sans retenue. Le printemps semble en avance. Pourtant d’éternels pessimistes prédisent qu’on va le payer; mais payer quoi au juste? Même si ces jours on connaît un rafraîchissement il est vrai que pour un mois de mars les températures ont été étonnantes, d’une douceur inhabituelle.
En tout cas, ce temps sec,ensoleillé et presque chaud m’a sorti de la torpeur dans laquelle m’avait mis cet hiver gris et pluvieux. J’ai vraiment subi ces deux premiers mois pendant lesquels cette humidité constante m’ a interdit tout travail dans les prés ou les terres constamment gorgées d’eau, sans aucune période de ressuyage. J’avais pourtant prévu de refaire à neuf une clôture de barbelés, de curer le réseau de rigoles qui en a bien besoin, d’entretenir des haies, etc.. Je n’ai même pas pu couper mon bois de chauffage. Je pensais le prendre dans une haie bien boisée, mais c’était tellement mouillé partout autour que je n’ai même pas essayé. Rien que pour m’y rendre j’aurais trop fait de dégâts. En fin de compte ma grande occupation a été de soigner les animaux dans les étables. Je n’avais pas envie de faire grand-chose d’autre. Je crois que j’étais en « hibernation »
Maintenant les terres sont bien ressuyées. Le travail habituel a pu reprendre; j’ai coupé le bois, épandu l’azote sur les cultures,fait l’entretien des clôtures électriques et plein de petits travaux que j’avais mis entre parenthèses. Mais le travail le plus important à mes yeux a été de lâcher des bêtes, deux ou trois par pré, des vaches vides ou qui vêleront tardivement, des génisses et même quelques vaches avec leurs veaux nés en janvier. A la mi-mars l’herbe est encore rare et les nuits fraîches mais elles sont encore mieux qu’immobiles à l’attache ou les pieds dans le fumier de la stabulation. Au petit matin les petits veaux ont fière allure. Celles qui restent dans les bâtiments sont moins serrées; elles ont l’air mieux pour terminer leur période hivernale. Tous les ans c’est pareil, quand je rentre les bêtes pour l’hiver je pense déjà au jour où je vais les relâcher. Je n’aime pas les voir prisonnières dans les écuries. Alors dès que les conditions le permettent …..
Les vêlages sont en cours, en retard par rapport aux années précédentes, la faute au mauvais temps du printemps 2013 qui a fortement handicapé les conditions de reproduction. C’est d’ailleurs un peu général dans la région
Une fois de plus ce texte apporte encore la preuve que nous les paysans, les éleveurs sommes complètement tributaires de la météo

A bientôt

vive 2014 - 6 janvier 2014

Après un long silence, une mise en sommeil du blog en fait, je pense que ce début d’année est le moment pour renouer avec les bonnes habitudes, renouer avec les lecteurs, les visiteurs toujours nombreux.
Aussi, je présente mes meilleurs voeux à tous ceux qui viennent sur le blog de la Ferme en Bourgogne et je souhaite une bonne année 2014 à chacun.
Cette année 2014 va être une année charnière car elle va voir la cessation de l’activité agricole de la ferme
Le « Journal d’une Ferme en Bourgogne » lancé en avril 2006 ne peut s’éteindre comme ça. Je me dois de continuer à écrire quelques articles.

A bientôt

Pauvre mois de mai - 6 juin 2013

Voilà bien longtemps que je n’ai pas écrit d’article. J’estimais n’avoir rien de nouveau, rien de significatif à raconter. Mais là je ne peux pas passer à côté de ce printemps pourri, de ce mois de mai affreux. Nous avons vécu une météo rarement vue qui a fait la une des médias, désorganisé la vie de chacun ,handicapé l’agriculture, désespéré les jardiniers, entretenu la morosité. Ici aussi le mauvais temps m’a causé bien des tracas.

LA CRUE de l’ARROUX

Avril a été bien arrosé et ses derniers jours ont apporté beaucoup d’eau. La rivière coule déjà à ras bord. Le premier mai de grosses pluie tombent sans discontinuer, les prés sont sous l’eau qui ne s’écoule plus, même le ruisseau déborde. Pratiquement toute mes bêtes sont sur les prés qui bordent l’Arroux. L’après-midi je décide de les enlever. Depuis le temps, j’ai l’habitude, je vois bien que la crue est inexorable et qu’elle sera importante, les prés seront envahis.
Je remplis de farine la caisse du quad et c’est sous une pluie battante que je pars au devant des vaches. J’évolue dans des prés déjà couverts en grande partie d’une eau que les rigoles et les fossés n’arrivent plus à avaler. Je dois faire très attention à ne pas rouler n’importe où. A la vue du seau de farine, les plus gourmandes me suivent bien mais les autres sont plus récalcitrantes; les veaux, effrayés par toute cette eau renâclent mais avec un peu d’effort et d’énervement j’arrive à faire passer tout le monde dans un pré contigu. Là le troupeau sera en sécurité. Même si l’eau monte beaucoup ce pré n’est jamais totalement submergé.
Pour le 2ème lot, dans le grand pré, c’est plus facile. Il pleut un peu moins fort. Les vaches que les veaux ne quittent pas me suivent tout en se disputant la farine dans la caisse du quad. Sans qu’elles ne s’en rendent compte je les attire dans le parc. De là, je les envoie sur un pré vide, loin de la rivière, mais destiné à être fauché en été pour faire du foin. Je me doute bien qu’elles vont faire du dégât avec leurs pattes mais je n’ai pas d’autre solution.
Dans le 3ème pré, la cartelars, ce sont des génisse qui séjournent. La pluie a cessé. Elles sont douces et gourmandes de farine. aucun problème pour les amener au pas de charge dans le parc. Celles là vont passer quelque jours à l’étable.
Le soir je rentre l’esprit tranquille. J’ai pu, en quelques heures, seul, mettre mes animaux en sécurité, ce qui n’a pas été le cas dans certaines exploitations riveraines de l’Arroux. C’est dans ces conditions que j’apprécie vraiment le quad. On aurait dit un hors-bord tellement il levait des gerbes d’eau
Les pluies ont continué. La rivière a commencé à inonder le lendemain. La crue a atteint son paroxysme le 3 mai, couvrant une bonne surface de mes prés comme des centaines d’hectares dans la région mais aussi une partie de la ville d’Etang sur Arroux. Souci supplémentaire, j’ai du bois de chauffage coupé cet hiver, en attente d’être amené à la ferme, dans un des prés inondables pourtant loin du lit de la rivière. Le matin du 3, quand j’ai vu l’ampleur de l’inondation,rare en cette saison, j’ai bien cru que tout (25 stères) allait être parti. En fait, non. J’ai pu me rendre sur place en passant par le pré du voisin, en quad là encore avec piquets masse, cordes, sangles à cliquet. C’est dans l’eau jusqu’aux genoux que j’ai arrimé mes piles de bois au sol (comme sur la photo). Du coup, seules les grosses billes pas empilées ni attachées sont parties emportées par le courant. Heureusement celui-ci les a déposées plus loin,stoppées par une haie.Mon intervention a été fructueuse Je ne pense pas en avoir trop perdu.
Les jours suivants la rivière s’est retirée doucement découvrant les prés. Je n’étais pas au bout de mes peines pour autant. Les clôture ont été endommagées et pendant une bonne huitaine de jours les vaches n’ont pas voulu brouter l’herbe qui avait été submergée; Elles ont dû se nourrir sur une surface restreinte, dégradant fortement le sol de leurs sabots. La moindre pluie faisait remonter ruisseaux et fossés, entretenait une humidité très importante et la persistance d’eau sous-jacente. Avec les température anormalement basses pour la saison les bêtes ont passé une sale période. Heureusement je n’ai pas eu de pertes à déplorer, un seul veau a dû passer quelques jours à l’écurie.
Aujourd’hui il a fait beau et chaud, nous allons peut-être connaître un temps plus clément Mais le dernier week-end de mai, au petit matin on découvrait Uchon (680m d’altitude) blanc de neige et le lendemain on subissait une bonne gelée. Je crois que l’on va vraiment se souvenir de ce mois de mai 2013.

A Bientôt

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  • Bernard
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