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	<title>Journal d'une ferme en Bourgogne</title>
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	<description>Je voudrais à travers ce blog vous faire partager simplement la vie dans une ferme d'élevage charollais traditionnel dans notre belle région du Sud Morvan.</description>
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		<title>Faire son beurre</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 20:46:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<category><![CDATA[famille]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/05/jambon-beurre.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/05/jambon-beurre-300x225.jpg" alt="" title="jambon-beurre" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-742" /></a><br />
   Les vacances de printemps sont passées !  Les petits enfants sont venus en décalés, ce qui veut dire , la première semaine : &laquo;&nbsp;Léonard et Barnabé&nbsp;&raquo; et la deuxième semaine , les grands &laquo;&nbsp;Camille et Matteo&nbsp;&raquo;, et avec tout ça , un temps maussade, pluie , froid, vent . Pour les petits je m&#8217; en suis sortie mais avec les grands quoi faire ? Des jeux, des dessins, des parties de scrabble , pas facile même en diversifiant<br />
Camille sautait , dansait autour de l&#8217; armoire entrouverte, elle sort un petit sac en papier , avec dedans un moule à beurre qui dormait à cet endroit depuis un moment &#8230;..<br />
Elle me dit &nbsp;&raquo; A quoi ça sert ?&nbsp;&raquo; Je lui réponds &laquo;&nbsp;Ah ! à quoi ça sert! Et bien tu vas voir , j&#8217; ai trouvé une occupation intéressante&nbsp;&raquo;! Je vais vous apprendre comment le beurre se fait ou plus tôt se faisait dans nos campagnes.<br />
Je pars chez une amie chercher de la bonne crème . Au retour, je partage le litre de ce précieux produit riche même très riche que l&#8217; on ne peut s&#8217; empêcher de tartiner sur une belle tranche de pain , un délice , oublions quelques instants tout ces régimes à la noix &#8230;, tant pis c&#8217; est fait !!!!<br />
Oui , ils ont en main <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6970509650/in/photostream"> chacun un récipient</a> et une cuillère et maintenant : &laquo;&nbsp;remuez sans arrêt , il faut que la crème devienne très jaune , de consistance épaisse et avec <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6970515882/in/photostream">des grumeaux</a> et <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6970571152/in/photostream">le petit lait ou babeurre </a>apparaît petit à petit c&#8217; est presque de la chimie&nbsp;&raquo;, il faut battre moins vite si non gare aux éclaboussures !!!!<br />
A ce stade de  fabrication , posez les cuillères et avec<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7116629695/in/photostream"> les mains</a> , pressez, épurez , évacuez au maximum tout le liquide .<br />
Après  tous ces efforts on obtient du beurre un peu mou , réchauffé à la chaleur des mains . Placé un moment au froid, va permettre de le travailler à nouveau; il faut le rincer plusieurs fois jusqu&#8217; à obtenir de l&#8217; eau très claire et phase finale : <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7116663881/in/photostream">le moulage</a> et bien sûr la<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6970562408/in/photostream"> dégustation</a> &#8230;.Et voilà comment les traditions ne se perdent pas, peut être un jour , quand je serai une vieille grand mère , toute racornie , un de mes petits enfants &nbsp;&raquo; qui saura faire le beurre&nbsp;&raquo; , m&#8217; apportera une bonne tartine de beurre avec juste quelques grains de sel et là à ce moment ça va me remonter à loin &#8230;. tout ça !!!! Ah !!!! Nostalgie , quand tu nous tiens !!!!!</p>
<p>A bientôt<br />
                            Chantal</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/sets/72157629542894162/">Plus de photos</a></p>
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		<title>Un métier disparu: le laitier</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 06:19:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traditions]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui je veux vous parler d&#8217;un métier que j&#8217;ai vu disparaître: le laitier. Mais ce laitier là n&#8217;a rien à voir avec celui d&#8217;aujourd&#8217;hui, au volant de son camion à la citerne en inox rutilant, qui sillonne les campagnes et va se remplir de lait puisé dans les tanks réfrigérants d&#8217;exploitations spécialisées. Ce lait on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je veux vous parler d&#8217;un métier que j&#8217;ai vu disparaître: le laitier. Mais ce laitier là n&#8217;a rien à voir avec celui d&#8217;aujourd&#8217;hui, au volant de son camion à la citerne en inox rutilant, qui sillonne les campagnes et va se remplir de lait puisé dans les tanks réfrigérants d&#8217;exploitations spécialisées. Ce lait on va le retrouver dans les grandes surfaces, transformé, concentré, en tubes, en poudre ,en briques, écrémé, demi-écrémé, stérilisé, etc&#8230; pour moi dénaturé, avec à peu près autant de saveur que de l&#8217;eau.<br />
Jusque dans les années 1970, on pratiquait vraiment la polyculture dans la région et dans la plupart des fermes on trouvait des vaches laitières, souvent des montbéliardes et des normandes au lait très gras. L&#8217;activité lait était souvent le domaine de la fermière qui faisait crème, beurre, fromage ou vendait la production au laitier.<br />
Chez nous c&#8217;est ma mère qui s&#8217;occupait du lait. Elle trayait à la main matin et soir, parfois aidée par mon père . Le lait était filtré (à travers un linge ou un filtre en coton) et mis dans un bidon (on disait la cruche). Pour une meilleure conservation, éviter que le lait ne &laquo;&nbsp;tourne&nbsp;&raquo; le bidon contenant la traite du soir était plongé dans un baquet d&#8217;eau froide ou même dans le ruisseau, ce qui assurait un refroidissement un peu plus rapide. La traite matinale ne subissait pas le même sort car les cruches des 2 traites étaient emportées,tôt le matin, à pied, ou suspendues au guidon d&#8217;un vélo, au bord de la nationale et déposées à l&#8217;ombre de la haie en attendant le passage du laitier. Si un bidon n&#8217;était pas plein ras bord, on mesurait la quantité avec une jauge graduée et on coinçait dans le bouchon un papier indiquant le nombre de litres. . La quantité journalière livrée était notée sur un carnet.<br />
Pour collecter le lait, tous les jours sans exception, le laitier était équipé d&#8217;un fourgon dans lequel étaient installés une cuve en métal galvanisé, (la même que certains emploient encore aujourd&#8217;hui pour transporter l&#8217;eau aux animaux) et des bidons de 20 litres. La cuve recevait la majeure partie du lait collecté qui allait être travaillé à la laiterie. Dans les bidons il mettait le lait destiné à la vente immédiate. Il privilégiait celui provenant d&#8217;exploitations où il savait la fermière méticuleuse et travaillant proprement et où il trouvait un lait de qualité.  Il n&#8217;hésitait d&#8217;ailleurs pas à le goûter. Après son passage, dans la matinée, on allait récupérer les cruches vides. Vers la fin du mois le laitier coinçait à son tour dans le bouchon un papier sur lequel était inscrit:  &laquo;&nbsp;paye demain&nbsp;&raquo;. Alors on allait attendre son passage, on comparait si la livraison mensuelle notée par chacun correspondait et il payait sur le champ, en espèces. C&#8217;était le moment d&#8217;échanger quelques mots,de parler travail ou prix du lait.<br />
Sa collecte terminée, le laitier se rendait au bourg d&#8217;Etang, et dans d&#8217;autres villages sûrement, s&#8217;arrêtant de quartier en quartier. Les ménagères étaient prévenues de son arrivée par un avertisseur deux tons puissant et insistant. On ne pouvait pas ne pas l&#8217;entendre. Il servait en lait et en crème ses clientes accourues avec leurs récipients avec ses mesures en fer blanc d&#8217;un litre, un demi-litre ou quart de litre selon la demande. Il vendait également fromage et beurre frais . Les gens achetaient un laitage frais à la saveur évoluant avec les saisons, produit localement. On ne parlait pas de nombre de germes au cm3, de taux butyreux ou de normes européennes. Le lait n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;tripatouillé&nbsp;&raquo; par les industries et je n&#8217;ai jamais entendu parler de personnes intoxiquées de quelque façon que ce soit par les produits de notre laitier&#8230;.. peut-être un crise de foie de temps en temps d&#8217;avoir trop mangé de crème, par gourmandise, tant elle était bonne. La propreté   était de rigueur quand même. Si il ne trouvait pas les cruches assez propres à son goût il n&#8217;hésitait pas à mettre de la terre à l&#8217;intérieur déjà pour faire part de son mécontentement mais obliger à un nettoyage plus approfondi.<br />
Puis un jour le laitier prit sa retraite. Il y eut des successeurs qui ne tinrent pas longtemps, faisant mal leur travail, payant mal, voire pas du tout. Il faut dire que ce ne devait pas être bien intéressant de faire des km pour quelques bidons de lait. La petite laiterie des Quatre-Vents a fermé. Ce fut la fin des vaches laitières à la ferme de Vernois.</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Fin d&#8217;hiver</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 20:26:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour moi &#171;&#160;fin d&#8217;hiver&#160;&#187; est plutôt synonyme de fin d&#8217;hivernage des animaux. La période de vie dans les bâtiments est pratiquement terminée. Il ne me reste qu&#8217;une dizaine de vaches avec leurs veaux dans l&#8217;étable.J&#8217;en reparlerai plus loin. Cette année, en mars nous avons bénéficié d&#8217;un temps exceptionnel pour mettre les animaux au pré. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour moi &laquo;&nbsp;fin d&#8217;hiver&nbsp;&raquo; est plutôt synonyme de fin d&#8217;hivernage des animaux. La période de vie dans les bâtiments est pratiquement terminée. Il ne me reste qu&#8217;une dizaine de vaches avec leurs veaux dans l&#8217;étable.J&#8217;en reparlerai plus loin. Cette année, en mars nous avons bénéficié d&#8217;un temps exceptionnel pour mettre les animaux au pré. Les gros froid de février avaient certes détruit l&#8217;herbe. Mais contrairement à la plupart de mes collègues j&#8217;ai lâché mes animaux depuis le début mars, petit à petit,n&#8217;en mettant que de petits lots de 4 ou 5 par pré. Un peu d&#8217;herbe naissante, un peu de foin et de céréales et surtout le soleil de printemps ont suffi à les nourrir. L&#8217;économie de fourrage est très, très importante. Elles étaient bien mieux qu&#8217;attachées et se sont très bien portées. Les veaux n&#8217;ont pas craint cette mise au pré précoce pour notre région et se sont acclimatés rapidement. Heureusement que j&#8217;ai pu faire cela vue l&#8217;état des stocks qui sont au plus bas. Aujourd&#8217;hui il ne reste que 20 balles rondes de foin et 15 balles de pailles( environ 6 tonnes). Je n&#8217;ose pas penser à ce qui ce serait passé si je n&#8217;avais pas agi ainsi. Tous les ans, c&#8217;est pareil avec le fourrage. Il faut prévoir l&#8217;imprévisible. On ne connaît jamais à l&#8217;avance la date de fin d&#8217; hivernage ni ce qui va se consommer exactement. Quand les stocks sont importants ce n&#8217;est pas un problème, mais cette année il faut faire au mieux, improviser: acheter, quoi? en quelle quantité? ne pas acheter. Ce serait bête d&#8217;acquérir à grands frais de la marchandise qui risque de me rester sur les bras alors que la récolte potentielle prochaine n&#8217;est qu&#8217;à quelques semaines. Pour ma part le temps sec et ensoleillé de mars que beaucoup ont décrié m&#8217;a bien arrangé et évité bien du travail et des frais.<br />
Si je fais un bilan, cette période d&#8217;hivernage ne s&#8217;est pas trop mal passée. Elle a été plutôt courte, guère plus de 3 mois en moyenne pour le gros du troupeau. Je ne me souviens pas d&#8217;avoir connu cela, c&#8217;est très rare pour notre région. Je n&#8217;ai pas rencontré trop de problèmes pour les vêlages, pratiquement terminés au 1er avril. J&#8217;ai été bien tranquille côté maladie. Fait rare, un veau a eu une infection sévère au pied due certainement à une piqûre et à un mauvais diagnostic au départ. J&#8217;ai dû le mettre sous antibiotiques et lui<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7080829181/in/photostream"> baigner le pied</a> chaque jour dans de l&#8217;eau javellisée, le nettoyer et le désinfecter pendant environ 2 petites semaines. Il se prêtait bien à <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7080860391/in/photostream">ces soins</a> et tout s&#8217;est bien terminé.  </p>
<p>En ce moment une épidémie de ce qu&#8217;on appelle la &laquo;&nbsp;diarrhée blanche&nbsp;&raquo; sévit sur les veaux derniers nés et ceux que je n&#8217;avais malheureusement pas mis au pré, une dizaine en tout. Je m&#8217;en veux d&#8217;avoir temporisé pour les sortir. Il y a très longtemps que je n&#8217;avais pas revu cette maladie. Le vaccin sur les vaches avait été bien efficace jusque là pour protéger les veaux. Ceux-ci sont très malades, ne digèrent plus, tètent peu, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6934695868/in/photostream">sont fatigués</a>, parfois dans un semi-coma (diarrhée paralysante). En plus ils peuvent ballonner (météoriser), prendre des coliques, ou se déshydrater. Pour moi c&#8217;est très déprimant; les veaux se <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6934768430/in/photostream">salissent</a>, font des <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7080727579/in/photostream">déjections diarrhéiques</a>  nauséabondes qui empestent l&#8217;écurie; ils prennent un vilain poil, une apparence morbide. Quand on les croit guéris, ils rechutent, c&#8217;est sans fin. Ils ont besoin de beaucoup de soins, de visites de vétérinaires, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7080748239/in/photostream">de médicaments.</a> Quand ils commencent de mieux aller il faut un certain temps pour que la caillette ,le foie, les intestins reprennent une activité normale. Cet épisode s&#8217;est soldé par la<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/7080808833/in/photostream"> mort d&#8217;une femelle,</a> victime de coliques mortelles. La punition!  C&#8217;est comme ça, tant qu&#8217;on élèvera des animaux tant on en verra périr pour différentes raisons.<br />
Pour terminer sur une note positive, je dirai que le <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6934715244/in/photostream">commerce des bovins</a> va mieux, est très actif. Les prix ne sont sûrement pas ce qu&#8217;ils devraient être, on est en 2012, mais ils ont connu une augmentation sensible qui nous rapproche des tarifs qu&#8217;on a connus il y a&#8230;&#8230;.25 ans</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Rameaux</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:57:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Souvent je dis que posséder, élever, des animaux demande une présence auprès d&#8217;eux et une attention permanentes. Avec eux il faut se dire que n&#8217;importe quel projet peut être contrarié, que le quotidien de l&#8217;éleveur peut être perturbé à tout moment, que des réjouissances peuvent être annulées. Ce qui nous est arrivé ce week-end des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/04/miraculé.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/04/miraculé-300x225.jpg" alt="" title="miraculé" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-728" /></a><br />
Souvent je dis que posséder, élever, des animaux demande une présence auprès d&#8217;eux et une attention permanentes. Avec eux il faut se dire que n&#8217;importe quel projet peut être contrarié, que le quotidien de l&#8217;éleveur peut être perturbé à tout moment, que des réjouissances peuvent être annulées. Ce qui nous est arrivé ce week-end des rameaux en est une preuve de plus.<br />
Samedi soir nous étions invités à dîner chez nos voisins d&#8217;outre-manche (mon franco-anglais-morvandiau fait fureur,  enfin, on se débrouille). J&#8217;avais donc pris mes dispositions pour me libérer assez tôt, mais vers 18 heures une vache présente les premiers symptômes du vêlage. C&#8217;est une grande vache de 10 ans,je pense qu&#8217;elle aura vite fait. J&#8217;annonce cela à mon épouse pour qu&#8217;elle prévienne les voisins que nous serons en retard, sans donner d&#8217;heure précise. Je la laisse faire seule ,sans la déranger, en exerçant juste une surveillance très discrète. Comme j&#8217;avais un peu prévu tout se passe vite et bien . Je n&#8217;interviens qu&#8217;une fois le veau sorti et ne perds pas une minute. Il faut dire que j&#8217;avais tout bien préparé pour le recevoir et l&#8217; installer vers sa mère. A 20h 30 on peut prendre l&#8217;apéritif et se &laquo;&nbsp;mettre les pieds sous la table&nbsp;&raquo;. Mais je ne suis pas tranquille et juste avant le dessert je quitte mes hôtes pour jeter un coup d&#8217;oeil à mes 2 animaux. Tout va bien, je peux retourner. Soirée un peu gâchée.<br />
Dimanche matin 7h 30. Lors du pansage habituel, par chance je me rends compte que dans le pré contigu aux bâtiments une vache et séparée de ses 3 congénères, seule au bord du ruisseau, debout,tête basse. Bien que je ne l&#8217;attende pas je comprends tout de suite qu&#8217;elle a du mettre-bas et qu&#8217;elle lèche le veau. Mais située où elle est je redoute le pire. En m&#8217;approchant je constate que c&#8217;est sa délivrance qu&#8217;elle mange; elle a donc vêlé, mais pas de trace du veau. Et pour cause! il est dans le lit du ruisseau,couché ou assis dans 30 à 40 cm d&#8217;eau glacée, mais vivant. J&#8217;ai du mal à le hisser sur la berge haute d&#8217;environ 1 m, et je le traîne sur l&#8217;herbe pour l&#8217;éloigner de l&#8217;eau. Sans perdre une minute je le ramène à l&#8217;écurie dans la remorque du quad. La vache me suit. Il est sûrement en hypothermie, immobile, sans réaction. On le frictionne avec de la paille. Chantal apporte le sèche-cheveux; l&#8217;air chaud le sèche et le réchauffe: très efficace. Une bouillotte, une vieille couverture en laine le tiennent au chaud. Pour terminer je l&#8217;installe dans l&#8217;entrée sur une bonne couche de paille et sous sa couverture le soleil matinal déjà chaud qui entre dans l&#8217;étable finit de le réchauffer. A 10 heures il est mieux, ses extrémités sont enfin chaudes, il redresse la tête. A midi, en le soutenant il va téter&#8230;&#8230;un peu. Il est sauvé,je crois que j&#8217;ai eu beaucoup de chance.<br />
Je nourris les vaches dont le repas est resté en plan, qui commencent à s&#8217;impatienter en le faisant savoir bruyamment. A peine ai-je fini que je remarque qu&#8217;une d&#8217;entre elles commence à piétiner et se &laquo;&nbsp;tortiller&nbsp;&raquo;: encore une naissance en vue. Cette fois je suis sûr que tout mon matin sera bien rempli. C&#8217;est à peine si je peux entendre le son des cloches de l&#8217;église d&#8217;Etang porté par un fort vent du nord. Le vent de la messe des rameaux nous est une fois de plus défavorable. Toutefois le vêlage se passe bien, à 11 heures c&#8217;est terminé.<br />
Après-midi: je dois faire téter les 3 veaux derniers nés. Ils sont bien dégourdis mais ça prend du temps. Et là, c&#8217;est une chèvre qui s&#8217;y met. elle va avoir ses petits et va nous tenir à la ferme. On ne va pas l&#8217;abandonner. On ne sait jamais<br />
Dimanche des rameaux bien occupé. En élevage, si on veut bien faire son boulot, avoir de la réussite,  il faut toujours pouvoir répondre présent, les animaux passent avant tout. On n&#8217;a pas le droit à l&#8217; &laquo;&nbsp;à peu près&nbsp;&raquo;, on n&#8217;a pas le droit à l&#8217;erreur.</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Premières tétées</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 21:03:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme çà on pourrait croire qu&#8217;un veau qui vient de naître se lève dès qu&#8217;il le peut et se met à téter. C&#8217;est vrai pour certaines races, mais en élevage charolais, et de surcroît en étable où les vaches sont attachées côte à côte, faire téter un veau demande une attention et un savoir faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme çà on pourrait croire qu&#8217;un veau qui vient de naître se lève dès qu&#8217;il le peut et se met à téter. C&#8217;est vrai pour certaines races, mais en élevage charolais, et de surcroît en étable où les vaches sont attachées côte à côte, faire téter un veau demande une attention et un savoir faire tout particulier dont vu de l&#8217;extérieur on ne se doute même pas.<br />
Il est important que le veau tète le plus rapidement possible le colostrum, un lait très riche qui lui donne rapidement des forces. Dès qu&#8217;il est suffisamment valide sur ses  pattes et qu&#8217;il a repéré le pis il se met à téter et se débrouille tout seul ou presque. Il faut quand même être là pour surveiller, lui faire voir qu&#8217;un pis dispose de <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6847907640/in/photostream">4 tétines</a>, intervenir si il va sous une vache voisine,( c&#8217;est le problème de la promiscuité) sinon gare au coup de pied; en général, une vache ne supporte que son veau.<br />
Pour des veaux moins dégourdis, c&#8217;est parfois plus compliqué. Souvent il titube, tient mal sur ses pattes, il est déjà rebelle, têtu, mais il est robuste et assez fort pour contrecarrer mes intentions. Je l&#8217;approche du pis mais il ne pense qu&#8217;à reculer. Plus j&#8217;essaie de l&#8217;empêcher plus il veut reculer, de toutes ses forces, et victime de son équilibre précaire il se retrouve au sol, parfois sous les pattes de la vache d&#8217;à côté. Deuxième approche, ce n&#8217;est guère mieux. Je l&#8217;aide à se relever, il cherche,lève la tête: surtout ne pas essayer de lui faire baisser, sinon c&#8217;est la reculade et &#8230;.la chute. Il faut pourtant bien lui apprendre la position cou tendu et tête relevée; plus facile à dire qu&#8217;à faire. 3ème essai. Comme d&#8217; instinct il sait que les tétines ne sont pas couvertes de poils, je lui présente mes doigts à sucer, l&#8217;attire et le guide vers le pis, pour qu&#8217;il avance de lui-même. Cela donne de bons résultats. Là il faut être assez rapide pour retirer le doigt et présenter le trayon. Souvent ça marche; s&#8217;il avale 2 ou 3 gorgées c&#8217;est gagné. Sinon il faut recommencer. Parfois il n&#8217;a pas l&#8217;instinct de succion; je lui envoie un peu de lait dans la gueule pour éveiller son appétit et là encore le doigt se substitue à la tétine. Quand on tombe sur un veau pas très malin il faut beaucoup de patience, de ruse et dépenser de l&#8217;énergie pour arriver à ses fins.<br />
Parfois c&#8217;est encore plus compliqué si c&#8217;est un veau trop gros et lourd, ou anoxié par un vêlage difficile ou sur lequel on a tiré fort pour l&#8217;extraire de la vache ou encore un veau qui présente un langue trop longue ou difforme.<br />
Pour le gros veau qui ne se tient pas seul je l&#8217;installe sur un petit ballot de paille. L&#8217;approcher de sa mère, soulever ce corps mort, l&#8217;installer sur le ballot, lui tenir la tête d&#8217;une main, introduire la tétine dans la gueule de l&#8217;autre demande beaucoup d&#8217;énergie. Et quand on croit avoir gagné c&#8217;est la vache qui se déplace de 20 ou 30 cm ou se tourne et il faut recommencer. C&#8217; est très fatiguant et cela peut dure plusieurs tétées. J&#8217;ai parfois recours à <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/2374128653/">un pot</a> muni d&#8217;une tétine en caoutchouc, mais toute les vaches ne se laissent pas traire ou bien ne donnent pas leur lait si le veau n&#8217;est pas auprès d&#8217;elle.<br />
Le veau à grande langue, même si il est plein de bonne volonté, n&#8217;arrive pas à aspirer assez fort et il a besoin d&#8217;aide. Cela peut durer longtemps, 8 jours, 15, parfois plus,jusqu&#8217;à ce que la langue se muscle et que le veau soit plus adroit.  En attendant, assis sur un tabouret je lui tends le trayon lui tint la langue collée à celui-ci. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;au bout de quelques jours il compte trop sur moi et n&#8217;essaie même plus seul. Dès qu&#8217;il lâche le trayon, il se tourne vers moi, me regarde,et attend mon aide. Aussi pour qu&#8217;il acquière son autonomie, je diminue mon aide, et après plusieurs repas incomplets, la faim le pousse à essayer, réessayer, essayer encore. Il se donne du mal et en général ça marche.<br />
Parfois pour me simplifier la tâche je fais téter le nouveau-né en <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6847953122/in/photostream">position couchée</a>.Pour cela il faut une vache docile. En général lorsqu&#8217;elle a fini de lécher son veau elle se couche à côté. Avant qu&#8217;il n&#8217;essaye de se relever je l&#8217;approche du pis et lui tend les tétines. Il se gave de lait en toute facilité et ainsi revigoré il aura tout son temps pour se relever et trouver son équilibre.. La tétée suivante ne posera pas de problème.<br />
Je viens de décrire divers problèmes de début de vie des veaux. Heureusement ils <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6994046611/in/photostream">ont vite fait de piger</a> et au bout de quelques jours ces difficultés ne sont plus qu&#8217;un mauvais souvenir si bien pour eux que pour moi, enfin surtout pour moi.</p>
<p>A bientôt</p>
<p>PS:  Désolé, mais un petit problème de connexion m&#8217;empêche de mettre une photo d&#8217;accueil</p>
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		<title>Hiver</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2012/02/hiver/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 21:42:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[non-classé]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce moment je suis entrain de vivre un hiver inhabituel que ce soit du point de vu climatique, du point de vue travail et dans la façon d&#8217;hiverner les animaux. La période hivernale avait plutôt bien commencé. Une fois les dernières laitonnes sevrées autour du 17 &#8211; 11 j&#8217;ai pu laisser les mères (environ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/02/chêne1.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/02/chêne1-225x300.jpg" alt="" title="chêne" width="225" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-718" /></a></p>
<p>En ce moment je suis entrain de vivre un hiver inhabituel que ce soit du point de vu climatique, du point de vue travail et dans la façon d&#8217;hiverner les animaux.<br />
La période hivernale avait plutôt bien commencé. Une fois les dernières laitonnes sevrées autour du 17 &#8211; 11 j&#8217;ai pu laisser les mères (environ 40 vaches) et les 10 de génisses de 18 et 30 mois dans les prés une bonne partie du mois de décembre. Le temps doux et humide a entretenu une légère pousse d&#8217;herbe et chaque matin je distribuais une bonne ration<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6786591456/in/photostream"> de paille </a>arrosée de mélasse. Cela a suffi à les tenir en bon état. Il faut dire que des animaux qui ne produisent rien sont faciles d&#8217;entretien. Je les ai rentrées petit à petit et un peu avant Noël toutes étaient à l&#8217;étable.<br />
Ensuite on a eu de bonnes pluies. Elle a été la bienvenue, pour remonter les sources. Il en est tombé pas mal, la rivière est même sortie de son lit et envahi les prés une fois fin décembre et une fois début janvier. Le Vernois qui n&#8217;a été qu&#8217;un ru une bonne partie de l&#8217;année a de nouveau <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6908927667/in/photostream">coulé très fort. </a><br />
Janvier, douceur exceptionnelle; il a même fait trop chaud, pas bon pour la nature. Le pansage étant rapidement fait, j&#8217;ai eu le temps d&#8217;aller <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6908987443/in/photostream">couper du bois</a> de chauffage. J&#8217;ai pu abattre des arbres devenus gênants dans une haie, que je me promettais de couper depuis des années. Beau temps, terrain sain, toutes les conditions étaient réunies pour faire du bon travail. L&#8217;ai laissé la végétation basse, les chênes et frênes anciens et quelques jeunes arbres. Il restera une bonne haie qui apportera ombre et abri du vent du nord. Pour terminer, j&#8217;ai profité des fortes gelées de février qui ont durci le terrain pour pousser tout le branchage au tracteur, sans faire de dégâts au sol et allumer un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909349915/in/photostream">énorme feu </a>qui a tout consumé.<br />
Février, ça a été moins12°, moins 15° la nuit, et le thermomètre qui ne remonte pas au-dessus de -5° la journée, la bise du nord qui augmente la sensation de froid et le fait pénétrer partout. Cela ne m&#8217;a pas facilité la tâche, il ne faisait pas bon s&#8217;attarder dehors. Certains bâtiments étant moins peuplés, la chaleur animale n&#8217;a pas été suffisante pour empêcher la température de descendre au-dessous de zéro. Tous les jours j&#8217;ai dû vidanger les canalisations après que les animaux se soient abreuvés. Heureusement dans l&#8217;écurie ancienne les<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909440567/in/photostream"> 35 vaches </a>ont gardé une bonne douceur et les petits veaux n&#8217;ont pas eu froid.  Il fallait prendre beaucoup de précautions pour faire tourner les évacuateurs à fumier, et même le tracteur. Le fuel actuel n&#8217;aime pas le froid.<br />
il a fait si froid que toutes les eaux se sont transformées en glace, les mares ,les rigoles, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909154245/in/photostream">le ruisseau</a>, et mêm<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909175051/in/photostream">e l&#8217;Arroux</a>. Il y a longtemps que je ne l&#8217;avais vue ainsi,  immobile, entièrement couverte de glace, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6908906735/in/photostream">les vaguelettes figées </a>à la surface. Les prés ont terriblement souffert; d&#8217;un vert inhabituel pour un mois de janvier, ils ont viré au jaune, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6786308982/in/photostream">l&#8217;herbe brûlée</a> par le gel. Les céréales ont également beaucoup souffert.<br />
Ces temps-ci les vaches quand même à mettre-bas. Elles ne se pressent pas trop, j&#8217;en reparlerai plus tard.</p>
<p>Le &laquo;&nbsp;menhir du Chaffaud&nbsp;&raquo;, cela fait déjà un moment que je voulais le voir de près. Il se trouve sur une ferme pas très loin de chez nous, le long de l&#8217;Arroux, en aval. Nous avons profité d&#8217;un dimanche ensoleillé et moins froid pour nous y rendre.. Cette<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909047359/in/photostream"> pierre dressée</a> depuis 4 ou 5000 ans sur<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6909395413/in/photostream"> fond de rivière gelée</a> offre un spectacle un peu surréaliste . J&#8217;étais d&#8217;autant plus content de toucher ce bloc de granit,qu&#8217;il se trouve dans un pré que ma grand-mère, dont j&#8217;ai parlé, a parcouru, où elle a travaillé il y a un siècle. Elle ne m&#8217;a jamais parlé de ce menhir. Sans doute c&#8217;était sans importance pour elle.</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Vive 2012</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2012/01/vive-2012/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 18:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traditions]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est avec un léger retard ( dû à un petit problème technique ) que je viens présenter mes meilleurs vœux à tous les lecteurs du Journal d&#8217;une Ferme en Bourgogne. Je souhaite à tous une très bonne année 2012, une bonne santé, un peu de sous dans les poches, et tout le bonheur du monde. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/01/IMG_4241.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/01/IMG_4241-200x300.jpg" alt="" title="IMG_4241" width="200" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-711" /></a></p>
<p>     C&#8217;est avec un léger retard ( dû à un petit problème technique ) que je viens présenter mes meilleurs vœux à tous les lecteurs du Journal d&#8217;une Ferme en Bourgogne. Je souhaite à tous une très bonne année 2012, une bonne santé, un peu de sous dans les poches, et tout le bonheur du monde. Pour en avoir, faites comme nous, embrassez vous sous le gui,en vous souhaitant une<strong> BONNE ANNÉE. </strong></p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Témoignages.</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/12/temoignages/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[famille]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu la chance de vivre mes premières 24 premières années avec mémé Françoise ma grand-mère maternelle. A cette époque c&#8217;était habituel que plusieurs générations vivent sous le même toit. Même si des conflits existaient les anciens n&#8217;étaient pas abandonnés dans une maison de retraite ou un hospice. Notre grand-mère, née en 1877 a connu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/12/Françoise.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/12/Françoise-300x233.jpg" alt="" title="Françoise" width="300" height="233" class="aligncenter size-medium wp-image-707" /></a></p>
<p>J&#8217;ai eu la chance de vivre mes premières 24 premières années avec mémé Françoise ma grand-mère maternelle. A cette époque c&#8217;était habituel que plusieurs générations vivent sous le même toit. Même si des conflits existaient les anciens n&#8217;étaient pas abandonnés dans une maison de retraite ou un hospice. Notre grand-mère, née en 1877 a connu une évolution inimaginable et on aimait beaucoup lui faire parler de sa vie, de la vie dans les fermes à la fin des années 1900.<br />
Mon père, dans les années 80 avait écrit l&#8217;histoire de notre famille, de quoi faire un sacré arbre généalogique; il était le dernier d&#8217;une fratrie de 14 et les aïeuls étaient nombreux. A la fin il avait consigné ce qu&#8217;il avait retenu des dires de sa mère quand elle parlait de sa vie à la ferme de La Rivière située à environ 3 km de la Ferme en Bourgogne également au bord de l&#8217;Arroux. C&#8217;est un tableau réel de la vie campagnarde, des tranches de vie ni romancées ni noircies, ce qui en fait un témoignage d&#8217;autant plus véridique. Je vous les livre pêle-mêle, un peu succinctes, comme mon père les a rapportées, comme Françoise nous les racontait parfois,même si on n&#8217;y prêtait pas grande attention.</p>
<p>La communauté</p>
<p>La famille de mémé Françoise vivait en grande communauté sur la ferme de la Rivière. Il y avait son grand-père Jean et sa femme Françoise, qui était sa marraine, oncle François et sa femme, tante Francine, Jean-marie, qui à ce moment était enfant, le père B et sa femme, Eugénie et Mimie; il y avait bien sûr son père Jean,sa mère, son frère Jean et sa soeur Maria, sans compter un ou deux domestiques. Voyez la promiscuité dans laquelle tout le monde vivait quand on sait qu&#8217;ils ne disposaient que trois pièces, assez grandes il est vrai. Il y avait des lits partout; bonjour l&#8217;intimité. Voyez également la tablée. ils tuaient 3 cochons de plus de 300 kg. Il n&#8217;était pas question d&#8217;aller chez le boucher, si, pour les fêtes où ils achetaient du pot au feu. Les enfants étaient toujours servis les derniers. Certains n&#8217;avaient pas de grosses parts. Malgré tout ils étaient heureux.<br />
Le vieux grand-père avait connu l&#8217;invasion des Russes et des Prussiens pendant les guerres napoléoniennes. il avait même été réquisitionné avec un char et 2 boeufs pour emmener du grain jusqu&#8217;à Gueugnon ou Digoin, ayant peur de ne jamais revenir.<br />
C&#8217;était le grand-père, donc le père de Françoise qui était un peu le chef. C&#8217;est lui qui faisait le commerce ,allait aux foires. Un jour il avait livré un lot de cochons, il s&#8217;était amusé et avait bu plus que de coutume. Il était rentré très tard, et pris d&#8217;un besoin pressant, ne sachant pas trop ce qu&#8217;il faisait, il perdit le portefeuille contenant l&#8217;argent du lot de porcs. C&#8217;était catastrophique pour la communauté. Aussi sont-ils partis à plusieurs, avec de la lumière pour retrouver l&#8217;endroit où il s&#8217;était arrêté. Ils le retrouvèrent mais l&#8217;argent avait disparu. Si bien qu&#8217;il dût rembourser à son frère François et au père b la part qui leur revenait. il aimait bien boire le coup; il faut dire qu&#8217;à la maison on ne buvait du vin que les dimanches et les jours de fêtes. C&#8217;était tout juste si chacun avait un verre. Ils se déplaçaient tour à tour pour aller boire &laquo;&nbsp;au bassin&nbsp;&raquo;  (une espèce de louche) directement dans le seau d&#8217;eau tirée du puits</p>
<p>Le travail</p>
<p>Tout le travail se faisait à la main et le charrois avec les boeufs. Tout était très lent. Durant l&#8217;été tout le monde était dans les champs. les foins étaient coupés à la faux et retourné avec de petites fourches en bois de noisetier que les hommes ne manquaient pas de mettre en forme dans les haies ou dans les bois. La moisson se faisait à la faucille et les gerbes façonnées à la main. Même si tout le monde était occupé à ce travail cela devait durer assez longtemps car le débit n&#8217;était pas grand<br />
Les gerbes de blé se battaient au fléau. Ils attendaient l&#8217;hiver pour faire ce travail qui était très pénible. Ensuite le grain était séparé de la balle avec un &laquo;&nbsp;van&nbsp;&raquo; à main en osier muni de deux poignées.<br />
En 1893 il y eut  un été terrible, la récolte de foin avait été nulle. Les hommes coupaient des branches de frêne et autres arbres pour nourrir les animaux. Ils les emmenaient également  paître dans les bois. Cet été torride a été suivi d&#8217;un hiver très rigoureux. On pouvait traverser l&#8217;Arroux, sur la glace, avec les boeufs. Des chênes coupés sur les berges tombaient sur la glace sans la casser. C&#8217;est cette année que le chemin de fer d&#8217;Etang /A à Digoin a été construit; c&#8217;était un événement. Les équipes de terrassiers et ouvriers logeaient dans les fermes. </p>
<p>Le chanvre</p>
<p>La vie était quand même dure, les soirées d&#8217;hiver étaient très longues avec peu de lumière. Cela n&#8217;empêchait pas les femmes de filer au fuseau la laine et le chanvre. Dans chaque ferme un petit carré de terre bien soigné était réservé à la culture du chanvre. Ce chanvre était &laquo;&nbsp;teillé&nbsp;&raquo; pendant les soirées d&#8217;hiver,et pendu en belles nattes dans la maison ou au grenier. Puis venait dans les beaux jours un homme qu&#8217;ils appelaient le &laquo;&nbsp;barbançon&nbsp;&raquo; qui lui, peignait ce chanvre avec des peignes et cardes spéciales. C&#8217;était très dur à faire pour ne pas gagner grand-chose autre que le gîte et le couvert. Après ce passage au peigne il devait y avoir trois fils: les fils longs, les moyens et le petit déchet qui était l&#8217;étoupe. Avec les longs fils les femmes se mettaient à filer durant l&#8217;hiver suivant en attendant le tisserand. avec son métier manuel il tissait la toile pour draps et même chemises. Tous les habits, chemises d&#8217;homme de femmes, pantalons, tabliers, blouses, etc&#8230;.. étaient confectionnés à la ferme avec du tissu acheté au mètre. Les femmes étaient toutes vêtues de longues blouses et jupons jusqu&#8217;à la cheville depuis le plus jeune âge; il ne faisait pas bon montrer son mollet !</p>
<p>Les veillées</p>
<p>A la Rivière se passaient de bonnes veillées devant le feu de cheminée. Le poêle n&#8217;existait pour les paysans que dans les histoires. Au moment du teillage du chanvre les voisins venaient à pied bien sûr, donner un coup de main, à charge de revanche. Ils faisaient une petite collation vers 22- 23 heures. Il se trouvait toujours un chanteur dans la bande et la soirée se passait assez gaiement surtout quand il y avait des filles.<br />
Comme à la Rivière on entre de plain-pied, le jour de Noël, les hommes amenaient un gros tronc avec les boeufs jusqu&#8217;à la porte et il fallait ensuite tout le monde pour le pousser dans l&#8217;âtre. Ce tronc qui brûlait plusieurs jours donnait un air un peu plus festif aux veillées de Noël. Mais c&#8217;était très encombrant et ce n&#8217;était pas facile de faire bouillir la soupe et faire les &laquo;&nbsp;crâpiauds&nbsp;&raquo; dans la cheminée.</p>
<p>La couverte</p>
<p>Il y avait aussi la &laquo;&nbsp;couverte&nbsp;&raquo;. Ce jour-là était le jour des femmes.Elles se réunissaient avec les femmes des fermes des alentours pour confectionner une couverture (pour lit) piquée à la main. De la laine finement cardée était disposée régulièrement entre 2 carrés de tissu (2m par 2m environ) installés, tendus sur un métier spécial. Les piqueuses, disposées autour de ce métier cousaient à petits points ces 2 tissus ensemble en suivant un croquis tracé à la craie. Ce pouvait être une rosace, des arabesques,un quadrillage, etc&#8230; Ce travail long et besogneux se déroulait sur une journée.Les discussions allaient bon train. Le soir venu, arrivaient les garçons d&#8217;alentours ( qui à cette époque ne manquaient pas ) C&#8217;était un des rares divertissements avec la fête locale. Alors au son d&#8217;une vielle, d&#8217;un accordéon ou d&#8217;un harmonica ils se mettaient à danser avec leurs sabots directement sur les dalles de granit. Ce jour-là il y avait un peu de vin. </p>
<p>L&#8217;arracheur de dents</p>
<p>Il y avait aussi l&#8217;arracheur de dents.Mémé Françoise racontait qu&#8217;un jour, alors qu&#8217;elle avait environ 16 ans une dent se mit à lui faire mal. Au bout d&#8217;un moment, n&#8217;y tenant plus, on décida de l&#8217;envoyer à St Nizier/ Arroux, chez le père Vaudiau qui possédait une pince à arracher les dents. Sans plus de forme il la fit asseoir et maintenir par deux aides et il lui arracha la dent. Le remède était bien pire que le mal; Elle en a gardé un très mauvais souvenir et n&#8217;y est plus jamais retournée</p>
<p>J&#8217;espère que ces quelques témoignages vous donneront une petite idée de ce qui se passait dans les fermes vers la fin du 19ème siècle</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Automne</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 11:08:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[La fin de l&#8217;année s&#8217;approche à grands pas et je peux d&#8217;ores et déjà dresser un bilan; et il n&#8217;est pas fameux. Le revenu annuel espéré n&#8217;est pas au rendez-vous. Encore une année à travailler, à se faire du souci, pour peu de profit . Cette fois c&#8217;est la météo qui en est la principale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/11/automne1.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/11/automne1-300x225.jpg" alt="" title="automne" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-703" /></a><br />
La fin de l&#8217;année s&#8217;approche à grands pas et je peux d&#8217;ores et déjà dresser un bilan; et il n&#8217;est pas fameux. Le revenu annuel espéré n&#8217;est pas au rendez-vous. Encore une année à travailler, à se faire du souci, pour peu de profit . Cette fois c&#8217;est la météo qui en est la principale cause et ce n&#8217;est pas facile de lutter contre, si ce n&#8217;est de se débrouiller et faire pour le mieux.<br />
La sécheresse du printemps exceptionnellement chaud que nous avons connu m&#8217; a privé du fourrage destiné à l&#8217;hivernage des animaux. Le temps gris et humide de juillet a permis d&#8217;éviter la grosse catastrophe car les prés ont pu reverdir. Mais depuis août, notre région, notre coin, devrais-je dire, n&#8217;a reçu que d&#8217;infimes quantités de pluie, des &laquo;&nbsp;queues&nbsp;&raquo; d&#8217;orage; Cela n&#8217;a donné qu&#8217;une eau superficielle qui a entretenu la verdure sans donner une croissance valable à l&#8217;herbe. De bonnes précipitations m&#8217;auraient pourtant permis de me rattraper un peu en récoltant du regain ou une culture dérobée comme cela a été le cas à quelques km d&#8217;ici  J&#8217;avais choisi d&#8217;ensemencer après la moisson 4 ha d&#8217;un mélange avoine- vesces de printemps . Une bonne averse le lendemain du semis avait permis une belle levée rapide de la culture laissant envisager une possible récolte. Ensuite plus rien ou presque. Ce qui fait que je n&#8217;ai récolté que 24 balles enrubannées. une misère, quoi! &#8230;.mais des frais.<br />
Alors il m&#8217;a bien fallu pallier ce manque. J&#8217;ai acheté de l&#8217;orge au moment de la moisson. J&#8217;ai fait rentrer de la paille, 2 <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6111776851/in/photostream">camions-remorque</a> de 20- 21- tonnes chacun (entre 2000 et 2500 euros le chargement). dernièrement je me suis rendu dans le Jura et j&#8217;ai trouvé et acheté environ 10 tonnes de regain. Là-bas ils n&#8217;en manquent pas; encore 1500 euro environ<br />
En ce moment je dois nourrir au pré.<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6339142669/in/photostream"> L&#8217;herbe se fait rare</a>. Je ne peux que donner de la paille. Mais celle-ci n&#8217;a aucune valeur nutritive. Alors je l&#8217;asperge de mélasse, un sous-produit des sucreries, enrichi en protéines, qui donne un peu de qualité et d&#8217;appétence. Un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6337148519/in/photostream">container </a>de 1000 litres (400 euros)  est vite écoulé, toujours des frais. Pas plus tard qu&#8217;hier j&#8217;ai passé commande d&#8217;un aliment granulé riche en tourteaux divers ,luzerne,pulpe de betterave&#8230;.etc (264 euros/tonne ) pour distribuer l&#8217;hiver avec les céréales dont je dispose. Ce mélange donné aux animaux avec de la paille, pour l&#8217;encombrement et la rumination, est censé remplacer l&#8217;alimentation produite habituellement sur la ferme. Je ne sais pas combien il m&#8217;en faudra pour attendre le printemps. Encore des frais.<br />
Tout cela fait mal au compte en banque et je ne suis pas seul dans ce cas. Je pense que bon nombre d&#8217;exploitations vont se retrouver en très mauvaise situation financière à la sortie de l&#8217;hiver.<br />
Mais rien ne sert de se plaindre, je n&#8217;aime d&#8217;ailleurs pas trop cela, ce n&#8217;est pas dans mes habitudes; Je vais donc terminer sur une note positive. On vient de recevoir 70 &#8211; 80 &#8211; mm de pluie. Le <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6317932865/in/photostream">niveau de l&#8217;Arroux</a> que je ne crois pas avoir vu aussi bas en novembre a fait un bond d&#8217;un mètre. il est bien sur redescendu mais la rivière coule quand même plus fort. On peut enfin labourer pour réaliser les semis d&#8217;automne ce qui était impossible ou presque dans certains terrains. Maintenant il fait beau et doux, les animaux sont bien au pré et paradoxalement je ne souhaite plus de pluies importantes et persistantes qui m&#8217;obligeraient à rentrer rapidement une bonne partie du troupeau.Pourtant je l&#8217;ai assez attendue ,cette pluie!<br />
Autre note positive, la vente des bovins est très active et les cours ont bien progressé depuis quelque temps. Du coup je me suis séparé d&#8217;un maximum de bêtes à des prix corrects, anticipant parfois certaines ventes de plusieurs mois. Je devrais dire  &laquo;&nbsp;à des prix que l&#8217;on n&#8217;a pas connu depuis longtemps&nbsp;&raquo; mais qui restent encore inférieurs à ceux que l&#8217;on a connu il y a &#8230;&#8230;&#8230;20 ans. Ces bêtes vendues, pour lesquelles j&#8217;ai pourtant de la place dans les bâtiments auraient peut-être pris de la valeur d&#8217;ici le printemps mais auraient coûté cher à nourrir pendant l&#8217;hiver. Alors&#8230;&#8230;. Certains diront que j&#8217;ai &laquo;&nbsp;vendu le blé en herbe&nbsp;&raquo; mais comme ça le problème est réglé.<br />
Moins d&#8217;animaux donc moins de travail, moins de souci, moins de dépenses, j&#8217;envisage la &laquo;&nbsp;mauvaise saison&nbsp;&raquo; avec plus de sérénité</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>L&#8217;été s&#8217;enfuit pas à pas</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 17:49:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217; automne avec ses couleurs flamboyantes prend place , il faut cependant attendre les premiers frimas, les feuilles se laisseront pousser par le vent .L&#8217; été s&#8217; en va pour de bon , pourtant la chaleur de la semaine dernière nous replonge dans la belle saison, mais les journées raccourcissent , les nuits sont plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/10/automne.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/10/automne-300x225.jpg" alt="" title="automne" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-695" /></a></p>
<p>L&#8217; automne avec ses couleurs flamboyantes prend place , il faut cependant attendre les premiers frimas, les feuilles se laisseront pousser par le vent .L&#8217; été s&#8217; en va pour de bon , pourtant la chaleur de la semaine dernière nous replonge dans la belle saison,  mais les journées raccourcissent , les nuits sont plus  fraîches , plus de repas du soir au balcon . Et oui, il faut se rendre à l&#8217; évidence !<br />
Quelle année! Drôle d&#8217; année ! Pour les gens de la terre . Triste année ! Ce décalage de saison nous a beaucoup perturbé et surtout le manque d&#8217; eau &#8230;&#8230; Mais bon , c&#8217; est un autre sujet.<br />
Parlons un peu de ma basse cour !<br />
Quelques volailles bonnes pour le congélateur  . Cette année, pas d&#8217; oie , au grand désespoir de Jean Charles qui prenait malin plaisir à faire attaquer ses soeurs &#8230;. les bonnes habitudes ne s&#8217; oublient pas!!!!! Mais je prépare Noël quand même, j&#8217; ai <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240801763/in/photostream">quelques dindes</a> qui sont ma foi bien belles, dodues et brillantes à souhait .Un peu de &laquo;&nbsp;fraîche&nbsp;&raquo; pour faire des petits cadeaux à ma marmaille. Bien agréable!<br />
Quant à mes chèvres, elles se portent très bien, je leur ai trouvé un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240824503/in/photostream">compagnon</a> en pleine forme, qui n&#8217; a pas tardé  à leur faire la cour!! Le seul inconvénient il pue&#8230;.Oh oui il pue vraiment, mais bon, elles s&#8217; en accommodent très bien . C&#8217; est pour elles, après tout&#8230;..<br />
Voilà déjà les vacances! Je vais bientôt reprendre mon rôle de grand mère, la date du 22 est pointée sur le calendrier.Je fais des essais, des brownies , par exemple, qui ont ravi le &laquo;&nbsp;maître&nbsp;&raquo; des lieux. Je ne sais pas encore ce qu&#8217; ils vont me faire cuisiner, si je vous disais en plein mois d&#8217; août j&#8217; ai fait des <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240792981/in/photostream">beignets</a> de carnaval alors je m&#8217; attends à tout &#8230;&#8230;mais bon ce sont des moments forts qu&#8217; il faut apprécier et qui resteront dans les mémoires&#8230;..<br />
Ces petits seront si vite des grands&#8230;&#8230; et nous si vite &#8230;&#8230;..<br />
Tiens, au fait ,  j&#8217; ai un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6241324028/in/photostream">Sexagénaire</a> à la maison depuis peu &#8230;..Eh oui, on en a profité pour réunir la <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240814235/in/photostream">famille proche</a> (une tablée de 25 ), une bonne soirée bien arrosée. Qu&#8217; est ce qu&#8217;on a ri !!!!!  Je ne regrette pas le soucis des préparatifs .<br />
Si vous avez des vacanciers ou pas , je vous donne la recette de mes petites douceurs (brownies)    oh ces mots anglais !!!!</p>
<p>             200 gr de chocolat<br />
             120 gr de sucre<br />
             3 oeufs<br />
             130 gr de beurre<br />
              60  gr de farine<br />
             120 gr de noix<br />
cuire 25 min , thermostat 180° </p>
<p>Bon appétit      et A bientôt !</p>
<p>PS: Le bouc si beau est à vendre ! Avis aux amateurs !</p>
<p>         Chantal</p>
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