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	<title>Journal d'une ferme en Bourgogne</title>
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	<description>Je voudrais à travers ce blog vous faire partager simplement la vie dans une ferme d'élevage charollais traditionnel dans notre belle région du Sud Morvan.</description>
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		<title>Vive 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 18:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traditions]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est avec un léger retard ( dû à un petit problème technique ) que je viens présenter mes meilleurs vœux à tous les lecteurs du Journal d&#8217;une Ferme en Bourgogne. Je souhaite à tous une très bonne année 2012, une bonne santé, un peu de sous dans les poches, et tout le bonheur du monde. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/01/IMG_4241.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2012/01/IMG_4241-200x300.jpg" alt="" title="IMG_4241" width="200" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-711" /></a></p>
<p>     C&#8217;est avec un léger retard ( dû à un petit problème technique ) que je viens présenter mes meilleurs vœux à tous les lecteurs du Journal d&#8217;une Ferme en Bourgogne. Je souhaite à tous une très bonne année 2012, une bonne santé, un peu de sous dans les poches, et tout le bonheur du monde. Pour en avoir, faites comme nous, embrassez vous sous le gui,en vous souhaitant une<strong> BONNE ANNÉE. </strong></p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Témoignages.</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[famille]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu la chance de vivre mes premières 24 premières années avec mémé Françoise ma grand-mère maternelle. A cette époque c&#8217;était habituel que plusieurs générations vivent sous le même toit. Même si des conflits existaient les anciens n&#8217;étaient pas abandonnés dans une maison de retraite ou un hospice. Notre grand-mère, née en 1877 a connu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/12/Françoise.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/12/Françoise-300x233.jpg" alt="" title="Françoise" width="300" height="233" class="aligncenter size-medium wp-image-707" /></a></p>
<p>J&#8217;ai eu la chance de vivre mes premières 24 premières années avec mémé Françoise ma grand-mère maternelle. A cette époque c&#8217;était habituel que plusieurs générations vivent sous le même toit. Même si des conflits existaient les anciens n&#8217;étaient pas abandonnés dans une maison de retraite ou un hospice. Notre grand-mère, née en 1877 a connu une évolution inimaginable et on aimait beaucoup lui faire parler de sa vie, de la vie dans les fermes à la fin des années 1900.<br />
Mon père, dans les années 80 avait écrit l&#8217;histoire de notre famille, de quoi faire un sacré arbre généalogique; il était le dernier d&#8217;une fratrie de 14 et les aïeuls étaient nombreux. A la fin il avait consigné ce qu&#8217;il avait retenu des dires de sa mère quand elle parlait de sa vie à la ferme de La Rivière située à environ 3 km de la Ferme en Bourgogne également au bord de l&#8217;Arroux. C&#8217;est un tableau réel de la vie campagnarde, des tranches de vie ni romancées ni noircies, ce qui en fait un témoignage d&#8217;autant plus véridique. Je vous les livre pêle-mêle, un peu succinctes, comme mon père les a rapportées, comme Françoise nous les racontait parfois,même si on n&#8217;y prêtait pas grande attention.</p>
<p>La communauté</p>
<p>La famille de mémé Françoise vivait en grande communauté sur la ferme de la Rivière. Il y avait son grand-père Jean et sa femme Françoise, qui était sa marraine, oncle François et sa femme, tante Francine, Jean-marie, qui à ce moment était enfant, le père B et sa femme, Eugénie et Mimie; il y avait bien sûr son père Jean,sa mère, son frère Jean et sa soeur Maria, sans compter un ou deux domestiques. Voyez la promiscuité dans laquelle tout le monde vivait quand on sait qu&#8217;ils ne disposaient que trois pièces, assez grandes il est vrai. Il y avait des lits partout; bonjour l&#8217;intimité. Voyez également la tablée. ils tuaient 3 cochons de plus de 300 kg. Il n&#8217;était pas question d&#8217;aller chez le boucher, si, pour les fêtes où ils achetaient du pot au feu. Les enfants étaient toujours servis les derniers. Certains n&#8217;avaient pas de grosses parts. Malgré tout ils étaient heureux.<br />
Le vieux grand-père avait connu l&#8217;invasion des Russes et des Prussiens pendant les guerres napoléoniennes. il avait même été réquisitionné avec un char et 2 boeufs pour emmener du grain jusqu&#8217;à Gueugnon ou Digoin, ayant peur de ne jamais revenir.<br />
C&#8217;était le grand-père, donc le père de Françoise qui était un peu le chef. C&#8217;est lui qui faisait le commerce ,allait aux foires. Un jour il avait livré un lot de cochons, il s&#8217;était amusé et avait bu plus que de coutume. Il était rentré très tard, et pris d&#8217;un besoin pressant, ne sachant pas trop ce qu&#8217;il faisait, il perdit le portefeuille contenant l&#8217;argent du lot de porcs. C&#8217;était catastrophique pour la communauté. Aussi sont-ils partis à plusieurs, avec de la lumière pour retrouver l&#8217;endroit où il s&#8217;était arrêté. Ils le retrouvèrent mais l&#8217;argent avait disparu. Si bien qu&#8217;il dût rembourser à son frère François et au père b la part qui leur revenait. il aimait bien boire le coup; il faut dire qu&#8217;à la maison on ne buvait du vin que les dimanches et les jours de fêtes. C&#8217;était tout juste si chacun avait un verre. Ils se déplaçaient tour à tour pour aller boire &laquo;&nbsp;au bassin&nbsp;&raquo;  (une espèce de louche) directement dans le seau d&#8217;eau tirée du puits</p>
<p>Le travail</p>
<p>Tout le travail se faisait à la main et le charrois avec les boeufs. Tout était très lent. Durant l&#8217;été tout le monde était dans les champs. les foins étaient coupés à la faux et retourné avec de petites fourches en bois de noisetier que les hommes ne manquaient pas de mettre en forme dans les haies ou dans les bois. La moisson se faisait à la faucille et les gerbes façonnées à la main. Même si tout le monde était occupé à ce travail cela devait durer assez longtemps car le débit n&#8217;était pas grand<br />
Les gerbes de blé se battaient au fléau. Ils attendaient l&#8217;hiver pour faire ce travail qui était très pénible. Ensuite le grain était séparé de la balle avec un &laquo;&nbsp;van&nbsp;&raquo; à main en osier muni de deux poignées.<br />
En 1893 il y eut  un été terrible, la récolte de foin avait été nulle. Les hommes coupaient des branches de frêne et autres arbres pour nourrir les animaux. Ils les emmenaient également  paître dans les bois. Cet été torride a été suivi d&#8217;un hiver très rigoureux. On pouvait traverser l&#8217;Arroux, sur la glace, avec les boeufs. Des chênes coupés sur les berges tombaient sur la glace sans la casser. C&#8217;est cette année que le chemin de fer d&#8217;Etang /A à Digoin a été construit; c&#8217;était un événement. Les équipes de terrassiers et ouvriers logeaient dans les fermes. </p>
<p>Le chanvre</p>
<p>La vie était quand même dure, les soirées d&#8217;hiver étaient très longues avec peu de lumière. Cela n&#8217;empêchait pas les femmes de filer au fuseau la laine et le chanvre. Dans chaque ferme un petit carré de terre bien soigné était réservé à la culture du chanvre. Ce chanvre était &laquo;&nbsp;teillé&nbsp;&raquo; pendant les soirées d&#8217;hiver,et pendu en belles nattes dans la maison ou au grenier. Puis venait dans les beaux jours un homme qu&#8217;ils appelaient le &laquo;&nbsp;barbançon&nbsp;&raquo; qui lui, peignait ce chanvre avec des peignes et cardes spéciales. C&#8217;était très dur à faire pour ne pas gagner grand-chose autre que le gîte et le couvert. Après ce passage au peigne il devait y avoir trois fils: les fils longs, les moyens et le petit déchet qui était l&#8217;étoupe. Avec les longs fils les femmes se mettaient à filer durant l&#8217;hiver suivant en attendant le tisserand. avec son métier manuel il tissait la toile pour draps et même chemises. Tous les habits, chemises d&#8217;homme de femmes, pantalons, tabliers, blouses, etc&#8230;.. étaient confectionnés à la ferme avec du tissu acheté au mètre. Les femmes étaient toutes vêtues de longues blouses et jupons jusqu&#8217;à la cheville depuis le plus jeune âge; il ne faisait pas bon montrer son mollet !</p>
<p>Les veillées</p>
<p>A la Rivière se passaient de bonnes veillées devant le feu de cheminée. Le poêle n&#8217;existait pour les paysans que dans les histoires. Au moment du teillage du chanvre les voisins venaient à pied bien sûr, donner un coup de main, à charge de revanche. Ils faisaient une petite collation vers 22- 23 heures. Il se trouvait toujours un chanteur dans la bande et la soirée se passait assez gaiement surtout quand il y avait des filles.<br />
Comme à la Rivière on entre de plain-pied, le jour de Noël, les hommes amenaient un gros tronc avec les boeufs jusqu&#8217;à la porte et il fallait ensuite tout le monde pour le pousser dans l&#8217;âtre. Ce tronc qui brûlait plusieurs jours donnait un air un peu plus festif aux veillées de Noël. Mais c&#8217;était très encombrant et ce n&#8217;était pas facile de faire bouillir la soupe et faire les &laquo;&nbsp;crâpiauds&nbsp;&raquo; dans la cheminée.</p>
<p>La couverte</p>
<p>Il y avait aussi la &laquo;&nbsp;couverte&nbsp;&raquo;. Ce jour-là était le jour des femmes.Elles se réunissaient avec les femmes des fermes des alentours pour confectionner une couverture (pour lit) piquée à la main. De la laine finement cardée était disposée régulièrement entre 2 carrés de tissu (2m par 2m environ) installés, tendus sur un métier spécial. Les piqueuses, disposées autour de ce métier cousaient à petits points ces 2 tissus ensemble en suivant un croquis tracé à la craie. Ce pouvait être une rosace, des arabesques,un quadrillage, etc&#8230; Ce travail long et besogneux se déroulait sur une journée.Les discussions allaient bon train. Le soir venu, arrivaient les garçons d&#8217;alentours ( qui à cette époque ne manquaient pas ) C&#8217;était un des rares divertissements avec la fête locale. Alors au son d&#8217;une vielle, d&#8217;un accordéon ou d&#8217;un harmonica ils se mettaient à danser avec leurs sabots directement sur les dalles de granit. Ce jour-là il y avait un peu de vin. </p>
<p>L&#8217;arracheur de dents</p>
<p>Il y avait aussi l&#8217;arracheur de dents.Mémé Françoise racontait qu&#8217;un jour, alors qu&#8217;elle avait environ 16 ans une dent se mit à lui faire mal. Au bout d&#8217;un moment, n&#8217;y tenant plus, on décida de l&#8217;envoyer à St Nizier/ Arroux, chez le père Vaudiau qui possédait une pince à arracher les dents. Sans plus de forme il la fit asseoir et maintenir par deux aides et il lui arracha la dent. Le remède était bien pire que le mal; Elle en a gardé un très mauvais souvenir et n&#8217;y est plus jamais retournée</p>
<p>J&#8217;espère que ces quelques témoignages vous donneront une petite idée de ce qui se passait dans les fermes vers la fin du 19ème siècle</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Automne</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 11:08:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[La fin de l&#8217;année s&#8217;approche à grands pas et je peux d&#8217;ores et déjà dresser un bilan; et il n&#8217;est pas fameux. Le revenu annuel espéré n&#8217;est pas au rendez-vous. Encore une année à travailler, à se faire du souci, pour peu de profit . Cette fois c&#8217;est la météo qui en est la principale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/11/automne1.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/11/automne1-300x225.jpg" alt="" title="automne" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-703" /></a><br />
La fin de l&#8217;année s&#8217;approche à grands pas et je peux d&#8217;ores et déjà dresser un bilan; et il n&#8217;est pas fameux. Le revenu annuel espéré n&#8217;est pas au rendez-vous. Encore une année à travailler, à se faire du souci, pour peu de profit . Cette fois c&#8217;est la météo qui en est la principale cause et ce n&#8217;est pas facile de lutter contre, si ce n&#8217;est de se débrouiller et faire pour le mieux.<br />
La sécheresse du printemps exceptionnellement chaud que nous avons connu m&#8217; a privé du fourrage destiné à l&#8217;hivernage des animaux. Le temps gris et humide de juillet a permis d&#8217;éviter la grosse catastrophe car les prés ont pu reverdir. Mais depuis août, notre région, notre coin, devrais-je dire, n&#8217;a reçu que d&#8217;infimes quantités de pluie, des &laquo;&nbsp;queues&nbsp;&raquo; d&#8217;orage; Cela n&#8217;a donné qu&#8217;une eau superficielle qui a entretenu la verdure sans donner une croissance valable à l&#8217;herbe. De bonnes précipitations m&#8217;auraient pourtant permis de me rattraper un peu en récoltant du regain ou une culture dérobée comme cela a été le cas à quelques km d&#8217;ici  J&#8217;avais choisi d&#8217;ensemencer après la moisson 4 ha d&#8217;un mélange avoine- vesces de printemps . Une bonne averse le lendemain du semis avait permis une belle levée rapide de la culture laissant envisager une possible récolte. Ensuite plus rien ou presque. Ce qui fait que je n&#8217;ai récolté que 24 balles enrubannées. une misère, quoi! &#8230;.mais des frais.<br />
Alors il m&#8217;a bien fallu pallier ce manque. J&#8217;ai acheté de l&#8217;orge au moment de la moisson. J&#8217;ai fait rentrer de la paille, 2 <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6111776851/in/photostream">camions-remorque</a> de 20- 21- tonnes chacun (entre 2000 et 2500 euros le chargement). dernièrement je me suis rendu dans le Jura et j&#8217;ai trouvé et acheté environ 10 tonnes de regain. Là-bas ils n&#8217;en manquent pas; encore 1500 euro environ<br />
En ce moment je dois nourrir au pré.<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6339142669/in/photostream"> L&#8217;herbe se fait rare</a>. Je ne peux que donner de la paille. Mais celle-ci n&#8217;a aucune valeur nutritive. Alors je l&#8217;asperge de mélasse, un sous-produit des sucreries, enrichi en protéines, qui donne un peu de qualité et d&#8217;appétence. Un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6337148519/in/photostream">container </a>de 1000 litres (400 euros)  est vite écoulé, toujours des frais. Pas plus tard qu&#8217;hier j&#8217;ai passé commande d&#8217;un aliment granulé riche en tourteaux divers ,luzerne,pulpe de betterave&#8230;.etc (264 euros/tonne ) pour distribuer l&#8217;hiver avec les céréales dont je dispose. Ce mélange donné aux animaux avec de la paille, pour l&#8217;encombrement et la rumination, est censé remplacer l&#8217;alimentation produite habituellement sur la ferme. Je ne sais pas combien il m&#8217;en faudra pour attendre le printemps. Encore des frais.<br />
Tout cela fait mal au compte en banque et je ne suis pas seul dans ce cas. Je pense que bon nombre d&#8217;exploitations vont se retrouver en très mauvaise situation financière à la sortie de l&#8217;hiver.<br />
Mais rien ne sert de se plaindre, je n&#8217;aime d&#8217;ailleurs pas trop cela, ce n&#8217;est pas dans mes habitudes; Je vais donc terminer sur une note positive. On vient de recevoir 70 &#8211; 80 &#8211; mm de pluie. Le <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6317932865/in/photostream">niveau de l&#8217;Arroux</a> que je ne crois pas avoir vu aussi bas en novembre a fait un bond d&#8217;un mètre. il est bien sur redescendu mais la rivière coule quand même plus fort. On peut enfin labourer pour réaliser les semis d&#8217;automne ce qui était impossible ou presque dans certains terrains. Maintenant il fait beau et doux, les animaux sont bien au pré et paradoxalement je ne souhaite plus de pluies importantes et persistantes qui m&#8217;obligeraient à rentrer rapidement une bonne partie du troupeau.Pourtant je l&#8217;ai assez attendue ,cette pluie!<br />
Autre note positive, la vente des bovins est très active et les cours ont bien progressé depuis quelque temps. Du coup je me suis séparé d&#8217;un maximum de bêtes à des prix corrects, anticipant parfois certaines ventes de plusieurs mois. Je devrais dire  &laquo;&nbsp;à des prix que l&#8217;on n&#8217;a pas connu depuis longtemps&nbsp;&raquo; mais qui restent encore inférieurs à ceux que l&#8217;on a connu il y a &#8230;&#8230;&#8230;20 ans. Ces bêtes vendues, pour lesquelles j&#8217;ai pourtant de la place dans les bâtiments auraient peut-être pris de la valeur d&#8217;ici le printemps mais auraient coûté cher à nourrir pendant l&#8217;hiver. Alors&#8230;&#8230;. Certains diront que j&#8217;ai &laquo;&nbsp;vendu le blé en herbe&nbsp;&raquo; mais comme ça le problème est réglé.<br />
Moins d&#8217;animaux donc moins de travail, moins de souci, moins de dépenses, j&#8217;envisage la &laquo;&nbsp;mauvaise saison&nbsp;&raquo; avec plus de sérénité</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>L&#8217;été s&#8217;enfuit pas à pas</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 17:49:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[famille]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217; automne avec ses couleurs flamboyantes prend place , il faut cependant attendre les premiers frimas, les feuilles se laisseront pousser par le vent .L&#8217; été s&#8217; en va pour de bon , pourtant la chaleur de la semaine dernière nous replonge dans la belle saison, mais les journées raccourcissent , les nuits sont plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/10/automne.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/10/automne-300x225.jpg" alt="" title="automne" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-695" /></a></p>
<p>L&#8217; automne avec ses couleurs flamboyantes prend place , il faut cependant attendre les premiers frimas, les feuilles se laisseront pousser par le vent .L&#8217; été s&#8217; en va pour de bon , pourtant la chaleur de la semaine dernière nous replonge dans la belle saison,  mais les journées raccourcissent , les nuits sont plus  fraîches , plus de repas du soir au balcon . Et oui, il faut se rendre à l&#8217; évidence !<br />
Quelle année! Drôle d&#8217; année ! Pour les gens de la terre . Triste année ! Ce décalage de saison nous a beaucoup perturbé et surtout le manque d&#8217; eau &#8230;&#8230; Mais bon , c&#8217; est un autre sujet.<br />
Parlons un peu de ma basse cour !<br />
Quelques volailles bonnes pour le congélateur  . Cette année, pas d&#8217; oie , au grand désespoir de Jean Charles qui prenait malin plaisir à faire attaquer ses soeurs &#8230;. les bonnes habitudes ne s&#8217; oublient pas!!!!! Mais je prépare Noël quand même, j&#8217; ai <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240801763/in/photostream">quelques dindes</a> qui sont ma foi bien belles, dodues et brillantes à souhait .Un peu de &laquo;&nbsp;fraîche&nbsp;&raquo; pour faire des petits cadeaux à ma marmaille. Bien agréable!<br />
Quant à mes chèvres, elles se portent très bien, je leur ai trouvé un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240824503/in/photostream">compagnon</a> en pleine forme, qui n&#8217; a pas tardé  à leur faire la cour!! Le seul inconvénient il pue&#8230;.Oh oui il pue vraiment, mais bon, elles s&#8217; en accommodent très bien . C&#8217; est pour elles, après tout&#8230;..<br />
Voilà déjà les vacances! Je vais bientôt reprendre mon rôle de grand mère, la date du 22 est pointée sur le calendrier.Je fais des essais, des brownies , par exemple, qui ont ravi le &laquo;&nbsp;maître&nbsp;&raquo; des lieux. Je ne sais pas encore ce qu&#8217; ils vont me faire cuisiner, si je vous disais en plein mois d&#8217; août j&#8217; ai fait des <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240792981/in/photostream">beignets</a> de carnaval alors je m&#8217; attends à tout &#8230;&#8230;mais bon ce sont des moments forts qu&#8217; il faut apprécier et qui resteront dans les mémoires&#8230;..<br />
Ces petits seront si vite des grands&#8230;&#8230; et nous si vite &#8230;&#8230;..<br />
Tiens, au fait ,  j&#8217; ai un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6241324028/in/photostream">Sexagénaire</a> à la maison depuis peu &#8230;..Eh oui, on en a profité pour réunir la <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6240814235/in/photostream">famille proche</a> (une tablée de 25 ), une bonne soirée bien arrosée. Qu&#8217; est ce qu&#8217;on a ri !!!!!  Je ne regrette pas le soucis des préparatifs .<br />
Si vous avez des vacanciers ou pas , je vous donne la recette de mes petites douceurs (brownies)    oh ces mots anglais !!!!</p>
<p>             200 gr de chocolat<br />
             120 gr de sucre<br />
             3 oeufs<br />
             130 gr de beurre<br />
              60  gr de farine<br />
             120 gr de noix<br />
cuire 25 min , thermostat 180° </p>
<p>Bon appétit      et A bientôt !</p>
<p>PS: Le bouc si beau est à vendre ! Avis aux amateurs !</p>
<p>         Chantal</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le camion usine</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/09/le-camion-usine-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 20:25:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi, c&#8217;était opération &#171;&#160;portes ouvertes&#160;&#187; à la petite entreprise créée par mon frère voilà 4 ou 5 ans. Avec son camion-usine il se rend dans les exploitations pour moudre ou aplatir des céréales et faire des mélanges à la demande du client et rendre un produit fini. En 2008 j&#8217;avais déjà écrit un billet à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/09/camion-usine.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/09/camion-usine-300x225.jpg" alt="" title="camion-usine" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-690" /></a></p>
<p>Vendredi, c&#8217;était opération &laquo;&nbsp;portes ouvertes&nbsp;&raquo; à la petite entreprise créée par mon frère voilà 4 ou 5 ans. Avec son camion-usine il se rend dans les exploitations pour moudre ou aplatir des céréales et faire des mélanges à la demande du client et rendre un produit fini. En 2008 j&#8217;avais déjà écrit <a href="http://www.vernois.com/journal/2008/01/laliment-a-la-ferme/">un billet à ce sujet</a> lorsque j&#8217;avais eu recours à ses services. Depuis il a ajouté d&#8217;autres cordes à son arc en faisant commerce d&#8217;aliments divers, de minéraux, de semences fourragères, etc&#8230;..<br />
Il avait donc invité tous ses clients et fournisseurs à son entrepôt pour faire connaître son activité et leur faire passer un bon moment.. C&#8217;était aussi pour présenter sa nouvelle acquisition, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6140742025/in/photostream">un nouveau camion-usine</a> flambant neuf disposant des dernières innovations techniques. Devant un auditoire intéressé mon frère a dit le succès rencontré par cette prestation de service, la saturation de son<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6140734623/in/photostream"> premier matériel</a>, l&#8217;impossibilité de satisfaire de nouveaux clients, etc.. Malgré l&#8217;investissement très lourd que cela représente, il a du se résoudre à acheter un nouvel appareil, plus puissant, plus performant. Sa nouvelle usine, comme il l&#8217;appelle, entraînée par un <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6140732023/in/photostream">moteur de 300 cv</a>  peut moudre jusqu&#8217; à 24 tonnes à l&#8217;heure. Les céréales sont dépoussiérées et pesées. <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6141293998/in/photostream">La cuve</a> peut malaxer environ 8 tonnes d&#8217; aliment instantanément ou presque. Un complément liquide peut être incorporé&#8230;&#8230; Un bel outil commandé par un<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6140737075/in/photostream"> tableau de commande</a> moderne.<br />
Puis arriva le moment récréatif ,attendu de tout le monde, venu parfois de loin. Pendant l&#8217;apéritif, bienvenu car il faisait bien chaud, chacun a pu faire connaissance, échanger ses points de vue, discuter. Après c&#8217;est un bon repas qui nous attendait: plats de charcuterie, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/6140724459/in/photostream">jambon à la broche</a>, fromage dessert le tout bien arrosé. Tout cela provenait bien sur d&#8217;exploitations ou mon frère fabrique l&#8217;aliment avec les matières premières produites sur place. Qualité assurée<br />
Une journée parfaite pour un semi retraité comme moi.</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Bulletin météo</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/08/bulletin-meteo/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 06:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le printemps on nous avait prédit un été très chaud et très sec, encore un coup de plus de ce foutu réchauffement climatique&#8230;&#8230; Raté! Pas un prévisionniste n&#8217;avait vu arriver cette vague de pluie et fraîcheur humide qui dure. Pourtant aux journaux télévisés on avait eu droit au passage de personnage au titre ronflant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/08/meteo.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/08/meteo-300x157.jpg" alt="" title="meteo" width="300" height="157" class="aligncenter size-medium wp-image-684" /></a></p>
<p>Depuis le printemps on nous avait prédit un été très chaud et très sec, encore un coup de plus de ce foutu réchauffement climatique&#8230;&#8230; Raté!    Pas un prévisionniste n&#8217;avait vu arriver cette vague de pluie et fraîcheur humide qui dure. Pourtant aux journaux télévisés on avait eu droit au passage de personnage au titre ronflant &laquo;&nbsp;d&#8217;ingénieur météorologiste&nbsp;&raquo; ayant à sa disposition une technologie de pointe: des satellites, divers capteurs disposés sur la planète, des ordinateurs superpuissants capables d&#8217;effectuer des milliers d&#8217;opérations en quelque secondes. Et tout ça pour quoi? pour donner de mauvaises informations quand ce ne sont pas des prévisions carrément fausses. De deux choses l&#8217;une: ou on a à faire à des gens qui s&#8217;en fichent et font mal leur boulot ou alors ce sont desincompétents. Il arrive bien sûr que les prévisions soient bonnes. Heureusement ils sont là pour ça!  Mais on ne peut pas compter sur une information juste, fiable pour se projeter dans l&#8217;avenir pour l&#8217;organisation de son travail. Quand un phénomène exceptionnel &laquo;&nbsp;Qu&#8217;on n&#8217;avait pas vu venir&nbsp;&raquo; engendre une catastrophe, on entend dire &laquo;&nbsp;on ne pouvait pas prévoir&nbsp;&raquo; A quoi servent ils? J&#8217; ai envie de dire: changez de métier!<br />
Toutes ces informations sont bien sûr relayées par tous les médias, internet, et même des sites non spécialisés intègrent une fenêtre météo dans leur contenu. On ne risque pas de passer à côté. D&#8217;ailleurs j&#8217;ai trois sites dans mes favoris qui s&#8217;ouvrent d&#8217;un clic. Hélas, souvent ils ne sont pas complètement, voire pas du tout d&#8217;accord. Parfois je me raccroche à celui  dont la prévision me convient le mieux&#8230;.. pas très malin!<br />
Je reconnais être un accro de la météo à la télé mais souvent je peste contre les présentateurs ou les belles présentatrices. Je trouve qu&#8217;ils débitent leur texte sans porter attention à ce qu&#8217;ils disent. Alors on peut, par exemple, entendre dire par l&#8217;un, qu&#8217;un après-midi d&#8217;une (hypothétique) pluie va régler les problèmes de sécheresse, ou par une autre, que des averses sont annoncées et c&#8217;est tant mieux pour la nappe phréatique, N&#8217;importe quoi! Il faut dire que ces gens là, depuis leur bulle parisienne sont complètement déconnectés de la vie en province. L&#8217;impact de la pluie ou du soleil n&#8217;est pas du tout le même sur le béton et l&#8217;asphalte des villes que sur le sol, la végétation, les rivières, la nature. Mais ce qui m&#8217;exaspère le plus, c&#8217;est quand un bulletin météo donné le soir à 20 h 30 avec un indice de confiance 4 est complètement changé le lendemain à 8 h sans même un mot d&#8217;excuse et que la prévision à 6 jours est régulièrement modifiée.<br />
indice de confiance 4 : à peu près sûr<br />
indice de confiance 3 : 1 chance sur 2 &#8230;..s&#8217;il ne pleut pas il fera beau<br />
indice de confiance 2 :  on ne sait pas, vous verrez bien<br />
Je me doute bien qu&#8217;il doit être difficile de prévoir juste sur un endroit précis. A l&#8217;intérieur même d&#8217;un département, voire dans un rayon de 20 km il peut y avoir de grandes disparités. Mais d&#8217;une manière globale il y a de gros progrès à faire.<br />
Il ne faut pas croire qu&#8217;une mauvaise prévision comme celle faite ce printemps dernier est sans conséquence pour nous éleveurs. Le moral en prend un coup, le souci s&#8217;installe, on change de stratégie, on envisage une autre façon de travailler. Quand la pluie que l&#8217;on n&#8217; attendait plus arrive, on se dit qu&#8217;on a peut-être fait des erreurs. Et tout cela se paie comptant.<br />
La pluie est arrivée le 12 juillet et même si le mal était fait  la situation a bien changé. Heureusement pour nous que la prévision était fausse. Maintenant c&#8217;est une autre tranche de la population qui s&#8217;énerve, les vacanciers, et je les comprends. A eux aussi on avait promis le beau temps. Se réjouir si longtemps à l&#8217;avance et se retrouver sur son lieu de villégiature sous un temps humide et frais, il y a de quoi rager. S&#8217;ils avaient été mieux informés ils auraient peut- être pu prendre d&#8217;autres dispositions.<br />
De tout façon on ne peut pas changer le temps, et heureusement. Il faut se dire qu&#8217;on a de la chance de vivre sous un beau climat même si cette année il ne nous satisfait pas.<br />
Je trouve qu&#8217;un vieux dicton résume bien la situation que nous avons connue et celle que nous connaissons:     &laquo;&nbsp;Le mauvais temps est celui qui dure longtemps&nbsp;&raquo;</p>
<p>A bientôt.</p>
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		<title>Sinistré !</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/07/sinistre/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 12:51:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Juillet est déjà bien entamé et la situation n&#8217;a guère évolué. Je dirai même qu&#8217;elle s&#8217;est détériorée. La sécheresse persiste et ses effets toujours autant déprimants. Ce n&#8217;est pas le temps mi-figue, mi-raisin de juin et les rares averses qui ont changé quelque chose. En plus, c&#8217;est un temps qui n&#8217;a arrangé personne, ni ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/07/Arroux.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/07/Arroux-300x225.jpg" alt="" title="Arroux" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-679" /></a></p>
<p>Juillet est déjà bien entamé et la situation n&#8217;a guère évolué. Je dirai même qu&#8217;elle s&#8217;est détériorée. La sécheresse persiste et ses effets toujours autant déprimants. Ce n&#8217;est pas le temps mi-figue, mi-raisin de juin et les rares averses qui ont changé quelque chose. En plus, c&#8217;est un temps qui n&#8217;a arrangé personne, ni ceux qui ne voient que par le soleil, ni les paysans qui attendaient de bonnes quantités de pluie. Hormis l<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5920851263/in/photostream">es forêts et les carrés de maïs chétif</a>, la campagne a pris la couleur jaune de <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5920850065/in/photostream/">l&#8217;herbe desséchée</a>. Pour moi les foins ont été vite faits. Sur les 14 ha que j&#8217;avais envisagé de faucher je n&#8217;ai récolté que 3,5 ha: 42 balles balles rondes de 1,2 m de diamètre. Sans commentaire.<br />
Les vaches sont au régime sec et à la diète forcée. Je me demande bien ce qu&#8217;elles trouvent à manger. Je les change de pré de temps en temps. Sur le coup elles paraissent contentes, dévorent le peu de verdure qui a poussé à la faveur d&#8217;une averse. Ensuite elles doivent se contenter de ce qu&#8217;elles avaient dédaigné lors de leur précédent passage, les &laquo;&nbsp;refus&nbsp;&raquo;, qu&#8217;habituellement je broie pour nettoyer le pré et faire place à de la bonne herbe en repousse. Je n&#8217;ai encore rien distribué dans les prés pour pallier le manque d&#8217;herbe. Je repousse cette échéance au maximum. quand on a commencé de nourrir ou de donner un supplément de nourriture au pré, les animaux ne comptent plus que sur nous pour manger, réclament bruyamment le matin ou à chaque fois qu&#8217;elles entendent un bruit de tracteur. C&#8217;est déprimant de les entendre gueuler ainsi quand on sait que c&#8217;est la faim qui en est la cause.<br />
En plus j&#8217;ai le sentiment d&#8217;être abandonné, incompris. Les médias ne parlent même plus ou peu de la situation des éleveurs. Et quand ils en parlent c&#8217;est souvent de manière maladroite car la plupart du temps les journalistes ne connaissent strictement rien à l&#8217;agriculture et sont capables de dire des inepties parfois très préjudiciables à notre profession.<br />
Les politiques ont l&#8217;air de s&#8217;en foutre totalement. On ne les entend même pas. Pourtant 70 départements sont soumis à des restrictions d&#8217;eau. C&#8217;est bien un vrai problème!<br />
J&#8217;attends la suite des événements avec inquiétude</p>
<p>A bientôt</p>
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		<title>Pétronille, Médard et les autres</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/06/petronille-medard-et-les-autres/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 20:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que la lune a renouvelé (1er juin) c&#8217;est un temps un peu plus changeant, parfois beau, parfois lourd et orageux, parfois nuageux, avec des températures moins élevées qui s&#8217;est installé. La chaleur et le vent qui dessèche tout sont moins agressifs et n&#8217;aggravent plus la situation. Nous avons eu quand même un peu de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/06/LArroux.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/06/LArroux-300x225.jpg" alt="" title="L&#039;Arroux le 15-06-2011" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-675" /></a></p>
<p>Depuis que la lune a renouvelé (1er juin) c&#8217;est un temps un peu plus changeant, parfois beau, parfois lourd et orageux, parfois nuageux, avec des températures moins élevées qui s&#8217;est installé. La chaleur et le vent qui dessèche tout sont moins agressifs et n&#8217;aggravent plus la situation.<br />
Nous avons eu quand même un peu de pluie, mais vraiment un peu. Ce ne sont que quelques millimètres de temps à autres, parfois 3, parfois 5, parfois 8 de précipitation qui ont évité à l&#8217;herbe de jaunir complètement. A chaque petite averse l&#8217;herbe revit, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5839464767/in/photostream">elle &laquo;&nbsp;repique&nbsp;&raquo; </a>comme on dit,et ne demande qu&#8217;à croître mais son élan est vite coupé le lendemain par le soleil .Ce sont des journées entières de pluie qu&#8217;il faudrait pour voir la végétation redémarrer pour de bon. Mais quand ça ne veut pas&#8230;&#8230;..</p>
<p>Quand il pleut pour la Sainte Pétronille (31 mai) il faut 40 jours pour sécher ses guenilles<br />
Quand il pleut pour la Saint Médard (8 juin) il pleut 40 jours plus tard</p>
<p>Il est bien tombé un peu d&#8217;eau ces 2 jours là, mais je n&#8217;ai pas constaté de grand changement. Je me retrouve dans la situation de Jean de Florette. Les orages qui donnent parfois un bon cumul de précipitations tournent autour de la ferme, déversent leur cargaison sur les communes voisines mais n&#8217;arrosent jamais mes prés. Après on entend dire que dans certains endroits ils ont reçu tellement d&#8217;eau que les récoltes seront presque normales et que les vaches ont suffisamment d&#8217;herbe. Cela énerverait presque!<br />
Pour l&#8217;instant les sources donnent bien et l&#8217;eau ne manque pas pour<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5839467397/in/photostream"> abreuver les animaux.</a> Les niveaux des ruisseaux et de la rivière sont quand même<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5839462325/in/photostream"> bien bas pour la saison. </a><br />
L&#8217;herbe à brouter a beaucoup diminué. J&#8217;ai ouvert un pré de fauche à un lot de vaches. Celles-là ont bien vécu. Je vais faire de même pour une autre bande. De toute façon ces prés là ne valent pas le coup d&#8217;être fauchés. Autant que l&#8217;herbe encore présente serve à quelque chose.<br />
Je me demande comment cela va se terminer. Pas ou très peu de récoltes, <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5840018228/in/photostream">plus guère d&#8217;herbe</a>, pas de pluie, et ce ne sont pas les mesures envisagées par le président qui vont nourrir les animaux. Il va falloir se débrouiller comme on va pouvoir.<br />
A ce propos, si quelqu&#8217;un dispose de paille, je suis en attente de toute proposition. Je vais sûrement en avoir bientôt besoin, en dernier recours, pour donner dans les prés quand les animaux ne trouveront plus rien. En plus, faute de foin il va m&#8217;en falloir pour remplacer celui-ci  l&#8217;hiver.</p>
<p>A bientôt.</p>
<p>PS.        Entre le moment où j&#8217;ai rédigé ce billet et où je le mets en ligne, il a plu,  jeudi , vendredi soir et aujourd&#8217;hui samedi, environ 35 mm en tout : un ballon d&#8217;oxygène que je n&#8217;attendais plus.</p>
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		<title>Un si joli printemps,pourtant</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 19:06:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récoltes]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la majorité des gens un tel printemps est un vrai bonheur. on ne peut rêver mieux. Il faut bien être paysan pour demander la pluie. Moi aussi, au début je trouvais ce temps plutôt agréable et même très favorable pour mon travail. Je n&#8217;avais jamais remis les animaux au pré si tôt. Les bêtes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la majorité des gens un tel printemps est un vrai bonheur. on ne peut rêver mieux. Il faut bien être paysan pour demander la pluie. Moi aussi, au début je trouvais ce temps plutôt agréable et même très favorable pour mon travail. Je n&#8217;avais jamais remis les animaux au pré si tôt. Les bêtes avaient regagné les prés dès la fin février pour les premières puis progressivement  en mars pour les autres. Au 1er avril les étables étaient pratiquement vides alors qu&#8217; habituellement le gros de la troupe ne sort guère qu&#8217;au 10, voire 15 avril.<br />
Mais cette joie printanière a doucement fait place à l&#8217;inquiétude puis  tourné au cauchemar. On ne parle plus que du manque d&#8217;eau, de l&#8217;absence de pluie depuis mars. Heureusement qu&#8217;il avait beaucoup plu fin  décembre pour recharger les sources. Les crues que je maudissais alors, ont été en fait bien bénéfiques.<br />
D&#8217;autres éléments climatiques à prendre en compte nous ont amenés à cette situation de disette. Les gelées ont été très fréquentes en avril et même début mai, les dernières datant du 14 mai. Même s&#8217;il y avait encore de l&#8217;humidité dans le sol,le froid a arrêté net la pousse de l&#8217;herbe. Les vents de nord, nord-est, est, (le vent des Rameaux) conjugués à ce froid  ont fait beaucoup de mal aux pâturages. Ensuite le soleil, les chaleurs inhabituelles à cette saison, ont pris le relais et achevé le travail. L&#8217;herbe se flétrit, jaunit, crève sur pied dans les terres plus sablonneuses de bord de rivière.  Je ne vais plus dans les prés les après-midi tellement c&#8217;est déprimant. Le soleil que j&#8217;apprécie tant d&#8217;habitude est devenu mon ennemi.<br />
Même si j&#8217;ai déjà connu des années de sécheresse remarquables, difficiles, je me retrouve devant une situation inédite. Je n&#8217;ai plus ou presque de fourrage engrangé. Les animaux n&#8217;ont pas encore trop souffert, il reste encore un peu d&#8217;herbe semi-sèche. Rien à voir avec un mois de mai normal. C&#8217;est pendant ce mois, mois de la &laquo;&nbsp;pousse&nbsp;&raquo;que le stock d&#8217;herbe à paître et de futur foin se constitue et cette année c&#8217;est bien maigre. Je ne vois aucun foin pousser. Comme d&#8217;habitude j&#8217;ai fait pâturer mes prés de fauche et enlevé les animaux début mai. Et depuis,rien. L&#8217;engrais destiné à faire foisonner  le foin est resté dans les sacs sous le hangar.. Sans pluie il n&#8217;est d&#8217;aucune efficacité.<br />
Les céréales, je n&#8217;ose en parler. Elles sont à Croix de Roche, en haut de la colline où les terres sont séchantes ,convenant bien mieux en années humides. L&#8217;avoine de printemps est d&#8217;ores et déjà fichue et le triticale ne vaut guère mieux. J&#8217;envisage fortement de le faucher et de le mettre en balles sous plastique. Cela pourra toujours faire un aliment de secours.<br />
En résumé: l&#8217;herbe, plus guère. Le foin, pas ou très peu; peut-être quelques balles dans 3,5 hectares qui n&#8217;ont pas été broutés. Les céréales, il faut oublier. Les stocks,au plus bas, 50 balles foin et paille confondus.<br />
Voyez que la situation n&#8217;est pas brillante, décourageante. Je n&#8217;ai jamais été confronté à un tel problème et le pire c&#8217;est que je n&#8217;ai pas de solution. A cette époque de l&#8217;année le fourrage grossier pourtant indispensable aux ruminants est introuvable. Si on en trouve, le prix prohibitif est très dissuasif. La solidarité paysanne, un mythe, je crois. Il faut attendre l&#8217;été, la moisson; Encore faut-il  que les animaux tiennent jusque là!  après on verra.<br />
Pour l&#8217;instant la première mesure que j&#8217;ai prise est d&#8217;avoir vendu un maximum d&#8217;animaux. J&#8217;ai même anticipé les ventes sur certaines catégories. Je n&#8217;ai gardé que les vaches suitées, les taureaux et des génisses de remplacement. Le chargement à l&#8217;hectare est allégé au maximum.<br />
Il me reste un faible espoir. Nous ne sommes qu&#8217;en mai. Si des pluies conséquentes arrivaient bientôt je pense que je pourrais limiter les dégâts, peut-être pas pour les céréales mais pour l&#8217;herbe et le foin. De toute façon c&#8217;est une année qui va coûter très cher.<br />
Les anciens disent que &laquo;&nbsp;la Pentecôte met les foins ou bien les ôte&nbsp;&raquo; J&#8217;espère qu&#8217;elle les mettra en inversant cette tendance météorologique et nous procurant un temps plus favorable. En attendant il m&#8217;arrive de rêver de pluie.<br />
A ceux qui détestent la pluie et que j&#8217;énerve en la réclamant je leur dis &laquo;&nbsp;n&#8217;oubliez pas que l&#8217;eau c&#8217;est la vie&nbsp;&raquo;</p>
<p>A bientôt </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vêlages 2011</title>
		<link>http://www.vernois.com/journal/2011/03/velages-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 21:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de la ferme]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis toujours la période février, mars est le gros moment des vêlages et 2011 ne déroge pas à la règle. Je viens d&#8217;avoir le trentième. Cette année je n&#8217;ai pas à me plaindre. Cela s&#8217;est plutôt bien passé, 1 seule césarienne (215 euros cette année) 1 accouchement par le vétérinaire. Côté maladies sur les jeunes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/03/Leonard-et-les-veaux.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/03/Leonard-et-les-veaux-300x225.jpg" alt="" title="Leonard et les veaux" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-663" /></a></p>
<p>Depuis toujours la période février, mars est le gros moment des vêlages et 2011 ne déroge pas à la règle. Je viens d&#8217;avoir le trentième. Cette année je n&#8217;ai pas à me plaindre. Cela s&#8217;est plutôt bien passé, 1 seule césarienne (215 euros cette année) 1 accouchement par le vétérinaire. Côté maladies sur les jeunes veaux, j&#8217;ai été tranquille aussi: un cas isolé de diarrhée sévère que j&#8217;ai du faire soigner et un cas de coccidiose pris à temps et qui est resté sans conséquence. Très peu sont nés la nuit et ça c&#8217;est bon pour le sommeil. Je n&#8217;ai eu qu&#8217; une journée chargée dont je vais vous donner le détail.</p>
<p>Minuit,les enfants qui ont passé la soirée à la maison  s&#8217;en vont. Je vais faire ma ronde. Une vache à vêlé seule; le veau est couché sur le béton dans un mélange de déjections et des eaux . La vache a du beaucoup piétiner avant de mettre-bas et il n&#8217;y a plus de litière. En plus le veau est enveloppé dans une peau translucide et sanguinolente (un peu comme sur <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5518395200/">cette photo</a>)  à travers de laquelle on distingue les yeux et les oreilles : vision surprenante.. Seuls les naseaux et une petite partie du museau ne sont pas recouverts par la peau et le veau a pu reprendre sa respiration. C&#8217;est vraiment un coup de chance; j&#8217;aurais très bien pu le trouver mort. Le temps de nettoyer, faire de la place en déplaçant la vache voisine, mettre de la litière, installer le veau pour que la <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5515771360/">vache puisse le lécher</a> ( je le saupoudre de sel pour lui donner du coeur à l&#8217;ouvrage) il est une heure. je peux aller me coucher.<br />
Trois heures. Je me lève pour voir si tout va bien, et tout va bien. Mais une autre vache est entrain de pousser, les pieds du veau sortent. Mon arrivée la dérange, elle se relève et me fait poireauter une bonne demi-heure. Elle se recouche, je l&#8217;aide avec la<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5518351822/"> vêleuse.</a> Le veau sorti,je l&#8217;installe vers sa mère. Il est 4 heures lorsque je retourne me coucher.<br />
Six heures, direction l&#8217;écurie. Les 2 veaux nés dans la nuit sont debout, le poil bien sec et bien blanc. Ils cherchent à téter aux fanons de leur mère. Je les libère et les guide vers le pis. Ils ont vite fait de piger et prennent une bonne ration de colostrum.<br />
11h 30: il faut que fasse prendre une deuxième tétée; la vache voisine commence à piétiner et se trémousser . Encore une ! C&#8217;est pour bientôt. Je la surveille tout en prenant le repas de midi.  elle prend son temps, et pour cause. Je relâche un peu la surveillance et quand je retourne à l&#8217;écurie  je trouve un veau dans la rigole de la chaîne de curage. Il est bien petit. Je pense tout de suite à une naissance gémellaire. Je<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5518398702/"> fouille la vache</a>,et le fait est, un 2ème veau attend au fond de la matrice ,bien au chaud, encore dans sa poche. J&#8217;ai le temps d&#8217;aller me changer et je le sors tranquillement. Ce sont deux femelles <a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5515186887/">bien jolies</a><br />
Mais je ne suis pas au bout de me peines. Une autre vache présente les symptômes du vêlage imminent. Là je me dis que je vais avoir un problème de place. Comme il fait très beau je décide de mettre un taureau et une vache au pré. Fin février c&#8217;est peut-être un peu tôt mai une fois dehors ils ne demandent pas leur reste. D&#8217;ailleurs ils se portent très bien. On ne dirait pas, mais 2 animaux qui partent cela libère une sacrée place. C&#8217;est plus facile pour faire téter les jumelles; Le soir arrive et le vêlage n&#8217;a guère avancé.Tout juste quelques contorsions et piétinements. La vache ne se couche pas, ne pousse pas. Une poche d&#8217;eau est tout de même expulsée. Le veau se présente bien d&#8217;aplomb mais reste au fond. La vache semble ne pas pouvoir le remonter pour qu&#8217;il se présente à la sortie. Il doit être gros. L&#8217;heure avance. Je décide d&#8217;appeler le vétérinaire. Je prépare tout pour une césarienne. Un moment plus tard elles arrivent; on attend rarement longtemps lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un vêlage. Je dis &laquo;&nbsp;elles&nbsp;&raquo; car il s&#8217;agit de notre véto habituelle accompagnée d&#8217;une étudiante qui vient se perfectionner. Elles sont rapidement en tenue. Je les laisse faire, elles s&#8217;en tirent plutôt bien. La mise-bas se passe debout, Je place la vêleuse et actionne le levier à leur signal. Après un peu d&#8217;efforts le veau sort difficilement, mais il est là et vivant. La vache est un peu déchirée.la<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/5515182205/"> future véto</a> recoud la plaie. Ce n&#8217;est pas un exercice facile que de faire des points à l&#8217;intérieur de la vache mais cela lui fait un bon TP<br />
Cette fois c&#8217;est le dernier pour la journée.</p>
<p>Plus de photos dans l&#8217;album<a href="http://www.flickr.com/photos/vernois/sets/72157626256106282/"> &laquo;&nbsp;Vêlages à Vernois&nbsp;&raquo;</a></p>
<p>A bientôt</p>
<p>Les vaches perdent leurs dents elles aussi. Tous les ans j&#8217;en trouve dans les mangeoires où sont attachées les génisses de 3ans</p>
<p><a href="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/03/photo.jpg"><img src="http://www.vernois.com/journal/uploaded_images//2011/03/photo-223x300.jpg" alt="" title="dents de génisses" width="223" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-664" /></a></p>
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