Z@ppez + Net - 27 mai 2008
J’ai récemment eu la chance d’être interviewé par Christophe Joly de l’émission Z@ppez + Net sur France 3. Voici l’émission en question :
Les agrinautes - 7 mars 2008
Voici l’extrait de l’émission Parlons Blog dédiée aux Agrinautes (Public Sénat - 1er Mars 2008) concernant mon blog.
Pour voir l’émission en entier, cliquez ici
A bientôt.
Stockage pour l’hiver - 31 juillet 2007
Voilà pratiquement 3 semaines que je commençais à faucher et aujourd’hui j’ai terminé. Non sans mal, avec cette météo capricieuse. Maintenant il faut mettre toutes les balles de foin (environ 700) à l’abri. C’est un travail fastidieux surtout pour stocker dans les anciens fenils, situés à l’étage au dessus des étables : “les enhauts” (prononcé en-nau). Mais c’est les vacances, je ne manque pas de bras et personne ne rechigne pour me donner le coup de main. Et sur les “enhauts”, l’empilage des bottes de foin, pourtant pénible prend une forme ludique. Les soeurs se chamaillent, Camille et Matteo jouent dans le foin, dernière génération spectatrice de ce travail estival à l’ancienne, tout cela sous l’oeil moqueur de Sébastien qui n’a pas l’habitude de cette activité (gare aux courbatures).
La petite vidéo réalisée par ce dernier montre bien ce qu’a été le travail de la journée. Le soir tous les fenils sont pleins. Dans les jours qui viennent j’empilerai les balles de foin dans les hangars mais là, tout se fait au tracteur, mais de façon bien moins conviviale: personne dans l’aire d’évolution du tracteur.
A bientôt.
Autour du four à pain - 18 août 2006
Ce 15 Août, avec mon épouse, nous avons décidé d’organiser une journée détente autour du vieux four à pain avec nos enfants et petits-enfants qui passent leurs vacances à la ferme.Après avoir fait le tour de surveillance matinale de tous les lots d’animaux (comme quoi, on n’est jamais tout à fait tranquille dans une ferme d’élevage) j’ai installé le bois dans le four : de la charbonnette de charme que j’avais pris soin de mettre à sécher à l’intérieur pendant la nuit car j’avais déjà fait du feu la veille pour réchauffer la brique réfractaire. C’est un feu d’enfer qu’il faut pour “chauffer à blanc”; en effet au début la fumée et la flamme noircissent la voûte et quand le feu est au paroxysme la suie se consomme et tout l’intérieur du four prend une teinte d’un blanc laiteux.
Quand le feu est retombé je répartis bien la braise sur toute la surface de la sole faite de carreaux réfractaires pour bien répartir la chaleur et quand tout est consumé j’enlève cendres et braises restantes.
Ensuite je nettoie la sole avec une serpillière mouillée fixée à un manche en bois ” la palouche” par des mouvements circulaires pour obtenir un fond parfaitement propre.
Mais voilà, sur un tel four il n’y a pas de thermostat, et pour être sûr d’avoir une bonne température (autour de 250°C je pense) j’envoie une petite poignée de farine à l’intérieur du four; si elle noircit : trop chaud; j’attends que la chaleur diminue et recommence l’opération jusqu’à ce que la farine prenne une teinte légèrement blonde.
A partir de ce moment, avec l’aide de tout le monde j’enfourne tout ce qu’il y a à cuire à l’aide de ma “pelle” ancestrale : pains, tartes, fougasses, clafoutis, gratin dauphinois et canard gras que chacun apporte solennellement. Et je ferme la porte.
Une demi-heure après on sort les fougasses aux olives et aux lardons qui sont englouties aussitôt avec un verre vin blanc frais par toute l’assistance avide de tester le résultat. Après c’est au tour des tartes et après une bonne heure ce sont les miches qui arrivent en fin de cuisson dorées et craquantes. Le gratin et le canard resteront plus longtemps. Le résultat est impressionnant.
Cela fait déjà 3 heures que j’ai allumé le feu et le repas sera le bienvenu. Ce n’est pas de tout repos. On se retrouve tous autour de la table dressée à l’ombre du saule pleureur pour déguster un repas entièrement cuit au feu de bois et ce pain au goût inimitable. Une belle journée sous le soleil d’Août.
La vidéo retrace les différentes étapes de la “fournée” et si vous êtes attentifs vous pouvez entendre le pain “craquer” le pain à la dernière séquence.
A bientôt.
P.S. : J’accepterais volontiers critiques ou conseils d’un professionnel ou d’un boulanger amateur comme moi.
Enrubannage - 11 juin 2006
Cette semaine j’ai commencé la récolte du fourrage pour l’hiver prochain ; j’ai donc fauché 2 parcelles (3 ha environ) et après un léger séchage par le soleil et le vent j’ai fait les balles rondes et emballé celles-ci sous film étirable pour une conservation proche de l’ensilage ; pour cela j’ai utilisé pour la première fois l’appareil acheté dernièrement en CUMA (j’en ai parlé précedement) ; machine facile à utiliser à une seule personne et travail simplifié. L’herbe ainsi enrubannée produit une fermentation à l’abri de l’air (anaérobie) ; l’intérêt de cette méthode réside dans le fait que l’on n’est pas obligé de laisser sécher totalement contrairement au foin et on peut couper plus tot dans l’année sans attendre la chaleur et le soleil estival une herbe plus jeune qui garde toute sa valeur énergétique ; les animaux adorent ça et la valeur nutritive est très élevée surtout si l’on a pris soin de faucher juste au stade début épiaison.
Les balles sont faciles à entreposer (un bord de champ) et souples d’emploi.La semaine prochaine sera consacrée à la récolte des foins.
A bientôt