Septembre - 6 octobre 2009

cyclamens

Le mois de septembre vient de s’achever et avec lui une saison. Pour moi le temps passe très vite. Je ne m’ennuie jamais. Mais je me rends compte que mes billets sont de plus en plus espacés. Depuis avril 2006 j’ai tellement parlé de ce qui se passe à la ferme que j’ai l’impression de devenir répétitif et de raconter du « déjà vu ». Je trouve difficile de me renouveler et c’est un peu démotivant. Mais je ne peux pas laisser mes lecteurs sans savoir tout ce que j’ai pu faire ce mois dernier. Le beau temps
permanent m’ a permis d’exécuter tous les travaux que je voulais faire, très variés d’ailleurs, sans précipitation et sans stress.
J’avais commencé par l’ entretien des haies; la pousse de l’année a été très importante. Un jour on a travaillé avec un ouvrier du service de remplacement avec 2 broyeurs, celui de la cuma et le mien. Autant vous dire qu’en fin de journée il y avait du travail de fait.
J’ai épandu le fumier de l’année. J’en ai mis une partie sur un pré pas très loin de la ferme. Rien de tel pour régénérer une prairie. Le reste, je l’ai transporté à Corfeuil pour l’épandre sur les terres que je vais ensemencer en octobre. C’est plus loin, cela demande du temps mais une bonne quantité de fumier apporte la matière organique qui manque à ces terres légères.
Les veaux nés en début d’année commençaient à tousser, signe de strongilose pulmonaire. Je les ai donc déparasités. Comme j’étais seul j’ai procédé lot par lot, tôt les matins de préférence. Je trouve les animaux plus calmes et faciles à manipuler. Pour le lot le plus important j’ai du m’y reprendre à 3 fois, 3 jours de suite. Mais j’ai quand même réussi. Une fois l’intervention sur les jeunes terminée j’ai appelé du renfort pour emmener tout le troupeau dans des prés plus éloignés. Pour s’y rendre il faut emprunter la route et il faut être plusieurs pour encadrer les animaux pour prévenir tout risque d’accident.
Dans un pré je dispose d’une petite carrière d’où je peux extraire du tout-venant composé de galets ,de sable et de terre. C’est un excellent matériau pour remblayer. J’en ai chargé plusieurs remorques pour combler des ornières, renforcer un chemin, refaire des entrées de pré que les animaux avaient défoncées par leurs passages répétés.
J’ai fait du transport de bois de chauffage. Pour me compliquer la vie un pneu a éclaté. Il faut dire qu’il était très vieux et fatigué. Changer une roue en bord de route n’est pas une sinécure.
Ceci est un aperçu des travaux les plus importants de septembre. Mais il y a beaucoup d’occupations qui viennent grossir l’emploi du temps : transporter de l’eau au champ de l’étang, où la source ne donne plus , mettre une vache à l’écurie pendant 4 jours pour soins suite à des problèmes urinaires , récolter les pommes de terre ( nous on dit « tirer les treuffes » ) et cette année il y en a beaucoup, . Je les ai arrachées à la pioche, et comme je n’aime pas trop cela, j’y suis allé 4 jours de suite pendant 1 heure et Chantal venait m’aider à les ramasser.
Voici un compte rendu condensé des travaux de septembre. voyez que je n’ai pas le temps de m’ennuyer, mais comme c’est agréable de travailler à un rythme désiré.

A bientôt.

Activités du moment - 20 juin 2009

4x4

Cette fois je commence à ressentir les bienfaits dus à l’abandon des terres de Bussière. Je travaille, d’accord mais je ne suis plus bousculé, moins stressé. Je peux prendre le temps. Prendre le temps de passer une journée ou un après-midi à une réunion, de faire des courses tranquillement, et cela sans me poser la question de savoir si mon travail va prendre du retard.

J’ai enfin pu trouver l’opportunité de refaire à neuf 300 mètres de clôture de séparation de 2 prés qui était en piteux état. Comme il n’était pas primordial, ce travail était repoussé d’année en année. Cette fois j’ai pu m’y « atteler » et mine de rien, c’est du boulot. J’ai commencé par un nettoyage à la débroussailleuse de chaque côté et installé une clôture électrifiée pour que les animaux ne puissent quitter leur pré pendant les travaux. Ensuite il faut récupérer les fils barbelés en arrachant les cavaliers qui les tiennent encore aux vieux pieux. (moi je dis piquets). Je les dépose sur le coté en prenant soin de ne pas les emmêler. J’enlève les anciens piquets et les emmène. Ils serviront de bois de chauffage. Il faut encore passer le broyeur à l’emplacement de la clôture où une petite haie commençait à s’installer. Puis il faut distribuer les piquets neufs de 2 m en châtaignier; cela représente un bon tas de bois à manipuler. Pour les planter dans le sol j’ai eu recours à l’enfonce pieux de la cuma,et là j’ai eu besoin de l’aide de Michel et Alain. Cet appareil n’est pas fait pour être utilisé par une seule personne. Mais il est très pratique et performant. En 2 heures tous les piquets étaient solidement plantés sans grande fatigue. Le lendemain j’ai remis les fils barbelés: attacher le fil au poteau d’extrémité, le tendre au moufle, le fixer à chaque piquet. L’opération est répétée pour chaque rang donc 4 fois. Je n’ai pas compté le nombre d’aller retours de 300 mètres. J’ai du faire pas mal de km mai maintenant j’ai une belle et solide clôture qui devrait durer un bon nombre d’années.

J’ai pris le temps aussi de faire du débroussaillage à Corfeuil. La friche avait envahi un terrain bordant les terres cultivées. Le girobroyeur, avec son hélice munie de puissantes lames à eu vite fait de venir à bout des ronces genets,épines et autres mauvaises herbes. Maintenant j’ai une aire pour stocker éventuellement du fumier, un tas de paille ou déposer du matériel.

Dernièrement j’ai du traiter l’orge de printemps. Les feuilles du pied commençaient à jaunir, signe de maladie. J’ai épandu un fongicide pour protéger le reste de la plante et l’épi naissant. J’ai toujours un peu de réticence à faire ce genre de travail, je sais bien que ce n’est pas « bon pour la planète », mais si je ne fais rein je sais que je ne récolterai rien ou presque ,ou alors un grain de très mauvaise qualité. Les variétés actuelles dont les semences nous sont vendues sont très sensibles aux maladies cryptogamiques. Autrefois on ne connaissait pas ce genre de problème. Je soupçonne les semenciers d’avoir par des manipulations génétiques obtenu des variétés à fort rendement, sans se soucier de la résistance aux maladies. De là à penser que les céréales ont été affaiblis volontairement pour nous obliger à employer des pesticides……. Toujours est il qu’il faut tout traiter ou presque et c’est bien regrettable et très coûteux.

En ce moment, coté bovins je suis un peu ennuyé par les panaris ( nous on dit mal blanc). C’est une affection du pied qui provoque de l’enflure,de l’infection, et la douleur est telle que l’animal atteint boite très fort et se déplace peu. Un antibiotique soulage rapidement. J’ai déjà du soigner plusieurs veaux. Pour 2 génisses de 18 mois j’ai du installer le parc – couloir de contention mobile pour pratiquer les injections.

Maintenant il va falloir penser aux foins.
A bientôt

PS Mon 4×4 Suzuki (60000 km) en photo en haut de la page est à vendre . Très pratique en tout -terrain pour la ferme, avec ses bonnes capacités de franchissement, il m’a rendu bien des services mais j’ai décidé de m’en séparer. Si un lecteur est intéressé, je suis à sa disposition

Un quad pour quoi faire? - 4 juin 2009

C’est souvent la question qui m’est posée quand certains voient le quad dans la grange ou dans la cour. Je me posais d’ailleurs la même question quand j’ai vu arriver ces premiers dans les fermes voisines. Comme ça on pourrait croire que c’est un luxe, comme certains le pensent, un outil superflu. En fait c’est un engin agricole à part entière très utile dans les fermes d’élevage
C’est pour aller voir les animaux chaque jour que je m’en sers le plus. Il est rapide et maniable. Le passage dans les barrières est vite fait. Il ne faut pas longtemps pour visiter chaque troupeau. Je peux au besoin emporter quelques seaux de farine. Il m’arrive parfois de rentrer rapidement à la maison chercher de quoi soigner un veau et revenir dans la minute lui administrer un médicament
Certains diront que pour la forme, ce n’est pas ce que l’on fait de mieux. Finies le marches journalières de plusieurs km dans la fraîcheur matinale, mais quel gain de temps et quelle fatigue évitée.
Pour ramener une bande d’animaux le quad se révèle être un précieux allié. Je pousse le troupeau en zigzagant derrière et si une s’avise de se sauver elle est vite rattrapée et contournée. Tout d’abord surprise, elle a vite fait de comprendre qu’elle ne sortira pas gagnante et ,déstabilisée elle regagne le gros de la troupe  ou bien la sortie. Je dois reconnaître que parfois, c’est quand même laborieux.
Pour une sortie plus en douceur, j’attelle une petite remorque. On l’avait construite nous-mêmes il y a bien longtemps pour mettre derrière un motoculteur. Plusieurs matins de suite, je me rends dans le pré en tractant la remorque en question dans laquelle j’ai mis de la farine. Les animaux, gourmands, viennent manger comme dans une auge et me suivent dans mon déplacement. Au bout de quelques jours, je franchis la barrière et le troupeau suit aveuglément. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai ainsi sorti 20 génisses des petites aiguillères. Deux aides m’ont suffi pour les encadrer sur la route et le chemin de la ferme.
Pour l’entretien des clôtures électriques ou la pose d’une clôture légère (ruban électrique et piquets de fer) le quad s’avère très pratique. J’installe les piquets à l’avant et tout le petit matériel dont je risque d’avoir besoin dans une caisse à l’arrière. Ce n’est plus utile de déplacer un tracteur et du matériel lourd pour un tel travail.
Pour des traitements phytosanitaires je fixe un petit pulvérisateur sur l’arrière du quad et je peux aller désherber ponctuellement ou débroussailler le long des clôtures électriques.
Avec sa remorque le quad est très pratique dans bien des situations qui ne demandent pas l’utilisation de gros matériel comme emporter une balle de foin, un bac d’abreuvement, du bois pour le four.
Il a même servi d’ « ambulance« . Un jour j’ai du aller  récupérer 2 chevreaux que la chèvre avait faits loin de la ferme au bord de l’Arroux.
Et puis maintenant que j’y ai goûté, j’ai tout de suite le réflexe « quad » que ce soit pour me rendre chez les voisins ou dans ma proche famille pour boire l’apéro.Si un événement inattendu se produit j’ai vite fait de me rendre sur place. Je dois reconnaître que, tôt le matin c’est assez agréable de parcourir les prés,approcher le gibier peu méfiant.
Et bien sur, pendant les vacances,après un bon nettoyage il devient quad de loisirs (photo du haut ) et fait le bonheur des enfants et petits-enfants qui ne se privent pas de sillonner les chemins de la ferme.
A bientôt

PS: Merci de ne pas oublier le sondage ci-contre

Quelques nouvelles - 17 mai 2009

Nous voilà  à la mi-mai et le dernier billet est déjà loin. Je crois qu’ il est grand temps que je donne des nouvelles de la « ferme en  Bourgogne »
Cette fois le printemps est bien installé et il a été plutôt favorable pour la ferme. Un temps sec, de bonnes pluies tombées au bon moment qui ont « lavé » les dernières gelées de début mai, ont donné une herbe de qualité et en quantité suffisante. Il n’en est pas de même pour les cultures de Corfeuil dont les terrains sont plus séchants. Elles ont souffert du manque d’eau de fin d’hiver.
Mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas rencontré de problèmes avec les animaux.  Arrivées au pré les vaches passent d’une alimentation hivernale sèche, relativement « pauvre » à une alimentation  très énergétique. La production d’un lait riche en matière grasse augmente et les veaux ont parfois du mal à assimiler ce nouvel aliment pendant quelques jours. Une nuit froide ou une averse sur la tétée et cela se traduit parfois par des diarrhées, indigestions,ballonnements, coliques. Il faut être vigilant. Je n’y ai pas échappé cette année. J’ai du en ramener à l’étable plusieurs fois pour des soins ponctuels. J’ai du appeler le vétérinaire à plusieurs reprises. Une fois pour des coliques sur un jeune veau auquel mes soins n’avaient pas suffi, un autre a frôlé la congestion intestinale: une semaine de soins pour s’en remettre. Un autre avait météorisé (ballonné ),transit bloqué On a du planter une aiguille dans la panse pour permettre au gaz de s’échapper! Dans tous ces cas, c’est pratiquement la mort assurée pour les veaux s’ils n’ont pas les soins voulus. A chaque fois cela demande du temps et la manutention des paquets (la vache et son veau ) est parfois compliquée . Les mères renâclent pour reprendre le chemin des écuries.  Dans le pré le plus éloigné je les mets dans un petit parc et  les ramène en bétaillère.
Parfois il faut les rentrer pour des causes plus bénignes. J’ai du ramener plusieurs fois tous les 2 jours une vache et son veau. Celui-ci ne pouvait téter un trayon tellement il était gros et long. J’ai du le forcer à le prendre. Si je n’avais rien fait la vache risquait la mammite et n’aurait eu plus que 3 tétines. Aujourd’hui le veau, plus costaud, est bien content d’avoir sa ration totale de lait.
Du coup je vais encore matin et soir visiter chaque troupeau, pour surveiller la santé des veaux, mais aussi pour voir si les taureaux font bien leur travail et je note les dates de saillie pour chaque vache. J’ apporte une attention particulière à ma jeune recrue. Il semble prendre son travail  bien à coeur.
Les vêlages tardifs sont, comme souvent plus difficiles: 3 césariennes pour les 3 dernières mises-bas. Ce n’est pas encourageant pour celles qui restent à vêler; je redouble de surveillance et je n’aime pas trop quitter la ferme. Il en reste 4 et je pense que je serai tranquille de ce coté là d’ici une semaine.
Cette première quinzaine de mai a été principalement occupée par le nettoyage de printemps: nettoyer et laver à haute pression l’écurie du Murger, enlever le fumier accumulé dans les bâtiments  où les animaux ont vécu en stabulation libre et le transporter à Corfeuil . Là encore j’ai employé le chargeur articulé de la cuma, mais aussi mon vieux Massey-Ferguson 140. J’ai également nettoyé les abords des bâtiments et la cour de la ferme. Je ne suis pas mécontent du résultat.
Dernièrement, vers le 5 mai,j’ai enlevé les bêtes qui séjournaient sur les prés de fauche et les ai mis sur les pâturages qui étaient en pousse. Ils resteront là jusqu’ après la fenaison. Pour faire pousser le foin dans les prés libérés j’ai fait appel à une entreprise avec un quad pour épandre sur environ 15 ha un engrais complet ( azote,phosphore, potasse )
Vendredi j’ai appelé le vétérinaire pour une vache qui a considérablement maigri en peu de temps. Ne diagnostiquant  aucune maladie particulière le véto a eu recours à un détecteur de métaux ( poêle à frire) et l’ appareil a tout de suite réagi à un corps étranger métallique placé certainement dans la panse. On lui a fait avaler un puissant aimant, et un produit pour stimuler la digestion, administrer une protection antibiotique longue durée, et je l’ai remise au pré. On verra bien . Pour l’instant elle ne va pas plus mal.
Voilà un petit aperçu de mes dernières activités

A bientôt

Ps  Merci de ne pas oublier le sondage ci-contre

Printemps - 20 avril 2009

Après un mois de mars sec et frais, le printemps semble bien installé. Les hirondelles, les fleurs sont là pour en témoigner. Dommage que les matins sont froids et que de petites gelées persistent. Un temps sec en cette saison est idéal pour les terres et les prés de Vernois. Cela autorise l’exécution en bonne condition de tous les travaux de printemps, mais ceux-ciarrivent tous à la fois, et j’ai voulu tout faire à la fois. Aussi j’ai un peu délaissé le blog et l’appareil photo. Les soirs je n’avais pas trop la tête à écrire un billet.
Il a fallu faire l’entretien annuel des clôtures, semer l’avoine et l’orge de printemps,épandre l’azote sur les cultures d’automne, épandre du lisier sur les prés, transporter du fourrage, du fumier, refaire des vaccins et commencer de mettre des animaux au pré.
Tous les ans, c’est pareil, dès que je vois le soleil, c’est plus fort que moi, il faut que » j’ouvre les portes des étables « et j’ai eu tôt fait d’envoyer paître pratiquement dès le 15 mars,un vingtaine de laitonnes, quelques génisses, des vaches qui vêleront tard, les taureaux. Paître est un bien grand mot car il n’y avait pratiquement pas d’herbe. L’hiver et ses gelées tardives ont réduit la végétation au strict minimum.
Comme je n’ai pas de rateliers dans les prés j’ai du aller alimenter chaque jour. Pour ce faire le quad s’est montré idéal pour transporter les seaux de céréales et tracter une petite remorque  qui peut contenir une balle ronde de foin. Mais cela demande quand même du temps car les animaux étaient répartis dans plusieurs prés.
En plus mars a été le gros moment des vêlages ce qui a bien occupé les journées et les nuits aussi d’ailleurs. Et après le vêlage ce sont des soins plus attentifs pendant 2 ou 3 jours pour le jeune veau. Pourtant cela s’est plutôt bien passé: sur 45 naissances, seulement 3 par césarienne dont 2 faites par une jeune femme très adroite et dégourdie; c’est agréable de travailler en confiance. Je n’ai eu qu’une perte à déplorer, un veau vraisemblablement tué accidentellement par une vache. Heureusement j’ai pu le remplacer par une jumelle que j’avais gardée au cas où.
Aujourd’hui tous les animaux ou presque sont au pré. Il ne reste dans les étables que 4 vaches qui viennent de vêler et qui vont rejoindre leurs congénères dans les prochains jours. Mais une quinzaine de veaux restent à naître. Cela m’inquiète un peu car la surveillance au pré est plus aléatoire. On n’a pas les animaux en permanence sous la main. On peut se laisser surprendre et un accident de vêlage est vite arrivé.
Le gros de mes travaux de printemps sont faits. Je peux enfin me rendre compte du mieux-être que me procure la diminution de surface et d’activité
A bientôt.

Premiers vêlages 2009 - 4 février 2009

La saison des naissances arrive enfin. Je commençais à désespérer. Nous voila au 1er février et seulement 3 veaux de faits et juste de ces jours ci. Les vaches se sont retardées par rapport à l’année dernière et même les génisses ont du venir en chaleurs plus tard que d’habitude. Mais je ne suis pas seul dans ce cas. Beaucoup d’éleveurs sont confrontés à ce problème et les vétérinaires confirment cet état de fait. Par contre les élevages qui ont opté pour les vêlages précoces (novembre décembre ) en faisant saillir les vaches en stabulation ne connaissent pas cette situation. La majeure partie de leurs veaux sont nés. Je pense que la météo et la qualité de l’herbe du printemps dernier ne sont pas étrangères à ce qui arrive.
Pour les 3 premiers, tout s’est très bien passé. C’est important, surtout pour les génisses qui ont leur premier veau. Si le vêlage de celles ci se passe bien c’est bon signe pour les suivants. Je les aborde avec plus de sérénité, surtout si c’est dimanche, comme aujourd’hui; cela je le dis à l’adresse des gens qui ne sont pas dans l’élevage. Je pensais passer une journée tranquille, mais à 8 heures du matin, une génisse que je surveillais depuis plusieurs jours présente les premiers symptômes de la mise-bas,( piétinements, queue levée puis premières contractions ). Je sais que je serai bloqué toute la matinée, plus question d’aller traîner à droite ou a gauche ou même de prendre du bon temps. Il faut attendre que le travail se fasse, aider à sortir le veau, libérer une place en changeant une vache de place pour donner le veau à lécher. Ensuite il faut surveiller un moment la rencontre vache- veau. Les réactions de la mère sont inattendues; tout peut bien se dérouler, comme ce matin où la primipare très maternelle s’est mise à lécher tout de suite ( saupoudrer le veau de sel fin aide bien ). Mais j’ai vu des jeunes vaches hurler, se débattre, ruer,souffler, et même malmener le veau au moindre mouvement de celui-ci. Enfin vers onze heures je suis libéré mais pour ma matinée tranquille c’est foutu.
Dernièrement j’ai demandé à mon frère de venir avec son camion usine pour aplatir mes céréales et les mélanger à des matières premières riches en protéines pour faire un aliment prêt à distribuer aux vaches. Je trouve toujours son instrument de travail génial. On aspire la quantité désirée de céréales,orge et triticale (tout est pesé) stockés sur le grenier. Tout passe par l’aplatisseur puis et est mis en attente dans la trémie mélangeuse du camion; Puis on aspire les tourteaux, la machine malaxe le tout ; l’opération de mélange terminée, tout est vidé dans une petite benne et des big-bags que je peux entreposer aux endroits désirés, à proximité des animaux à nourrir. Il ne nous a pas fallu longtemps pour préparer 8 tonnes d’ un aliment « sur mesure ». Quel soulagement de ne plus avoir à moudre, mélanger et transporter tous les jours toute cette nourriture.
C’était temps aussi d’enlever le fumier des écuries où les animaux vivent en liberté. Depuis le début de l’hiver il s’en est accumulé une bonne quantité. J’ai nettoyé tout ça avec le mini-chargeur articulé de la cuma. Comme l’appareil n’était pas attendu dans d’autres exploitations, j’ai pu prendre mon temps, charger le fumier dans la benne et le transporter dans un pré. En tas, il va pourrir et je l’épandrai plus tard.

La tempête, un coup de vent, plutôt, est passé aussi par Vernois, Un grand pin du parc voisin a été cassé et est tombé en travers du chemin, empêchant tout passage. J’ai du prendre la tronçonneuse pour débiter l’ imposante branche et le tracteur pour déblayer le branchage et rendre la circulation possible.

Voilà des exemples de travaux de saison.

Quelle est cette curiosité ?  j’attends vos réponses dans les commentaires

Réponse dans le prochain billet avec photos à l’appui

A bientôt

Début d’année - 18 janvier 2009

Je trouve que depuis quelque temps la ferme vit au ralenti. D’abord il y a eu les fêtes de fin d’année. ll faut bien consacrer un peu de temps,beaucoup de temps même à la famille. Il faut dire que le pansage ( soin aux animaux ) occupe une bonne partie de la journée. Maintenant et depuis une bonne quinzaine nous subissons les rigueurs de l’hiver. – 7° à – 12° le matin, excellent pour le réveil lorsque je mets le nez dehors. Ces températures très basses compliquent sérieusement la tâche. Les évacuateurs à fumier n’aiment pas le gel et chaque matin il faut dégeler avant de mettre en marche. Parfois je ne fais tourner qu’ à midi lorsque la température est remontée grâce au soleil. Les tracteurs eux aussi ont  du mal à démarrer. Il faut penser à calfeutrer les canalisations d’eau exposées au froid ;veiller à tenir les portes des bâtiments fermées. Tout cela prend beaucoup de temps. Les habits chauds sont confortables mais ne facilitent pas les mouvements et ralentissent  le travail.

Au cours de cette première quinzaine de janvier j’ai coupé le bois de chauffage. Il faut bien en couper tous les ans pour assurer un roulement de bois sec pour les années à venir. La bordure du bois des Aiguillères n’avait pas été coupée depuis plus de 35 ans. Les charmes avaient pris de l’importance et donnaient beaucoup d’ombre sur le pré. Cela va bien dégager, assainir le pré et faire de l‘excellent bois pour se chauffer.

Il a fallu faire le rappel de vaccin FCO stérotype 1 sur les veaux de l’année. La primo vaccination avait été faite en décembre et le rappel étai prévu pour le 9 janvier. Une matinée de manutention pour amener les broutards au parc, les vacciner et les ramener dans leur stabulation.  Du travail et des frais pour rien ou presque,  en fait. Cela vaut le coup que je raconte comment on nous « balade ».

L’an dernier les animaux destinés à l’export devaient avoir vaccin et rappel (fco stérotype 8). 2 mois après le rappel ils pouvaient partir pour l’Italie. Mais à partir de décembre il a fallu ajouter  vaccin et rappel  fco stérotype 1. Le vaccin a été disponible autour du 18 décembre et j’ai pu en faire piquer une trentaine. Mais en même temps une mesure inattendue est prise: les animaux peuvent être exportés  partiellement ou non vaccinés, durant la dernière quinzaine de décembre. Je profite de l’aubaine pour en vendre 10 partiellement vaccinés. Ils partiront la semaine de Noël . A partir de janvier les 2 vaccins et rappels (stérotypes 1 et 8 ) sont exigés mais sans l’attente de 2 mois cette fois. Les ventes sont quand même stoppées début janvier faute d’animaux vaccinés. Dès que mes rappels sont faits, je profite d’une petite embellie des cours  pour  en vendre encore 10. Ce sera toujours un peu moins de travail.  Et voilà qu’hier j’apprends que la frontière est à nouveau ouverte aux animaux partiellement ou non vaccinés. Si vous n’avez pas tout compris ça ne m’étonne pas, moi-même j’y perds mon latin. Vacciner ? pas vacciner ? vendre ? attendre? on ne sait pas sur quel pied danser

Habituellement en décembre c’est le moment de la prophylaxie . En fait c’est début janvier que le véto vient faire les prélèvements sanguins sur tous les animaux de plus de 2 ans pour voir l’état sanitaire du troupeau. Une prise de sang sous la queue est faite à chaque animal. Même le taureau Cecel y  a eu droit. On est allé le faire dans le pré. Sur chaque tube de sang il faut coller une étiquette portant le numéro d’identification (boucle d’oreille) et le code barre correspondant. L’administration connaissant exactement la composition du troupeau nous envoie quelque temps auparavant le listing   des animaux à prélever et les étiquettes autocollantes.  Ensuite tout est envoyé au laboratoire vétérinaire départemental pour analyses. J’attends les résultats.
En fin de compte je ne suis encore pas complètement inactif !

A bientôt

« Page précédentePage suivante »

    Dernières photos



    Voir toutes les photos sur Flickr

Vidéos


Voir toutes les vidéos sur Dailymotion


Sondage

  • Les éléveurs de bovins

    View Results

    Loading ... Loading ...

Sites amis

Contact