Atelier piquets - 3 février 2011

Mon stock de piquets a sérieusement diminué ces dernières années et j’ai décidé d’en refaire pour assurer l’entretien des clôtures électriques et la rénovation d’une clôture de fils de fer barbelés prévue pour ce printemps. J’ai choisi la solution de facilité en achetant des billes de châtaignier en 2 m et 1,4m de long. Je n’ai qu’à aller le chercher; le bois est débardé et même chargé sur ma remorque avec une grue forestière. Autrefois on allait couper le châtaignier ou l’acacia nous-même dans la forêt. C’était toute une expédition car il fallait aller le chercher à 10 ou 15 km. Couper,débarder,charger et ramener les perches entières représentait un sacré travail . Mais on avait toujours fait comme ça.
Pour fendre les billes je me suis servi de la fendeuse hydraulique de la CUMA. Le châtaignier est un bois qui se fend bien en 2, 4, 6 et même 8 morceaux pour les plus grosses billes. Tout seul, j’ai parfois bien du mal à les installer sur l’appareil. Le bois craque sous la poussée du coin tranchant. Il y a très peu de perte et j’en ai un bon volume lorsque tout est fendu.
Le lendemain je suis allé chercher l’affute-pieux, de la Cuma également. C’est un appareil très pratique d’utilisation et qui fait de belles pointes. Il faut introduire le piquet à l’intérieur de la machine; un premier passage des couteaux façonnent 2 faces de la pointe, les lames reculent, on tourne le piquet d’un quart de tour, un deuxième passage fait les 2 autres faces. Cela demande beaucoup de manutention et c’est un travail très physique surtout pour faire les piquets de 2 m . Mais en fin de journée j’ai des centaines de piquets de faits ( je n’ai pas compté) et je ne suis pas mécontent de voir mon chantier terminé
Maintenant il va falloir ramener les matériels de Cuma et nettoyer le chantier. J’ai un bon tas de copeaux, qui une fois secs iront très bien pour allumer et chauffer le four. C’est un travail qui va m’avoir pris 3 jours.

A bientôt

JE LANCE UN APPEL: j’aurais besoin de paille, une dizaine de tonnes environ . Si quelqu’un en a de trop, je serais preneur
contact : bernard@vernois. com

Coup d’oeil dans le rétro - 18 juin 2010

Il me restait 15 balles rondes de paille stockées sous le hangar du Murger. Les souris ont coupé les ficelles et 12 n’étaient pas transportables. Il fallait bien faire quelque chose de ce tas de paille en vrac. Refaire des balles rondes n’était pas facile à cause de la place restreinte sous le hangar. J’ai donc pensé à faire des petites bottes de moyenne densité. La presse ancienne est plus pratique à faire fonctionner en statique. Et puis c’est toujours bon d’avoir des petites bottes sous la main. Elles sont bien utiles quand on élève des petits animaux comme les volailles, les chèvres, ou soutenir pendant la tétée un veau qui ne se tient pas encore debout seul.
Les presses à moyenne densité (c’est comme çà qu’on les appelle) en état de marche sont maintenant bien rares dans la région.. Il y a belle lurette que toutes les exploitations agricoles sont passées à la balle ronde et même à la grosse balle carrée. J’ ai quand même trouvé l’oiseau rare chez un cousin. C’est une presse Renault, fabriquée par Claas, semblable à celle que j’ai utilisé pendant longtemps dans les années 60 et 70
Comme elle n’avait pas « tourné » depuis 2 ans j’ai du graisser, huiler les organes mobiles et dégripper certaines pièces du système de liage. J’ai été surpris de la facilité avec laquelle j’ai retrouvé les gestes d’entretien, l’emplacement des graisseurs, les chaines et pignons à lubrifier, le réglage de la grosseur et du serrage des bottes.
Arrivé sur place, je dépile les balles informes,les déroule grossièrement et mets la paille à la fourche dans la veille presse. Le début est un peu difficile. Le célèbre noueur Claas a des ratés. Les premières bottes sont mal liées, les noeuds ne tiennent pas; il faut repasser la paille une fois de plus dans l’engin. C’est un peu décourageant. Puis après une pulvérisation de lubrifiant aux endroits stratégiques tout s’arrange. Le piston vorace avale bien la paille poussée par les bras ameneurs et les petites bottes bien faites sortent de la presse.
Touène, qui avait appris ce que je faisais n’a pu s’empêcher de venir voir et bien sur me prêter main forte. Cela lui a rappelé son jeune temps, quand il travaillait dans les fermes. Il n’était pas peu fier de »faire le char »: empiler au mieux les bottes que le lui passais sur la remorque. C’est tout un art d’empiler les bottes, en faire croiser chaque rang, monter les cotés bien verticaux. Le chargement doit pouvoir être transporté sans encombres, sans s’écrouler au moindre chaos ou à la moindre déclivité. Là cela ne risquait pas d’arriver, le « char » n’était pas très haut.

Je profite de ce billet pour vous faire connaître un nouveau site mis en ligne à la demande de la profession pour promouvoir le boeuf trop souvent décrié. On y parle du boeuf dans son milieu, de biodiversité, de campagne, et de viande bien sûr. Vous y retrouverez des blogs d’éleveurs dont le mien. Cliquez sur leboeufbonparnature.com

A bientôt

Retour au pré - 2 mai 2010


Avril ne te découvre pas d’un fil,mai va comme il te plaît. A part que cette année avril a ressemblé plus à un mois d’été qu’à une fin d’hiver. Cela m’a permis de réaliser une mise au pré idéale pour tous les animaux qui étaient encore à l’étable.
Les vaches avec leurs jeunes veaux ont trouvé des conditions exceptionnelles à leur sortie, sur des prés bien ressuyés où l’herbe commençait à pousser. Des gelées blanches ont cependant persisté jusqu’ à la dernière semaine, pas trop gênantes mais limitant la pousse. Pour moi ce n’est pas plus mal. Les vaches ne trouvant pas une herbe abondante n’ont pas beaucoup de lait. Ainsi les jeunes veaux ( les 1ers ne sont nés qu’en février ) ne se trouvent pas confrontés à des pis gorgés de lait très riche, trop abondant pour eux, juste bon à déclencher des diarrhées et des problèmes digestifs. Malgré la fraîcheur matinale et le vent du nord les petits veaux ont bien débuté leur vie à l’extérieur. Pas de congestion intestinale,ballonnement, coliques, coup de froid, etc comme je l’ai souvent connu lors de mauvais printemps.
Avec ce beau temps persistant j’ai bien pu prendre mon temps pour lâcher, une petite semaine. Avant de les dispatcher sur les prés qui donnent sur la cour de la ferme, j’ai pu prendre le temps de passer chaque « paquet » par les parcs. J’ai pu employer le temps qu’il fallait pour que chaque veau s’accoutume à l’ambiance extérieure, reconnaisse sa mère, retrouve le pis . Quand tout semblait ok j’ ouvrais la barrière et le résultat a été assez positif . Un seul veau est resté bloqué à la barrière mais sa mère est revenue le chercher le soir. Procéder ainsi évite bien de la fatigue et de l’énervement.
Pour aller dans les prés plus éloignés, c’est en remorque que les animaux ont fait le voyage: 3 veaux dans le compartiment avant, les vaches à l‘arrière. Pour les faire monter dans la bétaillère j’ai eu besoin de l’aide de Chantal. Arrivé dans le pré j’ouvre les portes, tous descendent et là, la reconnaissance vache-veau est parfois plus délicate. En général cela s’arrange dans la journée.
Parfois un veau craintif et désorienté ne retrouve pas sa mère et lors de ma visite du soir je le retrouve affamé, gueulant à la recherche de sa mère. Souvent il vient à mon devant chercher du secours auprès de moi. Alors je tente de le conduire vers sa vache et si celle-ci ne me fuit pas, j’essaie de le guider vers la zone du pis. Il reconnaît les odeurs qui lui sont familières et c’est gagné; il se met tout de suite à téter. Si un plus dégourdi est passé avant il boit ce qui reste et ne quitte plus sa mère. Désormais il va faire attention, c’est l’apprentissage de la vie.
Je n’ai eu que 2 retours à l’étable. Un veau que j’avais mis au pré plus tôt, début avril a été atteint de coccidiose. Des bactéries détruisent l’intérieur des intestins ce qui se traduit par une diarrhée très sanguinolente, mortelle si elle n’est pas soignée à temps. Après soins adaptés, le veau ,costaud, a été vite remis. Du coup j’ai fait un traitement préventif à tous les autres en plus du déparasitage habituel d’avant mise au pré: poux et vers de toute sorte
j’ai du ramener une vache qui souffrait terriblement du pis. Sous l’action conjuguée du soleil, du vent, et de la bave du veau, deux des quatre trayons déjà très gros d’avance se sont enflammés, craquelés. Ils lui faisaient tellement mal qu’elle se couchait pour empêcher le veau de téter. Même à l’écurie j’ai du me fâcher, l’ attacher fermement et lui mettre la « mouchette » (instrument de contention que l’on met dans les naseaux) pour permettre au veau de téter et dégonfler les tétines Une semaine d’écurie, d’application de pommade et tout est rentré dans l’ordre.
A l’heure actuelle il ne reste plus que 3 vaches qui viennent de vêler et je ne vais pas tarder à les sortir, mais 4 autres vont venir les remplacer car le moment du vêlage s’approche.Je préfère les avoir sous la main pour les surveiller et intervenir au besoin.

A bientôt.

Le Vent de la messe des Rameaux - 29 mars 2010


L’équinoxe de printemps vient de passer, L’hiver est derrière nous. Mais ce n’est pas pour tout ça que nous connaissons le beau temps. Aujourd’hui c’est dimanche des rameaux; les gens de la campagne, les anciens tout au moins regardent dans quelle direction souffle le vent; certains disent même qu’il faut regarder pendant la messe des rameaux. En général ce sera le vent dominant pour une bonne partie de l’année. Si cette croyance se justifie, 2010 ne devrait pas connaître la sécheresse car il a plu abondamment durant toute la matinée avec vent d’ouest – sud ouest. Normalement, une année humide est plus favorable pour l’agriculture mais je redoute toujours l’ excès d’eau. Les terres de Vernois n’aiment pas ça. On en reparle en fin d’année.
Depuis une quinzaine de jours j’ai pu commencer les travaux habituels de printemps
J’ai révisé et remis en état les clôtures électrifiées. Cette année elles n’étaient pas trop abîmées, même le long de la rivière qui n’a connu qu’une crue de petite importance. J’aime bien être prêt à mettre quelques animaux dehors dès les premiers jours de soleil: 2 ou 3 vaches par pré, une dizaine de jeunes sur 2 parcelles, 5 génisses de 2 ans sur une autre parcelles,les taureaux ailleurs, etc. Ainsi j’en ai déjà 35 au pré. Quand arrive le printemps je n’aime pas voir les animaux dans les bâtiments, j’ai l’impression qu’ils sont mal et ont trop envie de retrouver l’herbe. Le travail journalier se trouve allégé. Même si je dois alimenter les animaux lâchés, j’utilise bien moins de fourrage. Les stocks sont bas même après avoir acheté un chargement de foin.
L’azote est épandu sur les cultures ainsi qu’un engrais à base de chaux sur une partie du Grand Pré où la végétation traduit un excès d’ acidité. J’espère que cet amendement donnera un peu d’appétence à l’herbe et que les animaux laisseront moins de refus. J’ai fait appel comme depuis plusieurs années déjà à une entreprise pour faire ce travail. Cette fois c’était un quad tractant un semoir qui épand sur 24 m de large; C’est rapide, efficace et très spectaculaire. Les possibilités de franchissement de cet engin sont vraiment incroyables.
Entre 2 vêlages j’ai pu labourer et semer de l’avoine à Corfeuil. Il faisait très beau en début de semaine dernière, la terre s’est bien prêtée à ce semis. Au printemps je trouve toujours agréable de travailler cette parcelle qui domine la vallée de l »Arroux avec vue imprenable sur les collines du Morvan. Chantal a profité de ce moment privilégié pour m’apporter un pique-nique.
L’avoine est une céréale secondaire, mais très « rafraîchissante »pour les bovins et stimulante voire excitante. En fin d’hiver je trouve qu’elle tient les vaches en bonne forme et facilite le retour en chaleur. D’ailleurs sur les génisses je n’ai jamais eu recours au groupage de chaleurs par hormones. Une bonne cure d’avoine début avril permettait de voir une bande de 12 à 15 taures « demander les boeufs » (comme on dit) et être saillies en une dizaine de jours. J’en ai fait plusieurs fois l’expérience.
Les vêlages ne sont pas encore terminés. Je n’ai que les 2/3 des veaux qui sont nés. D’après le vétérinaire que je n’ai d’ailleurs guère vu cet hiver, ce retard dans les naissances est assez général dans la région. Il attribue cela à la vaccination FCO de ces dernières années. Le vaccin a peut-être troublé la fécondation et la gestation.
Même si mon travail est allégé dans l’ensemble, je me trouve encore bien occupé

A bientôt

C’est l’hiver - 31 janvier 2010

Voilà déjà le premier mois de l’année 2010 qui s’achève. Ce mois bien hivernal nous a montré que le temps de saison existe encore. Et ce n’est pas plus mal. La nature, la végétation ont besoin de cette période froide. Je trouve que le gel ,les bonnes chutes de neige « remettent les pendules à l’ heure » et rappellent à chacun qu’on ne vit pas sous les tropiques et qu’il faut bien faire avec. C’est là que l’on se rend compte qu’un pays peut être paralysé malgré les déneigeuses et les tonnes de sel qui sont bien dérisoires face aux éléments hivernaux.
A la ferme, il ne se passe rien de très particulier qui mérite d’ être raconté. Avec ce temps il n’est pas facile de faire quoi que ce soit. Il n’est guère de travaux que l’on puisse faire quand le terrain est gelé ou recouvert par 10 cm de neige.
Le travail dans les écuries,2 fois par jour m’occupe déjà bien. Mais cela n’a rien à voir avec ces dernières années; 55 animaux de moins à hiverner ce n’est pas rien. Et plus besoin de prendre la voiture pour me rendre matin et soir au Murger ( 2 km ), parfois en pleine nuit, transporter de l’aliment, du fourrage, des animaux, vider la fosse à lisier souvent pleine etc….etc.. Quand j’y pense je me demande comment je pouvais faire tout ça. Il faut dire que je n’avais pas une minute à moi.
De ce fait je peux passer un plus de temps au chaud, à la maison. Ce n’est pas pour autant que je suis inactif. J’ai fait des rigoles dans les prés qui en avaient bien besoin. J’ai ramené du bois de chauffage de Corfeuil et l’ai scié. Avec ces températures la chaudière de chauffage central est plutôt gourmande
Trois jours d’un temps plus favorable m’ont permis de retourner couper la lisière du bois des Aiguillères ,commencée l’hiver dernier. Avec Touène le bûcheron on en a fait un bon tas. Il faut dire que le vent glacé venant du nord ne nous invitait pas à faire des pauses pendant notre travail et il valait mieux en « mettre un coup » pour ne pas prendre froid.
J’ai profité d’un jour particulièrement maussade pour nettoyer un local qu’on a toujours appelé « le fournier » Autrefois il abritait un moulin à farine, la récolte de patates, la chaudière pour cuire les-dites patates et de quoi préparer la pâtée pour les cochons qui vivaient à côté. Mais je pense qu’au tout début c’était une habitation; on y trouve une grande cheminée, une pierre d’évier en granit et des vestiges de fenêtres maintenant murées. J’ai fait un grand feu dans la cheminée. rien de tel que les flammes pour faire le vide et se débarrasser de l’inutile. Après un bon coup de balai, les toiles d’araignées abattues, un peu de rangement le « fournier » parait plus accueillant. En sortant la carcasse de la chaudière juste bonne pour la ferraille j’ai eu le sentiment de tourner une page.
A bientôt

Solstice d’hiver - 23 décembre 2009

neige

Cette fois-ci nous voila bien en hiver et l’épisode de neige et de froid nous l’a bien fait savoir. Il y a longtemps qu’il n’était tombé autant de neige. Environ 20 cm ont recouvert la campagne. L’effet de surprise passé, car le décor est toujours aussi magnifique et attendu en période de Noël, je considère rapidement la neige comme un handicap pour le travail et la vie en général. Le froid très vif, -12° une nuit, -19° la suivante et le thermomètre qui reste en-dessous de 5° la journée complique aussi la vie. Les tracteurs ont du mal à démarrer, les évacuateurs à fumier sont bloqués par le gel. Il faut calfeutrer les ouvertures des écuries où les animaux moins nombreux que les autres années ne dégagent plus assez de chaleur pour empêcher les canalisations de geler.
La ferme a pris ses quartiers d’hiver. Tous les animaux sont dans les étables. Les veaux de l’année sont en stabulation depuis début novembre. Et j’ai commencé à rentrer le vaches pendant la dernière semaine. J’ai rentré la plupart tout seul. Les matins, lorsqu’elles venaient réclamer à manger j’en ramenais chaque jour un petit lot que je mettais en place. Le 30-11 c’ était jour de rappel des vaccins fco sur les broutards. J’avais demandé un ouvrier du service de remplacement pour m’aider. Après le passage du vétérinaire on a rentré et attaché les 20 dernières.
Au 1er décembre il ne restait plus que 5 génisses de 18 mois que j’ai nourri jusqu’à ces jours. Par beau temps tout va bien mais dans 20 cm de neige les choses se compliquent. Vendredi 18-12 c’était la prophylaxie, prise de sang et rappel fco pour tous les adultes.Si les vaches ne craignent pas la prise de sang sous la queue il n’en est pas de même pour les piqûres dans l’encolure ( 1 intramusculaire 1 sous-cutanée ). Elles voient arriver le danger (le véto et ses seringues). Beaucoup sont stressées, bondissent sous le coup d’aiguille, et parfois poussent un cri qui alerte toutes les autres.
Après j’ai rentré les génisses. Il y avait trop de neige pour les relâcher après la vaccination. Elles sont plus faciles à soigner en stabulation que dans le pré. Il ne reste plus que le taureau et Timoun qui ont tous les prés pour eux.
Maintenant les journées sont ponctuées par le pansage du matin et du soir très allégé par rapport à ces dernières années. L’abandon de l’écurie du Murger de 34 places mais à 1,5 km rend le travail bien plus facile et plus rapidement fait. Finis les aller-retours en voiture, le transport d’animaux, d’aliments, de lisier et le souci de ne pas avoir les animaux sous la main.
Les travaux de ces derniers jours se résument à avoir scié du bois pour le chauffage, nettoyé et réorganisé le garage-atelier, nettoyé et rangé la grange pour y stocker la presse. J’ai voulu curer les rigoles dans les prés mais après une matinée de travail une casse de la machine de la cuma a interrompu mon activité. Dommage, car les conditions étaient idéales, et aujourd’hui le terrain est très détrempé. De toute façon la cureuse n’est pas encore réparée.
Maintenant il faut penser à fêter Noël. Toute la famille va être réunie. La trêve des confiseurs, c’est valable pour moi aussi.

Joyeux Noël à tous
A bientôt

Novembre - 24 novembre 2009

Arroux

La fin de l’année est proche. Les gros travaux sont terminés, facilités par le beau temps du début d’automne. Le terrain se prêtait bien au labour et j’ai eu vite fait d’ensemencer 3,5 ha de triticale à Corfeuil. Sur la parcelle restante,1,5 ha J’ai essayé un nouvel appareil de travail du sol qui s’est acheté à la cuma de la Tagnière. En fait je ne prendrai pas de parts sur cet engin. Je le trouve beaucoup trop lourd pour mon tracteur. En position relevée les roues avant perdent toute adhérence ce qui rend la conduite sur route très aléatoire; dans le champ le tracteur se cabre pour un rien. En plus je préfère le travail du cover-crop sur chaumes très reverdis.
On a profité du beau temps pour fendre du bois. Suite à des tempêtes qui avaient malmené les haies j’avais débité des branches cassées,des arbres déracinés et des petits tas de bois étaient restés en attente dans plusieurs prés. On a pu tout fendre et ramener à l’abri pour le chauffage hivernal.
Pour moi, novembre est synonyme de mauvais temps et d’hivernage des animaux. Comme tous les ans il faut préparer les bâtiments. C’est déjà faire le vide; pendant la belle saison les étables deviennent des locaux qui servent à un peu tout et c’est un incroyable capharnaüm qui s’est accumulé.
Il faut vérifier les abreuvoirs automatiques, changer des joints. Une soudure est parfois nécessaire sur les séparations de la stabulation. Les évacuateurs à fumier demandent beaucoup d’attention. Pour prévenir tout risque de pannes, chaque année je démonte les poulies d’angle, je graisse les roulements et je change ceux qui sont en mauvais état. C’est plus facile de le faire dans une écurie vide et propre, qu’en plein hiver à travailler dans le froid , les mains dans le fumier. J’ai vidé et nettoyé la grange et installé les cornadis.

Voilà déjà 15 jours que j’ai sevré les veaux avec l’aide d’un ouvrier du service de remplacement. Cette année tout s’est très bien passé.C’était un bon jour, les animaux se sont bien laissés faire. Je suis persuadé qu’il y a des jours plus favorables à la manipulation des animaux. Les jours précédents, j’avais bien préparé ce travail en distribuant quelques seaux de farine pour attirer les bovins dans des endroits « stratégiques » propices à leur capture. On n’a pas eu à courir, et là, le quad s’avère être très performant. En fin de matinée tous les veaux étaient dans le parc, les vaches reconduites dans les prés. Le vétérinaire est arrivé juste au bon moment pour vacciner contre la FCO. L’ après midi il ne restait plus qu’à trier les mâles des femelles, faire les lots par ordre de taille et les mettre en stabulation.
Une croyance: il faut sevrer les veaux le matin (avant 10 h) et les vaches ne vêleront pas la nuit.

Dernièrement, j’avais trouvé lors d’une visite matinale un veau très ballonné (météorisme). C’est très mauvais car les gaz dus à la digestion s’accumulent dans la panse et à un moment donné ils compriment tellement les poumons que l’animal meurt asphyxié si rien n’est fait. Après l’avoir ramené je lui passe une sonde (un tuyau souple) par la gueule et l’enfonce doucement dans la panse par l’oesophage. Quand l’extrémité rencontre la poche de gaz, celui-ci est expulsé violemment. Je pense à une indigestion due aux premiers froids, mais l’animal météorise à nouveau; j’ai du répéter l’opération plusieurs fois si bien que j’ai du appeler le vétérinaire. Un traitement a bien relancé le transit mais toujours ce ballonnement. A la 2ème visite le véto a pratiqué une intervention que je ne connaissais pas; après une incision de la peau il enfonce rapidement un tocard (un tube en fait) dans la panse après avoir transpercé le muscle et le péritoine; Puis il donne 2 ou 3 tours (comme un tire-bouchon) pour que le muscle retienne l’appareil grâce à un pas de vis. 2 fils maintiennent la partie visible du trocart cousu à la peau. Puis il retire la tige acérée qui a permis l’introduction et le gaz peut s’échapper en permanence. Mais quand l’animal se couche , c’est un jus peu ragoûtant qui s’écoule. Mais l’important c’est le résultat. La jeune génisse s’est bien remise à manger et à ruminer et plus de ballonnement. Le trocart est tombé de lui-même au bout d’environ 4 semaines. La cicatrisation est en train de se terminer.
Il fait bon vivre et ne rien savoir on en apprend tous les jours

A bientôt

PS. je pense que vous connaissez Facebook mais certainement pas façon Vernois ( clik pour voir )

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