Week-end de fête - 15 septembre 2008

Dans notre région les gens de la terre et ceux qui en ont des liens proches aiment bien organiser des fêtes en honneur à l’agriculture. L’exode rural a vidé les campagnes,les paysans sont de moins en moins nombreux, pourtant ces réjouissances attirent toujours la foule; Ces visiteurs viennent ,je pense, pour y retrouver leurs racines car bon nombre d’entre eux sont issus du monde agricole qui représentait une grande partie de la population au siècle dernier.
Samedi 30 août, à Mesvres, une commune voisine, se déroulait le concours annuel de labour avec chevaux et charrues anciennes. Comme tous les ans, nous avons eu un beau spectacle, de ces juments au travail conduites par des anciens agriculteurs, rajeunis d’un demi-siècle le temps d’un après-midi. L’enjeu n’était pas très important mais chacun a fait de son mieux; question de fierté.
Des tracteurs anciens étaient exposés, et bon nombre de spectateurs ont retrouvé le même qu’ils avaient utilisé dans le temps et qui bien-sur était le meilleur! Un battoir a « tourné » une bonne partie de l’après-midi avalant les gerbes de blé et ravivant des souvenirs à beaucoup d’anciens qui avaient dans leur jeunesse porté les sacs de grain au grenier ou empilé les « bouchons » de paille pour faire le « plongeon ».Le maréchal-ferrand a attiré bien des curieux quand il a « ferré » une jument . Pendant ce temps un bourrelier travaillait le cuir. Autant de scènes qui ramenaient à un temps qui semble déjà loin.
Cela a plu à tout le monde ,grands et petits et en particulier à Alexandre qui adore tout ce qui touche à l’agriculture. C’est d’ailleurs un fan du blog depuis toujours; d’ailleurs, au début, il demandait à ses parents de lui lire les textes . Je lui fais un petit coucou.
Le carrousel de juments auxoises ( cliquez sur la photo du haut ) a eu un sacré succès. 22 juments de 800 à1000 kg lancées au galop depuis le fond du pré, qui restent serrées sur une seule ligne et s’arrêtent à quelques mètres de la foule. Beau et impressionnant.
Le soir la fête s’est achevée dans la convivialité par un repas sous chapiteau.

Le lendemain, à La Boulaye, autre commune proche, c’était la fête de l’agriculture,organisée par les jeunes agriculteurs,  avec concours de labour (encore un ), mais avec du matériel moderne cette fois. Beaucoup de visiteurs avaient fait le déplacement pour voir en découdre les jeunes laboureurs, à la charrue ou au brabant. Il leur faut labourer au mieux, en respectant un règlement compliqué. Les vainqueurs pourront concourir en départemental, voire en national.
Autour de cette compétition on trouvait beaucoup d’attractions, de stands, d’étals de produits locaux, un coin jeu pour les enfants ,une mini-ferme,une démonstration de chien de troupeau au travail, des baptêmes de l’air en hélico, etc……. et là aussi un battoir ancien et des vieux tracteurs.
Le soir un grand repas était organisé, du boeuf à la broche. La cuisson, très spectaculaire de 6 cuisses de boeuf, et d’une gigantesque poêle de pommes de terre aurait pu régaler des centaines de gourmands mais malheureusement un orage en fin d’après-midi a fait fuir bon nombre de spectateurs. Le repas et la soirée dansante n’ont pas eu le succès escompté. C’est dommage car les jeunes agriculteurs avaient beaucoup donné pour organiser une telle fête.

A bientôt

Dernières quatre-heures dans la Plaine - 23 juillet 2008

Dans le billet précédent je disais que la fenaison allait prendre une tournure particulière. En effet j’ai fait les foins pour la dernière fois à Bussière.

Bussière c’est un îlot (comme on dit à Bruxelles) situé à 2 km de Vernois, de 36 ha d’un seul tenant, divisé en 6 parcelles. Je l’exploite depuis novembre 1974 quand nous nous sommes  » installés » avec Chantal. Mais cette année j’ai décidé se mettre fin au bail qui me liait depuis 34 ans avec la même famille. En effet j’ai l’intention de diminuer fortement mon activité dès l’automne prochain. J’y reviendrai bien sur.

J’ai confectionné les dernières balles de l’année aujourd’hui par un beau temps idéal et donc « fait les foins » pour la dernière fois dans La Plaine. Aussi pour marquer le coup, Chantal accompagnée des petits-enfants Camille et Matteo et de leur maman est venue m’apporter les quatre-heures dans le pré. Quatre-heures si on peut dire, plutôt une pause-café pour couper l’après-midi avec quand même boisson rafraîchissante et gâteau cuisiné pour la circonstance, dégustés à l’ombre d’un chêne. Les enfants étaient ravis. J’en ai profité pour évoquer le temps où on se retrouvait à 5 ou 6 faneurs sous le même chêne pour prendre un véritable repas.

    Voici un menu courant

  • jambon cru ( de la ferme bien sur)
  • omelette salade
  • fromage à la crème ou fromage de chèvre
  • tarte ou flan ou gâteau de semoule

Il y a longtemps que cela ne se fait plus. Avec l’évolution du matériel, de la façon de travailler, ce n’est plus justifié. Autrefois les foins se faisaient beaucoup plus manuellement, étaient plus pénibles. Un repas dans le pré vers les 16 – 17 heures (voir billet foins année 80) rechargeait les batteries de chacun car la journée se prolongeait souvent tard le soir. En outre se restaurer sur place gagnait un temps précieux quand on travaillait dans un pré éloigné.
On aura transmis à nos petits-enfants un peu de nos traditions. A n’en pas douter cela leur fera de bons souvenirs.

A bientôt.

Panier façon Vernois - 19 mars 2008

Aujourd’hui je veux vous parler de la fabrication de paniers d’osier comme j’en ai toujours vu faire autrefois au cours de veillées.Mais comme je ne sais malheureusement pas les faire, je laisse à mon beau-frère Alain le soin d’expliquer la façon de faire qu’il a su perpétuer, illustrée par de nombreuses photos prises à chaque étape de la fabrication par ma soeur Jacqueline.

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FABRICATION DE PANIER EN OSIER PAR UN AMATEUR

Le premier travail est de repérer ce que nous appelons le bois de panier. C’est ce que je fais l’été lors de mes promenades à moto.
Il faut voir où il y a eu des coupes dans des forêts de châtaignier pour qu’au moment venu ( c’est-à-dire après la chute des feuilles ) aller cueillir ce fameux bois de panier.
Ce sont les jeunes pousses d’arbres (sur les souches) d’un ou deux ans qui se prêteront parfaitement à la forme qu’il sera nécessaire de leur donner pour la réalisation du panier ou corbeille.
Bien sur ce serait trop facile si il ne fallait pas regarder la lune, en effet ce bois doit se couper en vielle lune, c’est au dernier quartier de la lune de décembre que je choisi de collecter celui-ci
C’est toujours une expédition car bien sur cette cueillette se fait sur autrui et il faut prendre garde à ne pas tomber sur le propriétaire de l’endroit choisi. Quelques fois je demande l’autorisation mais j’avoue que c’est rare, donc je maraude.
Le bois de panier cueilli, je me mets en quête d’osiers, mais la c’est plus facile car je possède près de ma maison ce que nous appelons des gilles ou osières Une fois tout ce matériel rassemblé, je peux commencer mon panier. Cette année mon fils Olivier a pour la première fois fait un panier sans que j’ai à mettre la main pour l’aider.
Le premier travail consiste à choisir un bois pour tourner l’anse , l’anse tournée il faut faire le tour supérieur du panier qui sera avec l’anse la base de départ.
Pour faire ce tour il faut jouer du couteau pour couper en deux un bois également bien choisi. C’est une opération délicate et il faut s’aider du genou pour fendre ce bois parfaitement en deux en inversant le rayon pliage afin de suivre le fil du bois.

L’anse faite et le tour il faut assembler ces deux pièces avec un osier et faire ce que nous appelons l’œil de perdrix .
Pour travailler l’osier il faut fendre la tige celui-ci en trois ou en quatre suivant la grosseur avec ce que nous appelons dans notre jargon une choute (choute à trois, choute à quatre)
Ensuite il faut travailler l’osier sur le genou pour lui apporter souplesse et le rendre malléable en réduisant son épaisseur.
Le panier est bien commencé , maintenant il faut adjoindre ce que nous appelons des péchauds (patois).
Ces péchauds s’obtiennent de la même façon que le tour du panier, il faut user du couteau et du genou.
Ensuite il faut les travailler pour les rendre réguliers et les appointer des deux cotés en ayant pris soin de calculer exactement la longueur nécessaire à ceux-ci pour donner peu à peu la forme de notre panier .
Les péchauds se mettent par quatre ou huit (toujours multiple de deux), question de passage des osiers pour que ceux-ci soient une fois dessus, une fois dessous nos péchauds.
Ensuite il faut préparer des osiers les placer à la suite les uns des autres pour tapisser le panier complètement .

Le panier peut être de forme ronde, rectangulaire, ovale, carré, enfin de la forme que l’on souhaite obtenir si on a de l’imagination.
Pour ma part après mes réalisation terminées, je les passent toujours au vernis je les trouve plus jolis, et cela colle les osiers et les péchauds ensemble.

Il est possible de faire des paniers blancs également et pour cela il faut faire bouillir les osiers pour enlever tout simplement l’écorce que nous pourrions appeler la peau.

Malgré toutes ces explications, il ne faut pas croire que faire un panier ou une corbeille à pain par exemple c’est aussi simple que cela , mais la retraite arrive et je suis prêt à faire connaître ce passe temps à d’autres personnes.

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Dès que je disposerai de plus de temps pour mes loisirs je crois que je serai un de ses premiers élèves

A bientôt

plus de vues dans la galerie photo :un click sur vernois et mot-clé: panier

Une tranche de vie - 13 mars 2008

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Dans un billet précédent Je décrivais un dimanche difficile. Mais si les jours se suivent tous ne se ressemblent pas
Mardi 19-02: Après le travail routinier ( le pansage ) Michel vient me retrouver. On a décidé d’aller « faire la goutte », c’est-à-dire d’emmener les fruits fermentés (des poires) à l’alambic ambulant. Après avoir pris un café on charge les fûts sur le 4×4 et nous voilà partis pour Montmort. La campagne est belle sous ce soleil magnifique de février. On commente le paysage qu’on connaît peu, avec ses fermes, ses troupeaux qui passent l’hiver dehors sur des terrains vallonnés et sains. Arrivés sur place, on retrouve l’ambiance habituelle, incomparable ,les arômes de fruits portés à ébullition qui se mélangent à l’odeur de la fumée qui se dégage des foyers des alambics chauffés à bonne température. Autour du traditionnel canon de blanc ou verre de gnôle de bienvenue on parle de tout et de rien, de récolte de fruits, d’alcool, de gabelous……… On regarde fonctionner ces drôles d’engins. La matinée est vite passée.
De retour à Vernois c’est un autre épisode de la vie campagnarde qui m’attend: sortir les jambons du saloir. Autre travail, autres arômes. IL n’est pas facile de décrire ce parfum de saumure aromatisée par le poivre, l’ail, l’oignon, le thym, etc…..Après un rinçage au jet pour enlever le sel encore accroché à la viande, les jambons ont belle façon. Je les pends au soleil, exposés au vent du sud très doux ce jour-là.
Pour les faire sécher, j’ai opté depuis des années par l’immersion des jambons dans la chaux vive. De cette façon je n’ai jamais de problème de conservation. Après le repas je vide la caisse de la chaux fusée, de l’année précédente. Je l’épands dans le jardin potager. Les jambons ont bien ressuyé. Ils ont l’air prometteurs avec leur couenne dorée sur laquelle cristaux de sel brillent au soleil. Je les installe dans la caisse et les recouvre de chaux vive. Ils seront parfaitement secs d’ici quelques mois et on devrait se régaler.
Il faut croire que c’était un bon jour . Quand j’entre dans l’écurie c’est pour y découvrir un beau veau né depuis quelques instants. La vache a du avoir du mal car il est de belle taille; mais quand ça veut bien aller…… Au moins celui-la ne m’aura pas pris beaucoup de temps à m’en occuper.
Quand je sors de l’étable des cris inhabituels mais caractéristiques me font lever les yeux vers le ciel. Un groupe désordonné de grands oiseaux migrateurs tournoie au-dessus de la ferme. Chantal qui les observe à la jumelle depuis un moment me dit que ce sont des cigognes. Et quand je les vois se rassembler derrière leur leader en un magnifique V aux branches inégales, prendre le cap nord, nord-est et disparaître en quelques instants je me dis que viens d’assister à un spectacle qu’il n’est pas donné à tout le monde de voir. Et je pense que comme dit Ziala dans un commentaire qu’ il’y en a qui sont plus mal lotis.
Cependant il ne faut pas rester à rêvasser l’heure du pansage du soir arrive. Malgré ce travail qui m’attend je crois que je viens de passer une journée que beaucoup doivent m’envier. C’est comme ça la vie à la campagne ou plutôt dans la campagne.

A bientôt.


La tarte à la semoule - 27 novembre 2007

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Une lectrice évoquait les souvenirs de vacances passées chez sa grand mère dans notre région et particulièrement celui de la tarte à la semoule.
C’est pourquoi je vais vous donner ma recette, qui est bien traditionnelle et qui en régale plus d’ un !!!!…..
Je fais une pâte brisée ( 200gr de farine / 100gr de beurre), ensuite je l’ étale, j’allume le four à 200°, pendant ce temps je fais bouillir 1L de lait et j’ ajoute 5 à 6 cuillères à soupe de semoule de blé dur (fine ou moyenne question de goût), que je cuis une dizaine de minutes sans bouillir, sa consistance ne doit être ni trop claire, ni trop épaisse.
Un peu de sucre, de la vanille et je verse le tout sur la croûte, puis je décore à ma façon(comme Maman) ……
Elle cuit entre une 1/2 heure à 3/4 heure (à surveiller).
Dégustée encore tiède, elle est meilleure.

Bon Appétit!!!
Ce dessert se fait à toute saison mais je vous préviens, « il tient au corps ! »

PS: si vous connaissez des variantes, n’ hésitez pas !!!!! Je suis preneuse…..
A bientôt de vous lire.
Chantal

Concours:le déroulement - 17 octobre 2007

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Le concours d’Etang sur Arroux est ouvert aux animaux reproducteurs inscrits ou non inscrits au herd-book charolais (livre généalogique de la race charolaise).Ce sont surtout les veaux mâles de l’année qui constituent le gros de la troupe; mais on trouve également des 18 mois, des 30 mois, des adultes et quelques laitonnes (veaux femelles de l’année). Dès 6 heures du matin ce sont des animaux impeccables qui descendent des remorques et des camions et sont attachés au mur ou aux barres du foirail. Les jours précédents, les éleveurs les ont lavés, brossés, peignés, bichonnés, appris à « marcher en corde »(avec longe et licol): un vrai travail de spécialiste. Après avoir encaissé les inscriptions, contrôlé les documents sanitaires des bovins avec un vétérinaire, le président les répartit en sections (8 à 10 animaux) par catégories et par tranche d’âge.
Ensuite la compétition peut commencer. Durant toute la matinée, section par section les éleveurs appelés au micro sont invités à présenter leurs animaux dans les « rings« où 2 jurys de 3 personnes et 1 secrétaire vont les noter et les classer. Seuls les 3 premiers de chaque section sont récompensés par une plaque sur laquelle figurent le lieu du concours et leur rang. En fin de matinée les lauréats vont concourir à nouveau pour différents prix: prix d’honneur,prix d’ensemble, prix de famille. L’examen passé les animaux sont reconduits à leurs places et les éleveurs fixent la plaque en face l’animal primé. Ainsi les spectateurs ,venus en connaisseurs pourront se rendre compte de la qualité de l’élevage et des prix engrangés. Tout le matin c’est un constant va et vient d’animaux toilettés en permanence par leurs propriétaires qui manient la brosse, le peigne, et le bâton de cosmétique jusqu’au dernier moment avant de passer devant les juges.

Une telle manifestation draine des professionnels de toute la contrée et c’est l’occasion de retrouver des gens que l’on ne voit pas souvent. La buvette est le lieu idéal de rencontre et de convivialité. Chantal y sert un excellent blanc d’Alsace aidée par 3 jeunes femmes d’ agriculteurs. Cette année on a même vu à une table Jeanine et Madeleine, deux expertes qui sont à l’origine de cette buvette depuis le tout premier concours.
Quand tous les classements sont terminés le moment des discours est venu. Président, maire, conseillers généraux et député se succèdent au micro. Puis coupes et cadeaux sont distribués aux lauréats. Ils sont en général offerts par des associations, des sociétés, des commerçants locaux vivant d’une activité para-agricole en rapport avec l’élevage. Le Crédit Agricole a innové cette année en offrant un trophée. Il sera remis en jeu chaque année et ne sera acquis qu’ à la suite de 3 victoires successives. Suit un vin d’honneur offert par la commune. Pour clôturer la journée un repas est servi à la salle des fêtes. Au menu: charcuterie, blanquette de veau, fromage,tartelettes.

Malheureusement cette année le concours n’a pas connu le succès habituel; un peu moins d’animaux présents,une fréquentation en baisse du public, et beaucoup moins de convives au repas. La morosité ambiante sur fond de crise due à la fièvre catarrhale et le commerce au point mort, n’y sont pas étrangers. Cependant rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2008

A bientôt.

Concours:la préparation - 12 octobre 2007

concours1.JPGTraditionnellement, tous les ans, un concours de bovins reproducteurs se tient le 2ème lundid’octobre sur le champ de foire d’Etang sur Arroux. C’est toujours une belle manifestation mais c’est un sacré travail de préparation pour que tout soit prêt le jour-dit. Il est assuré par les bénévoles du comité de foire agricoles, des éleveurs du coin, pour la partie « concours »et par Chantal pour la partie intendance (buvette et repas). Une réunion des membres du comité a lieu quelque temps avant pour distribuer les tâches.
Pour le président, il faut penser aux démarches administratives, retenir des salles communales;il faut aussi commander les plaques qui récompenseront les lauréats, prendre les inscriptions des candidats; il ne faut pas oublier d’ inviter les personnalités locales. il lui faut aussi trouver un jury ( 2 équipes de 3 personnes)et leurs « secrétaires »
La veille du jour J, les volontaires sont là pour aménager le champ de foire: préparer les places pour les élevages, installer les barrières vauban fournies par la commune, pour faire les « rings » de présentation. Ils doivent également préparer la salle pour l’accueil des participants et dresser les tables où chacun pourra venir se désaltérer, indispensable lieu de convivialité.
Dans la semaine qui précède Chantal commande les repas chez le traiteur, le pain, la pâtisserie, la boisson. Il faut prévoir le café, les croissants et les sandwiches pour les arrivants les plus matinaux. Un exercice difficile pour elle, trouver de l’aide pour tenir la buvette et servir les repas. Il lui faut passer beaucoup de temps au téléphone pour recruter quelques jeunes femmes disponibles ce jour-là et d’accord pour participer. Comme je l’ai déjà dit beaucoup d’épouses d’éleveurs travaillent en dehors de l’exploitation agricole et ne peuvent se libérer. Et puis il y a toujours les petits détails auxquels il faut penser comme les torchons, une cafetière, un tire-bouchon, etc… Le dimanche matin il faut dresser la table pour le repas qui suivra le concours. Pas moins de 130 convives sont attendus.
Ceci n’est qu’un aperçu de tout le travail réalisé par le comité de foires agricoles pour la réussite de cette journée. Mais personne ne se fait tirer l’oreille pour apporter sa contribution car il s’agit d’un épisode attendu de la vie des éleveurs de bovins charolais.

A bientôt……. pour le concours

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