Dernières quatre-heures dans la Plaine - 23 juillet 2008

Dans le billet précédent je disais que la fenaison allait prendre une tournure particulière. En effet j’ai fait les foins pour la dernière fois à Bussière.

Bussière c’est un îlot (comme on dit à Bruxelles) situé à 2 km de Vernois, de 36 ha d’un seul tenant, divisé en 6 parcelles. Je l’exploite depuis novembre 1974 quand nous nous sommes ” installés” avec Chantal. Mais cette année j’ai décidé se mettre fin au bail qui me liait depuis 34 ans avec la même famille. En effet j’ai l’intention de diminuer fortement mon activité dès l’automne prochain. J’y reviendrai bien sur.

J’ai confectionné les dernières balles de l’année aujourd’hui par un beau temps idéal et donc “fait les foins” pour la dernière fois dans La Plaine. Aussi pour marquer le coup, Chantal accompagnée des petits-enfants Camille et Matteo et de leur maman est venue m’apporter les quatre-heures dans le pré. Quatre-heures si on peut dire, plutôt une pause-café pour couper l’après-midi avec quand même boisson rafraîchissante et gâteau cuisiné pour la circonstance, dégustés à l’ombre d’un chêne. Les enfants étaient ravis. J’en ai profité pour évoquer le temps où on se retrouvait à 5 ou 6 faneurs sous le même chêne pour prendre un véritable repas.

    Voici un menu courant

  • jambon cru ( de la ferme bien sur)
  • omelette salade
  • fromage à la crème ou fromage de chèvre
  • tarte ou flan ou gâteau de semoule

Il y a longtemps que cela ne se fait plus. Avec l’évolution du matériel, de la façon de travailler, ce n’est plus justifié. Autrefois les foins se faisaient beaucoup plus manuellement, étaient plus pénibles. Un repas dans le pré vers les 16 - 17 heures (voir billet foins année 80) rechargeait les batteries de chacun car la journée se prolongeait souvent tard le soir. En outre se restaurer sur place gagnait un temps précieux.
On aura transmis à nos petits-enfants un peu de nos traditions. A n’en pas douter cela leur fera de bons souvenirs.

A bientôt.

Solstice - 8 juillet 2008

Voila déjà un mois que j’ai posté le denier billet. Comme le temps passe. Les derniers commentaires m’encouragent à reprendre l’écriture. Je dois reconnaître que j’avais perdu courage avec ce début juin pourri, cette grisaille permanente, et les conséquences désastreuses sur mon travail; les prés détrempés qui s’abîment, les céréales attaqués par les maladies, les premières récoltes retardées, les travaux prévus reportés à je ne sais quand, le tout couronné par les tracasseries de la vaccination contre la FCO. Aussi ne soyez pas surpris si le soir je n’avais aucune envie de raconter tout cela et si l’appareil photo est resté dans le fond de la cabine du tracteur.
Je me dois quand même de raconter deux faits marquants. Le 18 juin le dernier veau est né. Malgré une surveillance renforcée je n’ai pas vu la vache mettre bas. Je ne l’attendais pas spécialement ce jour là. Tout s’est bien passé et à ma visite du matin j’ai trouvé le jeune veau, à peine visible, tapi dans un rond d’orties. (photo du haut). Les veaux qui naissent au pré ont toujours cette habitude de se dissimuler dans des hautes herbes ,dans un roncier ou de pénétrer dans une haie,sans doute un reste d’instinct d’ animaux sauvages. Ils y parviennent très bien et si c’est parfois un casse-tête pour moi de les retrouver,les vaches connaissent très bien la cachette .
Au Murger j’avais un tas de paille, 70 balles rondes environ dont toutes le ficelles les liant avaient été coupées par les rongeurs. La moissonneuse-batteuse avait du mal faire son travail, du grain est resté dans la paille, et s’est retrouvé à l’intérieur des balles. Rats et souris y ont trouvé gîte et couvert et ont sectionné toutes les ficelles gênantes pour elles. Aussi j’étais en face d’un tas de paille en vrac, impossible à manipuler ou à transporter. Il a fallu tout repasser dans la presse à balles rondes. Dérouler la paille le long du hangar, retirer les ficelles, botteler, rempiler les nouvelles balles a pris une journée de travail à trois personnes. Travail peu gratifiant.
Puis avec le solstice, l’été est arrivé, avec le soleil,la chaleur et beaucoup de travail et encore peu de temps pour écrire. J’ai pu commencer les foins. J’en reparlerai plus tard. Les foins c’est important, cela vaut bien un billet; surtout que cette année ils vont prendre une tournure particulière.
La chaleur subite a fini de mûrir rapidement l’orge d’hiver et il a fallu la récolter le lundi 30 juin. Ne pouvant être à la fois au “four et au moulin” j’ai arrêté de faucher le foin car je savais bien qu’il me serait impossible de tout faire. Il me fallait 2 bennes à grains. Celle que je partage avec un mon voisin était chez celui-ci, toujours équipée pour l’ensilage,et légèrement cassée. Celle que me prête Roger, un autre voisin n’était pas opérationnelle non plus, n’avait pas ses rehausses à grains. En plus elle avait besoin d’un bon nettoyage car elle avait servi à transporter du fumier dernièrement. Comme je suis le premier à avoir moissonné j’ai du me farcir les 2 remorques à préparer. Après le battage j’ai stocké l‘orge sur le grenier, et bottelé la paille. En milieu d’après-midi il faisait une telle chaleur, la paille était tellement brûlante, que la presse faisait du vilain boulot. J’ai attendu le coucher du soleil pour terminer de 22 heures à 23h 30. La fraîcheur tombant, tout allait beaucoup mieux et j’ai pu faire de belles balles bien serrées.
Le lendemain les orages sont arrivés: entre 75 et 80 mm d’eau au mètre carré en 36 heures ! Des balles de foin qui se trouvaient dans de petites cuvettes on baigné dans l’eau. Les prés sont encore détrempés, les rigoles donnent à plein, la rivière se tient très haute. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas pu retourner dans les prés que ce soit pour faucher ou ramener les bottes de foin à la ferme

A bientot , promis.

les Récoltes sont terminées - 25 août 2007

paille.JPG

Ca y’est, les récoltes d’été sont terminées. Cela n’a pas été sans mal avec ce temps pourri qui a perturbé ce travail important. Il aurait pu ne durer que 2 semaines maximum et il nous a tenu en haleine depuis le mois de juin. Il a fallu se donner à fond pendant les rares périodes ensoleillées, ce qui m’a privé de plusieurs sorties les week-end et même le 15 août. J’ai empilé les dernières bottes de foin sous le hangar la première semaine d’août. Il y a longtemps que je n’avais pas fini la fenaison si tard. Une petite période de soleil m’a permis de moissonner à Corfeuil les derniers hectares de céréales. Mais le grain n’était pas très sec. Il aurait fallu plusieurs jours de soleil pour sécher le grain enfermé dans la balle de l’épi de triticale; malheureusement on ne l’a pas eu et le grain est resté mat, gonflé ,au bord de la germination. Aussi j’ai du l’entreposer sur un grenier au Murger ou je l’ai étalé pour achever le séchage. J’ai pu mettre la paille en bottes le jour du 15 août mais elles sont encore sur le champ car une tempête se déchainait le soir-même. Les dégats ont été très importants dans la région. je m’en suis bien tiré avec seulement quelques arbres cassés. Mais il est tombé beaucoup d’eau et ensuite un temps froid et humide s’est installé. Et comme si ça ne suffisait pas, une trombe d’eau s’est abattue sur Vernois et le voisinage (40 mm en 2 heures, 60 en 36 heures). Le ruisseau d’habitude si tranquille est devenu fou et a recouvert toute la cour de la ferme et l’eau a investi le garage et le fournil. Malgré la montée rapide de l’eau j’ai pu faire le tour de tous les locaux et surélever ce qui méritait de l’être mais heureusement la crue s’est arrêtée à temps, avant l’envahissement de tous les bâtiments. On a quand même eu chaud. Maintenant les terrains saturés n’absorbent plus l’eau ce qui m’interdit tous travaux dans les champs. Les collègues qui n’ont pas fini les récoltes ,et ils sont nombreux,ont du souci à se faire

Voilà la période des vacances qui s’achève. Les vacanciers font grise mine et se plaignent. Je compatis avec ces gens enfermés en ville toute l’année et qui rêvent d’évasion mais je pense qu’il faut relativiser; ils ont déjà de la chance de pouvoir partir en congés, ce qui n’est pas mon cas. Et pour ceux qui sont attendus sur les conditions climatiques pour gagner leur vie , qu’ils soient du milieu agricole ,touristique ou des loisirs, ils ne sortiront pas indemnes d’un tel été pourri. Cependant il ne faut pas croire qu’on n’a jamais vu ça; l’année 1977 avait été bien pire pour la ferme de Vernois

A bientôt

Stockage pour l’hiver - 31 juillet 2007

Voilà pratiquement 3 semaines que je commençais à faucher et aujourd’hui j’ai terminé. Non sans mal, avec cette météo capricieuse. Maintenant il faut mettre toutes les balles de foin (environ 700) à l’abri. C’est un travail fastidieux surtout pour stocker dans les anciens fenils, situés à l’étage au dessus des étables : “les enhauts” (prononcé en-nau). Mais c’est les vacances, je ne manque pas de bras et personne ne rechigne pour me donner le coup de main. Et sur les “enhauts”, l’empilage des bottes de foin, pourtant pénible prend une forme ludique. Les soeurs se chamaillent, Camille et Matteo jouent dans le foin, dernière génération spectatrice de ce travail estival à l’ancienne, tout cela sous l’oeil moqueur de Sébastien qui n’a pas l’habitude de cette activité (gare aux courbatures).

La petite vidéo réalisée par ce dernier montre bien ce qu’a été le travail de la journée. Le soir tous les fenils sont pleins. Dans les jours qui viennent j’empilerai les balles de foin dans les hangars mais là, tout se fait au tracteur, mais de façon bien moins conviviale: personne dans l’aire d’évolution du tracteur.

A bientôt.

Premier coup de lame - 19 juillet 2007

11 juillet : Les Prévisions météo ont l’air optimistes. Je peux enfin atteler la faucheuse pour couper l’herbe qui n’a que trop attendu. Je commence à faucher les Grandes Aiguillères (environ 9 ha) . Par endroits, dans les “moulands”, c’est limite si le tracteur ne laisse pas d’ornières tellement le sol est humide.

12 juillet : Grand soleil; le matinée dès que la rosée est évaporée je vais faner ce que j’ai fauché la veille. Ensuite je laisse le soleil faire son oeuvre. On a beau avoir les matériels les plus sophistiqués,sans lui rien n’est possible, pour ce qui est de la fenaison en tout cas. Comme ça je peux passer l’après-midi au Tour de France qui cette année passe dans notre commune. Je n’avais encore jamais assisté à ce spectacle. Il faut l’avoir vu au moins une fois. Mais dès que la circulation est rétablie je rentre à la ferme et retourne faucher jusqu’au soir dans les Petites Aiguillères.

13 juillet : Très chaud. Un dernier coup de faneuse et en deuxième partie d’après-midi le foin est sec et bon à mettre en balles rondes. Mon beau-frère libéré de son travail (vive les 35 heures) est venu mettre en andains. Alors que le chantier avance bien les pannes surviennent en cascades. Du jamais vu. Le vieux tracteur MF 140 s’arrête net et ne veut pas redémarrer. On va chercher le tracteur inutilisé auquel on attelle l’andaineur et ce dernier tombe en panne au bout de 3 tours. Il faut partir à l’atelier; malgré l’heure tardive le mécano veut bien réparer (lui les 35 heures il ne connaît pas). Puis c’est au tour de la presse à balle rondes. Le boîtier électronique qui la pilote a du bugger. C’est un petit ordinateur avec écran et touches tactiles, installé dans la cabine du tracteur, qui commande tous les réglages (diamètre des balles, espacement de la ficelle,nombre de tours de ficelle sur les bords etc) et me renseigne en permanence sur la quantité de foin absorbée,me guide par des flèches pour faire entrer le foin à gauche ou à droite ou au centre en zigzaguant sur l’andain pour obtenir une balle bien régulière, me dicte de m’arrêter quand le diamètre souhaité est atteint, lance le liage et compte les balles pré par pré, et j’en passe. Mais là l’écran n’indique plus rien. Moment de solitude, surtout avec cette quantité à récolter et un week-end de 14 juillet en plus! Un petit rafraîchissement m’aide à y voir plus clair.

En fait tout va rentrer dans l’ordre plus facilement que je ne pensais. Le râteau andaineur est réparé et à 20 heures Alain peut finir de “mettre en roules” comme on dit ;pour la presse je vérifie tous les contacts,réinitialise quelques paramètres,et miracle, l’écran affiche à nouveau toutes les données. Je peux terminer. Le vieux tracteur est remorqué à la ferme et après avoir changé les filtres à gas-oil et nettoyé le circuit d’alimentation, il redémarre. Increvable malgré ses 35 ans.

14 juillet : Fanage le matin et une grande quantité à récolter, et le personnel( bénévole bien sûr) ne se bouscule pas ,normal, c’est le 14 juillet. Alors c’est Caro qui s’y colle. Elle passe son après-midi à mettre en roules avec le vieux tracteur. Point positif pour elle, l’endroit est idéal pour bronzer, la tête quand même protégée par une magnifique casquette remportée de haute lutte lors du passage de la caravane du Tour. 130 balles à nous deux.

15 juillet : Journée sans histoire, je peux terminer à botteler tout ce qui reste. Sur ce week-end j’aurai fait un peu plus de 310 balles rondes de 1,2mx1,2m d’un foin de qualité moyenne; Heureusement, car au moment où je poste ce billet la météo est moins favorable : 3omm d’eau cette nuit.

A bientôt

Mois de juin pourri - 4 juillet 2007


Il règne toujours un mauvais temps et pour nous éleveurs qui sommes tributaires de la météo les affaires ne s’arrangent vraiment pas. Encore rien de récolté et le fourrage perd de la qualité. Les orages et le vent ont couché l’herbe prête à être fauchée et la pluie la fait pourrir par en dessous; ça commence à me peser sur le moral comme à un bon nombre de voisins. Je me reconsole en me disant que j’ai déjà vu ça ,qu’on a même fini les foins au mois d’août et qu’on a bien survécu. Mais cela a un prix.

A la faveur de 2 journées consécutives un peu plus chaudes et ensoleillées, j’ai pu faire battre l’orge d’hiver par une entreprise de battage disponible ( dans l’Acqueduc à Bussière ) Elle était déjà en piteux état à cause des orages répétés; elle ne faisait plus guère que 30 cm de haut, des épis cassés étaient au sol et l’herbe commençait de pousser à travers. La coupe de la moissonneuse baissée à fond a permis d’en ramasser un maximum; Il était temps ,je pense que les pluies de ce début de semaine, auraient été fatales à ma parcelle d’orge.

Ce temps pourri a favorisé la prolifération de grand chardons que je n’ai pas l’habitude de voir dans mes prés. Par endroits il y en avait tellement que les vaches ne voulaient plus y pâturer ( environ 2 ha). Je les ai détruits par un passage du broyeur de refus tout neuf de la cuma de La Tagnière. Comme ça ils ne pourront pas venir à graines et se ressemer. D’ailleurs l’échardonnage est obligatoire car les milliers de graines de chaque fleur ,légères comme un duvet, peuvent être transportées par le vent sur des km et ensemencer prés et champs du voisinage. Sacré cadeau!

Le corps étranger,sûrement un terme inconnu pour celui qui n’élève pas d’animaux. C’est ainsi qu’on nomme un objet ,le plus souvent métallique, comme un clou,un morceau de barbelé,ou un morceau de métal pointu que le bovin peut avaler en mangeant de l’herbe ou du foin et qui se pique dans la paroi de la panse et la transperce. Il s’en suit infection, température, inrumination, perte d’appétit, et souffrance visible. C’est ce qui est arrivé à un de mes taurillons. C’est avec un détecteur de métaux (poêle à frire) que le véto a repéré le corps étranger quelque part dans l’abdomen. Le remède c’est de faire avaler à l’animal un aimant puissant ( un morceau de métal de 10 cm de long par 2 cm x2 cm environ ). L’ attraction magnétique est censée attirer le corps étranger qui se colle à l’aimant et le tout reste dans la panse, mais de façon inoffensive. Une bonne couverture antibiotique, des stimulants de la rumination et du foie pendant quelques jours et le tour est joué. Au bout de quelques temps tout rentre dans l’ordre. Enfin presque tout le temps, car cette fois mon taurillon a fini par en crever. Perte limitée (750 à800 euros quand même) car c’était le plus petit du lot. Il n’a pas eu de chance car auparavant ses congénères l’avaient esquinté et il souffrait terriblement du dos. Ces 2 “accidents” en sont venus à bout.
Quand je vous dis qu’il faut avoir le caractère mieux fait que la figure!!!!
A bientôt

Les foins de la Toussaint - 10 novembre 2006

Comme je le disais dans mon billet précédent j’ai fauché une parcelle de Croix de Roche pour faire du foin. Avec un tel soleil, des températures supérieures à 20°, les conditions sont idéales, je n’ai jamais vu ça. C’est bien joli de le dire, mais du point de vue économique il en est tout autrement. Que de temps passé sur la route en aller -retour (5×15 km), à atteler, dételer 5 matériels différents (on ne dirait pas mais ça prend du temps à chaque fois), à cause d’un bourrage spectaculaire (qui m’a valu un démontage) dû à une erreur d’utilisation d’un dispositif présent à tort sur la presse et tout cela pour …….. 6 balles que j’ai du mettre sous plastique, le foin n’étant pas assez sec pour une conservation en tant que tel. Il vaut mieux ne pas calculer le prix de revient du kg de foin !!! Mais c’est comme ça, ce n’est pas dans ma nature que de laisser perdre du fourrage, je m’en rappellerais et me le reprocherais en cas de disette.
Puis ce fut la Toussaint, la visite au cimetière transformé pour l’occasion en magnifique jardin fleuri.

Jeudi la fosse de la porcherie est presque pleine; après m’être procuré la tonne à lisier de la cuma de la Vallée du Mesvrin j’ ai transporté et épandu cet engrais naturel mais malodorant et tellement décrié, sur une parcelle de Croix de Roche que je n’avais pas encore déchaumé. Le lendemain j’ai attelé au tracteur le cover-crop de la cuma de la Tagnière et en un passage de l’engin j’ ai enfoui, lisier, repousses de céréales, et mauvaises herbes. Le terrain restera propre jusqu’au printemps.

En cette période de Toussaint une partie de mes enfants et petits-enfants ont passé la semaine de vacances à la ferme. A cette époque de l’année les travaux sont moins urgents et j’ai pu leur consacrer pas mal de temps. Mes petits-enfants, à chaque fois que je le peux, je les initie à ce travail qui est le mien pour qu’ils puissent garder dans leur mémoire cette façon de vivre qui est appelée je pense à disparaître dans les décennies à venir. La vie à la ferme parait beaucoup leur plaire et pour eux qui ne connaissent que la vie en grandes villes (Milan, Londres, Paris) c’est une formidable leçon de vie au milieu de leurs racines rurales.

A bientôt.

Page suivante »

    Galerie photo

    Voici un module Flickr utilisant des photos publiques de vernois. Cliquez ici pour cr�er votre module.

Sondage

  • Pour les habitués, que pensez vous de la nouvelle présentation?

    View Results

    Loading ... Loading ...

Sites amis

Contact