Marche des pierres qui croulent 2016 - 18 mai 2016

Ce dimanche 15 mai c’était la 25ème édition de la marche des pierres qui croulent . Cette année elle se déroulait sur la commune d’Uchon, « perle du Morvan » Trois parcours étaient proposés, 7km, 11km, et pour les plus aguerris 20 km. Nous avons opté pour le parcours de 11 km J’en ai rapporté quelques photos

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Bureau d’inscription Les bénévoles n’ont pas trop chaud,il ne fait guère que 8°

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la griffe du diable On distingue nettement de profonds sillons. Une légende dit que c’est le diable qui les a faits en saisissant le bloc de pierre

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Des empilements rocheux

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panorama

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premier ravitaillement

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2ème ravitaillement qui est le bienvenu. Il fait froid dans la bise. On peut même déguster un vin chaud

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un grand hêtre

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nous avons rencontré de nombreux étangs

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Arrivée en musique folklorique.

Nous ne sommes pas mécontents d’avoir terminé. Sur la colline d’Uchon il ne faut pas s’attendre à une randonnée facile et on a été servis. Ce n’est que succession de montées usantes et de descentes qui fatiguent les genoux. Mais nous avons l’habitude et nous avons bien aimé. Comme d’habitude un repas attendait les randonneurs mais nous n’avons pas pu y participer, n’ayant pas commandé au moment de l’inscription. du coup nous avons terminé notre escapade à l’auberge d’Uchon

A bientôt

Tendre des cordes ou tendre des clous - 5 juillet 2015

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Dernièrement en faisant du rangement j’ai retrouvé la vieille musette contenant les clous de fond ou « cordes » que l’on a utilisés jusque dans les années 70 -80 avec mon frère et beau-frère. A cette époque il ne se passait pas un été sans que nous ne « tendions des cordes » 3 ou 4 fois, voire plus. C’était une façon de pêcher un peu particulière, pratiquée par les anciens quand ils voulaient manger du poisson, autorisée pour ceux qui avaient un permis de pêcher.

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Déjà, c’est une technique de pêche de nuit; nul besoin de canne ni de fil nylon fin et invisible. Une cordelette tressée très résistante et des bas de ligne eux-aussi en cordelette juste un peu plus fine suffisent; Les hameçons se doivent d’être suffisamment forts pour résister aux gros poissons et aux anguilles de rivière très combatives. En plus les gros hameçons sélectionnent la taille des prises. La corde n’est pas faite pour pêcher le menu fretin.
Nos clous faisaient une dizaine de mètres de long généralement pourvus de 4 hameçons montés sur des bas de ligne d’environ 40 cm fixés à la cordelette principale tous les 1,50 m — 2 m . il faut un lest à une extrémité. On avait opté pour des plaquettes de plomb peu encombrantes, suffisamment lourdes et faciles à lancer. On aurait pu aussi se servir d’un caillou trouvé sur place dans le lit de la rivière

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Quand on avait décidé de pêcher, c’était tout un travail qui s’en suivait mais cela faisait partie de nos loisirs préférés de l’été; Il fallait déjà préparer le matériel. Pour la vérifier chaque corde était étendue pour remettre ou changer les hameçons manquants ou abimés. Ensuite on l’enroulait soigneusement sur une palette de bois tendre dans lequel on pouvait planter les hameçons. Ceci évitait tout risque d’ emmêlage synonyme de perte de temps au moment de tendre nos lignes

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Ensuite il fallait trouver les appâts vivants. Pour cette technique de pêche le roi des appâts, c’est la chatouille ou lamproie de Planer. on ne la trouve que dans la boue des ruisseaux ou des gros fossés. Elle ne vit pas en eau claire et vive. Le problème est qu’il faut pelleter cette boue pour les débusquer. Et là il ne faut pas craindre ses peines car parfois il faut en pelleter en grande quantité pour capturer suffisamment d’appâts.Il faut la gagner cette partie de pêche, mais cela fait partie du jeu. Quand on ne trouvait pas assez de chatouilles on se rabattait sur de gros lombrics. Mais ceux-ci pouvaient être attaqués par les poissons de petite taille qui ne se prenaient pas à l’hameçon; on employait aussi des poissons « vifs » mais on n’a jamais obtenu des résultats mémorables

On attend le crépuscule pour se rendre au bord de la rivière. Arrivés sur place, chacun connait son rôle: un qui déroule la corde , un qui prépare les appâts, un qui les fixe au hameçons sans les tuer. On attache une extrémité à une branche basse de la rive et l’autre au lest en plomb. On lance celui-ci de façon que la ligne soit tendue, bien perpendiculaire au cours de la rivière. Puis on va un peu plus loin dans un endroit que l’ on sait propice à cette pêche.Quand on a fini de tendre nos engins, parfois une dizaine, ce qui représente 40 hameçons, il fait nuit noire. Il faut dire qu’on préfère pêcher par temps couvert ou par nuit sans lune; le poisson distingue moins bien le piège grossier qui lui est tendu. En retournant à la maison on se remémore chaque endroit où une ligne est tendue, et on fait des pronostics sur les résultats.

Le lendemain matin il faut se lever très tôt, avant l’aube. Il faut être sur place au point du jour. C’est important car attendre plus tard est prendre le risque de voir le poisson se décrocher ou une corde relevée par un « concurrent »plus matinal. Pour accéder à la rivière on traverse le pré dans la quiétude de la campagne qui s’éveille. L’est s’éclaire doucement. L’air est frais, chargé par un doux parfum de chlorophylle. Instant privilégié. Une légère brume semble suspendue au-dessus de la rivière. Surpris par notre arrivée si matinale, un héron semblant terrorisé s’envole en poussant un cri. Chaque fois c’est l’exaltation quand une corde n’est plus comme on l’a laissée la veille ou qu’ une branche est secouée par les soubresauts d’une grosse prise. On relève les cordes chacun à notre tour pour avoir le plaisir de sentir le poisson se débattre et l’amener sur la rive. chaque corde est enroulée sur sa planchette. On refait le même trajet que la veille pour n’oublier aucun emplacement de ligne. Une nichée de colverts décolle bruyamment.

Nous rentrions rarement bredouilles, on ramenait des kilos de poissons. Nos prises se résumaient à de gros chevesnes , des gros barbeaux, (nous, on les appelle barbillons) mais aussi des anguilles. Les plus gros spécimen trainent la corde, la vrillent, l’emmêlent dans des embâcles. Il faut parfois se mettre à l’eau pour tout récupérer. C’était un plaisir supplémentaire à ce type de pêche.

Quand on parle de ruralité ………

A bientôt

Le barbillon est un poisson de moindre qualité et sa chair renferme des arêtes en grand nombre. Mais c’est agréable à pêcher car ils pèsent souvent plus du kilo.

Deux morvandiaux à Paris - 23 février 2015

Paris

Depuis quelque temps il avait été décidé que nous irions passer quelques jours à Paris auprès de nos petits-enfants, leurs parents partant à l’étranger. Avant, nous n’aurions jamais imaginé, même en rêve de quitter la ferme en février, plein moment des vêlages. La retraite a du bon. Nous n’avons pas hésité une seconde à répondre présent pour aller assurer l’intendance et tenir la maison durant une petite semaine.
Mardi dernier le TGV à bord duquel nous avons pris place à la gare du Creusot TGV nous dépose au coeur de Paris après 1h20 de trajet. Dès que je mets le pied en hors du wagon je me sens happé par la mégapole parisienne. Le quai grouille de gens, marchant tous dans la même direction, tirant leur valise à roulettes. On se fond dans la foule. C’est juste si Seb nous repère. Nous sortons de la gare gigantesque je retrouve l’odeur caractéristique pas désagréable mais, indéfinissable qui me rappelle que je suis bien à Paris. Seb conduit avec dextérité la petite Autolib dans un flux de voitures auquel nous ne sommes pas habitués. Je n’aimerais vraiment pas tenir le voulant. Les 2 roues se faufilent, slaloment, il faut faire attention aux piétons, au bus, bien prévoir les changements de direction, savoir où on va … La circulation est plutôt fluide, nous avons le temps d’apercevoir quelques grands édifices parisiens, la Seine, la tour Eiffel bien sûr.
L’appartement est clair, ensoleillé presque aussi calme qu’à Vernois. C’est surprenant; seuls quelques klaxons et sirènes de pompiers viennent troubler la tranquillité. Le problème c’est que l’appartement est au cinquième sans ascenseur, dur pour les mollets et le souffle. On ne peut pas tout avoir. Nous avons vite fait de prendre nos marques. Quand les enfants rentrent de l’école ils disent retrouver l’ambiance de Vernois surtout en ce qui concerne les menus.
Pendant notre séjour parisien nous avions prévu des sorties. La première est pour Montmartre, le Sacré Coeur, la place du Tertre avec ces peintres. Sous le soleil l’endroit est magnifique. La bise glaciale a chassé toute forme de pollution et la vue sur Paris est d’une netteté inhabituelle. Les touristes sont innombrables mais on n’ entend guère parler français.
Le lendemain nous sommes allés au Louvre que nous connaissions ni l’un ni l’autre. Là on en prend pleins les yeux, si bien à l’extérieur, magnifique et gigantesque architecture qu’à l’intérieur. On peut admirer, voir en vrai les tableaux très célèbres qu’on ne connait que par les livres, les revues ou la télé. Là on peut se faire une idée de la beauté des peintures, de la taille des tableaux gigantesques comme « le sacre de Napoléon » aux plus petits comme l’incontournable « Joconde » inapprochable tant la foule se presse dans la salle qui lui est réservée.
Un autre jour a été consacré au Musée d’Orsay. Là encore nous avons pu côtoyer des oeuvres de sculpteurs et de peintres célèbres. La visite est très agréable; les espaces dédiés à chaque artiste est plus confidentiel, on prend plus le temps de les apprécier.
Tout cela est le côté agréable mais pour nous la vie parisienne n’est pas toute rose. Dès qu’on a quitté l’appartement c’est la « rue », du monde, des immeubles,des autos ….. On doit chercher son chemin, consulter les plans des lignes de bus, des rue et des lignes de métro. On a peur de se tromper, on se trompe. Il faut faire attention en permanence aux voitures, aux feux de circulation, aux obstacles divers sur le trottoir, aux crottes de chiens. Les piétons, nombreux, pressés, souvent l’oreille collée au smartphone marchent d’un pas assuré. Il faut suivre le mouvement, ne pas « lever le nez » sinon on gène. On a bien recommandé à Chantal de faire attention à son sac qu’elle porte en bandoulière et à moi de me méfier des pickpockets nombreux dans les lieux touristiques. Dès que l’on veut se déplacer on ne peut éviter les transports en commun, payer chaque déplacement; à 1,5 euro environ le billet ça finit par couter cher à la fin de la journée. Dans le métro, les bus, c’est la promiscuité; A chaque arrêt je vois plein de gens monter et j’ai l’impression que peu descendent . On se serre, on finit par être entassé comme des boeufs dans une bétaillère, tout cela dans l’indifférence de chacun. Souvent isolés par un casque ou des écouteurs sur les oreilles ou bien le nez plongé dans un livre personne ne se parle. La convivialité n’est pas de mise. Pourtant Chantal arrive à engager des conversations. Pour nous c’est fatigant, on est bien loin de notre vie campagnarde, de notre monde rural.
Mais c’est une bonne expérience, je ne regrette pas notre escapade parisienne. J’espère même recommencer, Paris est une tellement belle ville et il y a tellement de belles choses à voir. Je crois cependant que j’aurais beaucoup de mal à m’adapter à cette vie urbaine s’il fallait que j’aille y vivre en permanence. L’espace, l’air pur, les arbres et les prés auraient vite fait de me manquer. Je plains les gens obligés de vivre dans cet univers urbain.

A Bientôt

Souvenir d’un marchand ambulant - 21 décembre 2014

Begotti

Aujourd’hui je voudrais parler d’un métier pratiquement disparu, celui de marchand ambulant. Il parcourait la campagne de hameau en hameau, de ferme en ferme où il avait une clientèle fidèle, qui comptait sur lui et n’hésitait pas à dépenser. Il faut dire qu’à cette époque, dans la campagne profonde les moyens de déplacement étaient limités. Chacun n’allait pas à la ville pour un oui un non. D’ailleurs son commerce en était bien facilité. Je veux parler d’un commerçant d’origine italienne qui vendait tout ce qui concernait le textile, utile dans la vie de tous les jours aux ménagères campagnardes.
Quand on voyait arriver le petit camion orange, nous les enfants savions qu’on allait passer un bon moment. Cela nous faisait une distraction qui peut paraître bien désuète aujourd’hui. Le personnage était atypique. L’air bonhomme,il était coiffé de son éternel béret, portait des lunettes à grosses montures. Il parlait doucement; ses phrases étaient toujours ponctuées d’un petit bruit de gorge, indéfinissable, entre miaulement et couinement. Ce tic nous amusait beaucoup et il nous suffisait d’échanger un regard pour partir en fou-rire
Le petit fourgon était une véritable caverne d’Ali Baba. Après s’être assuré que la maîtresse de maison était présente le marchand soulevait les panneaux latéraux, sortait à demi un tiroir qui lui servait d’étal. Nous étions toujours impressionnés par la quantité d’articles proposés, par l’incroyable occupation du volume de la camionnette. Pas la moindre place n’était perdue; c’était un empilement parfait de boites en carton aux angles et coins abîmés voire déchirés par les frottements dus aux multiples manutentions. Les plus abîmés étaient entourés de ficelle que notre marchand enlevait et remettait avec adresse. Ailleurs c’était des piles de vêtements divers. Il y avait même un tiroir géant qui faisait la longueur du camion et qu’on adorait lui voir tirer par l’arrière pour admirer le bric à brac …….. organisé. Même dans la cabine le rangement était optimisé. Il ne restait qu’un minimum de place pour le chauffeur, à tel point qu’aujourd’hui encore je me demande comment il faisait pour conduire et surveiller son rétroviseur extérieur droit !
Il faut dire qu’il vendait de tout, dont voici un petit aperçu: des bleus de travail, du linge de corps,des chaussettes, chaussons, pantoufles, des serviettes et gants de toilettes, mouchoirs et serviettes de table, des sous-vêtements, chemises, maillots, les blouses pour femmes ( celles qui font prendre dix ans d’un coup à celles qui s’en revêtent ) etc… etc. Il connaissait l’emplacement exact de chaque article . Quand il était d’humeur badine, pour amuser les personnes présentes, il pouvait déballer une « petite » culotte de très, très, très grande taille ou bien un pantalon de travail pour monsieur dans lequel on aurait pu tenir à plusieurs
Et puis il y avait un endroit qui nous intéressait particulièrement, celui qu’on voit sur la photo. Dans les tiroirs il y avait la mercerie, fil, aiguilles, boutons de toutes sortes, ciseaux mais aussi des canifs. Alors là! quand on les avait vus on tannait la mère ou la grand-mère pour qu’elles nous en achètent un. En général l’une ou l’autre finissait bien par céder. Dommage qu’il ne vendait pas de pansements car le soir on avait un doigt entaillé. Quelque temps après, catastrophe, le couteau était perdu. On n’avait plus qu’à attendre le prochain passage.
Quand le commerce était terminé, il remballait méticuleusement.Tout en marmonnant il faisait l’article histoire de voir si les clientes n’avaient rien oublié. Alors il griffonnait sa note sur un petit morceau de papier et refermait le fourgon. ll montait à la maison prendre un café ou un rafraîchissement et bien sur se faire payer. Si la commande valait le coup il avait toujours un petit cadeau pour la maîtresse de maison.Tout se passait dans le calme,la confiance, la bonne humeur. C’était quand même une autre vie

A bientôt.

pêche à la rasse - 2 octobre 2014

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Il est une activité de vacances, d’été essentiellement, dont je n’ai jamais fait part, c’est la pêche à la rasse. Dans la campagne tous les riverains de ruisseaux, rivières, ou petits plans d’eau connaissaient cette façon de pêcher et l’ont plus ou moins pratiquée. Si aujourd’hui elle a disparu ou presque, c’est faute de rasse et de gens qui savent ou veulent encore en faire.
Une rasse, c’est une sorte de panier, oblong, de taille variable avec des poignées aux extrémités. ( voir photo) Dans les fermes, les hommes les fabriquaient durant les soirées d’hiver avec du jeune châtaignier pour monter la carcasse qui était ensuite garnie d’osier (saule de vannier) deux essences courantes dans le Morvan. Elles étaient très utilisées au moment de la récolte des patates et des betteraves qui se cultivaient en quantités dans la région. Elles servaient tout l’hiver à distribuer aux vaches un aliment composé de betteraves hachées, mélangées à de la balle et de la farine. Elles pouvaient même servir de nid où la fermière mettait à couver une dinde! On a eu vite fait de détourner son utilisation pour en faire un engin de pêche efficace.
Allez les gars, on prend une friture? Le mot est lancé. Par ce chaud après-midi la proposition fait l’unanimité auprès des ados un peu désoeuvrés. L’équipement est facile à trouver. Des bottes, même usagées et un vieux pantalon vont nous protéger les jambes et les pieds de toute la végétation qui encombre le ruisseau étroit et des cailloux pointus. Il nous faut un sac en toile de jute pour mettre les poissons et bien sûr une rasse. On en choisit une solide, en bon état, à l’osier encore serré pour éviter toute fuite des petits poissons, pas trop grande pour plus de facilité à la manoeuvrer dans l’eau. On en tapisse le fond avec des branchages de verne bien feuillus.Ils sont fixés en insérant la tige entre deux rangées d’osier. La pêche peut commencer. Seuls les grands, Nono et moi ont le droit de pêcher; les petits, mon frère et ma soeur suivront sur la berge.Ils sont chargés de faire le guet, ils ronchonnent. Nous sommes vite à pied d’oeuvre car le ruisseau coule au fond de la cour,point de départ de notre partie de pêche. L’eau y est peu profonde, claire et très fraîche, même en été. On trouve le poisson en quantité sous les berges érodées par le courant rapide, dans les « trous » au détour d’un méandre, où on peut avoir de l’eau jusqu’à mi-cuisse, sous les souches de vernes, de saules et de noisetiers dont la base a été largement sapée; leurs racines ainsi dégagées fournissent un bon habitat aux poissons.
Pour pêcher, la technique est simple. Je pose la rasse verticalement, sur son côté le plus long sur le lit du ruisseau, tout en la tenant fermement perpendiculaire à la berge. Allez Nono, « boule »! Il donne de bons et rapides coups de pieds sous la berge en remuant le plus d’eau possible tout en avançant dans ma direction. Le poisson,dérangé, effrayé par le bruit, égaré dans l’eau troublée, se réfugie dans le feuillage du fond de la rasse qui empêche sa fuite Quand Nono arrive à ma hauteur je la mets rapidement à l’horizontale et la sors de l’eau. A chaque fois c’est le suspense, qui fait vite place à la joie de voir goujons, vairons, chevesnes, gardons ,moutelles et parfois perches arc-en-ciel frétiller sur le fond d’osier. Les guetteurs, sur la berge veulent voir, toucher le poisson. Ce n’est pas toujours facile pour eux de s’approcher de l’eau à cause des ronciers et des orties qui leur barrent la route. Dès qu’ils le peuvent, ils viennent nous aider à récolter la friture et la mettre dans le sac. La toile de jute imbibée d’eau la gardera bien au frais. Si une truitelle ou un sifflet se sont faits piégés on les remet à l’eau. Ce sont exclamations et congratulations si un gros chevesne ou une belle truite se débattent dans le piège improvisé. C’est parfois la déception si un gros poisson, dans un soubresaut retombe à l’eau. C’est parfois une bonne frayeur si en relevant la rasse je découvre un gros rat ou une couleuvre. Je lâche tout et laisse ces animaux plus effrayés que nous s’enfuir. La pêche peut reprendre. C’est tout cela qui fait l’intérêt de notre équipée.
On sait bien que cette pratique est interdite. C’est ce qui la rend encore plus exaltante. On se prend pour des braconniers, bien dissimulés par l’épaisse végétation qui borde le ruisseau. En fait, on ne fait pas grand mal. Dès que l’on juge que la quantité de poissons capturés est suffisante pour régaler la maisonnée, on arrête la pêche, toujours à regret. On se promet de recommencer dans quelque temps,sur une autre partie du ruisseau.
Au retour, on lave la rasse et elle est mise à sécher, pour éviter que le bois ne pourisse.On en aura encore besoin. Puis vient le fastidieux travail de préparation du poisson. Là, on est un peu moins empressé. Les parents sont les bienvenus et tout le monde met la main à la pâte.
Le soir, c’est la récompense. On déguste « notre friture », délicieuse. Je n’ai jamais retrouvé la saveur de ces poissons fraichement capturés, provenant d’une eau vive qui vient de la colline d’Uchon dont le débit est augmenté par de nombreuses sources.
Aujourd’hui je pense qu’il me serait difficile de rééditer nos exploits de jeunesse pour perpétuer cette tradition et faire connaître cette pratique à mes petits-enfants. Le ruisseau a beaucoup changé. Même si l’eau est toujours très claire,des travaux d’hydraulique ont causé un ensablement du lit. Les trous se sont bouchés et l’eau n’est plus assez profonde pour permettre à la faune aquatique de se développer. Le poisson se fait très rare.

moutelle : loche
balle : enveloppe du grain de blé dans l’épi
sifflet : jeune brochet

A bientôt

Le mölky, un jeu pour les vacances - 29 juillet 2014


Depuis quelque temps, nous avons découvert un jeu d’adresse qui change de la traditionnelle partie de pétanque et qui nous amuse beaucoup, . Il est composé de 12 quilles en bois numérotées de 1 à 12 qu’il faut abattre à l’aide du mölky,un morceau de bois; Sur la photo du haut on voit le mölky et les quilles placées pour le commencement du jeu. Si plusieurs quilles sont renversées, le nombre de points obtenus est donné par le nombre de quilles abattues. Par contre si lors d’un lancer UNE SEULE quille est renversée, c’est alors le nombre inscrit sur la quille qui donne le nombre de points gagnés. Quand le jeu est « éclaté » il faut beaucoup d’adresse pour viser la quille qui a la plus de valeur,ou celle qu’il est plus judicieux de renverser.
Quand le mölky touche le sol, ses rebonds sont très inattendus, voire déconcertants. La partie se joue en 50 points, qu’il faut atteindre précisément, sans dépasser, sous peine de voir son score rétrogradé à 25 points, d’où l’importance, encore une fois de choisir la bonne quille. On a vite fait de se prendre au jeu
En plus les éléments de jeu sont faciles et peu couteux à réaliser: un rondin de bois genre piquet ou tuteur, une scie, des crayons feutres, une petite séance de bricolage, et le tour est joué. On trouve la règle du jeu sur internet
Le mölky un jeu qui plait aux jeunes et au moins jeunes

A bientôt

Les cerises - 2 juillet 2014

Mais il est bien court le temps des cerises !!!!! Ne croyez pas que je veux réécrire la chanson d’ « Yves Montand  » ! Loin de là …..
Je veux simplement vous dire ma joie de cueillir et cuisiner les cerises . Ces bijoux d’ oreilles qu’ on cueille en rêvant , le matin de préférence , là elles sont fraîches , juteuses, sucrées , un délice .Peu de temps après , la cueillette est transformée en clafoutis , un régal .
A ce sujet , je voudrais vous faire partager ce plaisir , voilà ma recette :

60 gr de farine
80 gr de sucre
1sachet de sucre vanillé
3 oeufs
20 cl de crème
1 verre de lait
Prendre un moule à manquer de 27 cm , je mets une bonne quantité de cerises pour moi (700 gr environ ), mélanger tous les ingrédients et verser sur les cerises , préchauffer le four th 7/ 8 , enfourner quand il est chaud pour 1/2 heure , 3/4 d’ heure , à surveiller suivant le four
Attendre qu’ il soit tiède et déguster
Cet appareil peut servir pour d’ autres fruits
Bon Appétit !

Chantal

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