Le camion usine - 12 septembre 2011

Vendredi, c’était opération « portes ouvertes » à la petite entreprise créée par mon frère voilà 4 ou 5 ans. Avec son camion-usine il se rend dans les exploitations pour moudre ou aplatir des céréales et faire des mélanges à la demande du client et rendre un produit fini. En 2008 j’avais déjà écrit un billet à ce sujet lorsque j’avais eu recours à ses services. Depuis il a ajouté d’autres cordes à son arc en faisant commerce d’aliments divers, de minéraux, de semences fourragères, etc…..
Il avait donc invité tous ses clients et fournisseurs à son entrepôt pour faire connaître son activité et leur faire passer un bon moment.. C’était aussi pour présenter sa nouvelle acquisition, un nouveau camion-usine flambant neuf disposant des dernières innovations techniques. Devant un auditoire intéressé mon frère a dit le succès rencontré par cette prestation de service, la saturation de son premier matériel, l’impossibilité de satisfaire de nouveaux clients, etc.. Malgré l’investissement très lourd que cela représente, il a du se résoudre à acheter un nouvel appareil, plus puissant, plus performant. Sa nouvelle usine, comme il l’appelle, entraînée par un moteur de 300 cv peut moudre jusqu’ à 24 tonnes à l’heure. Les céréales sont dépoussiérées et pesées. La cuve peut malaxer environ 8 tonnes d’ aliment instantanément ou presque. Un complément liquide peut être incorporé…… Un bel outil commandé par un tableau de commande moderne.
Puis arriva le moment récréatif ,attendu de tout le monde, venu parfois de loin. Pendant l’apéritif, bienvenu car il faisait bien chaud, chacun a pu faire connaissance, échanger ses points de vue, discuter. Après c’est un bon repas qui nous attendait: plats de charcuterie, jambon à la broche, fromage dessert le tout bien arrosé. Tout cela provenait bien sur d’exploitations ou mon frère fabrique l’aliment avec les matières premières produites sur place. Qualité assurée
Une journée parfaite pour un semi retraité comme moi.

A bientôt

Bulletin météo - 11 août 2011

Depuis le printemps on nous avait prédit un été très chaud et très sec, encore un coup de plus de ce foutu réchauffement climatique…… Raté! Pas un prévisionniste n’avait vu arriver cette vague de pluie et fraîcheur humide qui dure. Pourtant aux journaux télévisés on avait eu droit au passage de personnage au titre ronflant « d’ingénieur météorologiste » ayant à sa disposition une technologie de pointe: des satellites, divers capteurs disposés sur la planète, des ordinateurs superpuissants capables d’effectuer des milliers d’opérations en quelque secondes. Et tout ça pour quoi? pour donner de mauvaises informations quand ce ne sont pas des prévisions carrément fausses. De deux choses l’une: ou on a à faire à des gens qui s’en fichent et font mal leur boulot ou alors ce sont desincompétents. Il arrive bien sûr que les prévisions soient bonnes. Heureusement ils sont là pour ça! Mais on ne peut pas compter sur une information juste, fiable pour se projeter dans l’avenir pour l’organisation de son travail. Quand un phénomène exceptionnel « Qu’on n’avait pas vu venir » engendre une catastrophe, on entend dire « on ne pouvait pas prévoir » A quoi servent ils? J’ ai envie de dire: changez de métier!
Toutes ces informations sont bien sûr relayées par tous les médias, internet, et même des sites non spécialisés intègrent une fenêtre météo dans leur contenu. On ne risque pas de passer à côté. D’ailleurs j’ai trois sites dans mes favoris qui s’ouvrent d’un clic. Hélas, souvent ils ne sont pas complètement, voire pas du tout d’accord. Parfois je me raccroche à celui dont la prévision me convient le mieux….. pas très malin!
Je reconnais être un accro de la météo à la télé mais souvent je peste contre les présentateurs ou les belles présentatrices. Je trouve qu’ils débitent leur texte sans porter attention à ce qu’ils disent. Alors on peut, par exemple, entendre dire par l’un, qu’un après-midi d’une (hypothétique) pluie va régler les problèmes de sécheresse, ou par une autre, que des averses sont annoncées et c’est tant mieux pour la nappe phréatique, N’importe quoi! Il faut dire que ces gens là, depuis leur bulle parisienne sont complètement déconnectés de la vie en province. L’impact de la pluie ou du soleil n’est pas du tout le même sur le béton et l’asphalte des villes que sur le sol, la végétation, les rivières, la nature. Mais ce qui m’exaspère le plus, c’est quand un bulletin météo donné le soir à 20 h 30 avec un indice de confiance 4 est complètement changé le lendemain à 8 h sans même un mot d’excuse et que la prévision à 6 jours est régulièrement modifiée.
indice de confiance 4 : à peu près sûr
indice de confiance 3 : 1 chance sur 2 …..s’il ne pleut pas il fera beau
indice de confiance 2 : on ne sait pas, vous verrez bien
Je me doute bien qu’il doit être difficile de prévoir juste sur un endroit précis. A l’intérieur même d’un département, voire dans un rayon de 20 km il peut y avoir de grandes disparités. Mais d’une manière globale il y a de gros progrès à faire.
Il ne faut pas croire qu’une mauvaise prévision comme celle faite ce printemps dernier est sans conséquence pour nous éleveurs. Le moral en prend un coup, le souci s’installe, on change de stratégie, on envisage une autre façon de travailler. Quand la pluie que l’on n’ attendait plus arrive, on se dit qu’on a peut-être fait des erreurs. Et tout cela se paie comptant.
La pluie est arrivée le 12 juillet et même si le mal était fait la situation a bien changé. Heureusement pour nous que la prévision était fausse. Maintenant c’est une autre tranche de la population qui s’énerve, les vacanciers, et je les comprends. A eux aussi on avait promis le beau temps. Se réjouir si longtemps à l’avance et se retrouver sur son lieu de villégiature sous un temps humide et frais, il y a de quoi rager. S’ils avaient été mieux informés ils auraient peut- être pu prendre d’autres dispositions.
De tout façon on ne peut pas changer le temps, et heureusement. Il faut se dire qu’on a de la chance de vivre sous un beau climat même si cette année il ne nous satisfait pas.
Je trouve qu’un vieux dicton résume bien la situation que nous avons connue et celle que nous connaissons: « Le mauvais temps est celui qui dure longtemps »

A bientôt.

Fin d’année - 21 décembre 2010

Les derniers billets ont été consacrés à raconter des travaux anciens ou des activités de vacances. Je me rends compte que le journal de la ferme s’est arrêté à l’été dernier. Pourtant la nature ne s’est pas arrêtée, la vie de l’exploitation a continué. Mais il ne s’est rien passé d’extraordinaire que je n’aie déjà raconté les années précédentes et le dire ne serait que répétition;
La météo de cette fin d’année a été très capricieuse. Les pluies de novembre ont bien détrempé les sols et j’ai du hiverner les animaux un peu plus tôt que d’habitude. Puis la neige de début décembre est partie sous l’action de pluies diluviennes. On a connu une bonne crue de l’Arroux. Une bonne partie des prés a été recouverte par l’eau de la rivière. Et maintenant c’est l’épisode froid et très neigeux dont on a bien entendu parler, avec ses désagréments, qui vient de se terminer. Le thermomètre s’est tenu au-dessous de zéro plusieurs jours et a dépassé quelques fois les -10°. pas facile de faire quoique ce soit d’un temps pareil. Mais on a déjà connu cela, rien de catastrophique;
De toute façon en cette fin d’année je ne suis pas trop bousculé. Je n’ai guère que 85 bovins à m’occuper. J’ai vendu tout ce qui pouvait l’être et en particulier les broutards que j’avais l’habitude de repousser. Cette année l’herbe n’a jamais manqué et ils avaient bien profité. Mais après tout ces veaux nés début d’année m’ ont fait un minimum de frais ( 2 traitements antiparasitaires ) et je me suis dit que les vendre le jour du sevrage n’était peut-être pas une si mauvaise affaire que ça. Je me suis aussi débarrassé de vaches âgées ou vêlant tard et n’ai gardé que peu de génisses.
Le travail journalier de pansage se trouve très allégé. Maintenant que j’ai adopté ce rythme de travail qui en fin de compte me suffit largement, je me demande comment je faisais avec le double d’animaux d’animaux dans les étables.
Pour l’instant les petits-enfants viennent d’arriver pour passer une partie des vacances à la ferme. Au moins je peux prendre le temps d’être avec eux, de leur trouver des occupations, de les faire participer à la vie de la ferme, chose que je n’ai guère eu le loisir de faire jusque là.
Je profite de ce billet pour souhaiter un bon Noël à tous les lecteurs, avec une attention particulière aux habituées ( et habitués bien-sur ) qui ont l’habitude de laisser un commentaire, et de profiter pleinement de fêtes de fin d’année.
A bientôt.

Le jeu de sylvie 71 - 15 mars 2010

Comme plusieurs blogueurs de sites amis je me prête au jeu lancé par Sylvie 71 et je présente mon coin bureau d’où j’écris les billets ,les mets en ligne avec les photos s’y rapportant. Je devrais dire « écrivais » car je dois reconnaitre que le blog de La Ferme en Bourgogne est en panne; panne d’inspiration, de photos à commenter, et peut-être un peu de lassitude après presque 4 ans d’écriture.
Merci Sylvie de me réveiller. Je vais relancer la machine. Ce serait bien le diable si je ne trouve pas quelque chose à raconter. Il y a tellement à dire sur la vie à la campagne et qui plus est dans une ferme.
Et je vois bien que je manque à mes amies et amis « virtuels ». A travers tous les blogs on finit par se connaitre un peu. En tout cas merci à Sylvie, Christine (mamienne), Marief et Uxeautois qui ont l’air de s’inquiéter dans les derniers commentaires

A bientot

nouvel article de presse - 16 février 2009

Dernièrement le journal régional, Le Journal de Saone et Loire a consacré un article au blog de la ferme en Bourgogne que je vous invite à lire en cliquant sur le lien suivant    article-jsl3   .

Solution de la photo mystère . Il s’agit de pneumatophores Ce sont des excroissances aériennes (qui sortent de terre ) de racines d’arbres qui vivent en milieu humide. Ici ce sont des racines de cyprès chauves, au bord d’un petit étang dans un parc qui jouxte la ferme. Ces pneumatophores conviennent très bien pour renforcer les berges. On se rend mieux compte sur les photos dans la galerie ou en cliquant ici, ou , ou encore là.

A bientot

Réponse à 2 lecteurs - 1 novembre 2008

Ces jours, à la ferme il ne se passe rien de spécial qui vaille le coup d’être raconté. Je vais donc profiter de ce billet pour répondre à 2 commentaires reçus dernièrement qui viennent du continent nord américain.

Le lecteur canadien ( pseudo AB ) me demande de parler de la lune. Mes connaissances à ce sujet sont plutôt restreintes. Il est vrai que les anciens prêtaient énormément d’attention aux phases lunaires et ne faisaient certains travaux qu’en fonction du quartier le plus favorable. Comme l’agriculture et l’élevage étaient tout à fait naturels (ou bio pour être à la mode) ils savaient très bien utiliser l’action de la lune pour travailler au mieux. Aujourd’hui je pense que l’intérêt porté à notre satellite est beaucoup moins important. Cependant on fait encore attention à couper en vieille lune ( Pleine Lune – Dernier Quartier ) les bois de service comme le châtaignier ou l’acacia pour faire les piquets de clôture, ou le chêne et le sapin pour faire planches et chevrons. Il se conservera mieux, très longtemps, et ne sera jamais  attaqué par les vers; la repousse dans la forêt se fera bien mieux. La plupart des semis se faisaient lors des 2 derniers quartiers. De toute façon il est bien rare qu’il soit bon de faire quelque chose en jeune lune ( Nouvelle Lune – Premier Quartier ). Quoique une voisine disait que ce qui pousse à l’air comme les céréales se semait en lune claire et ce qui poussait en terre, comme les patates, se semait en lune nouère ( noire ). Un autre me disait que le vendredi qui suit la nouvelle lune vaut la pleine lune …… Alors!….
En élevage c’est surtout au moment des vêlages que l’on constate l’action lunaire. Les mises-bas sont plus fréquentes lors des mouvements de quartiers de lune. Une vache arrivée à son terme en fin de lunaison va attendre la nouvelle lune  pour accoucher même si elle dépasse sa date de vêlage de plusieurs jours. Ca ne marche pas à tous les coups, mais quand même, on l’observe souvent.
On fera attention à ne pas tuer le cochon en jeune lune sous peine de le voir ne pas se conserver, ou semer et repiquer la salade qui va monter à graines directement.
Je suis sûr qu’il doit y avoir beaucoup d’autres remarques et chacun peut en faire part dans les commentaires. Le débat est ouvert. (N’est-ce pas Uxeautois? )

Thérèse, une morvandelle expatriée à New-York me pose des questions au sujet des échographies. Déjà, ce n’est pas obligatoire. On fait ça pour optimiser notre production. L’échographie permet de savoir précocement si la vache est pleine et précisément le stade de gestation. Cela évite par exemple de garder une vache qui ne porte pas de veau, de la nourrir une bonne partie de l’hiver et de se rendre compte seulement en janvier ou février qu’elle ne vêlera pas. On peut donc la vendre ou l’engraisser dès l’automne une fois son veau sevré. L’échographie sert aussi à garantir à un éventuel acheteur que la vache est bien gestante si il est à la recherche de ce type d’animal.
Les anciens ne connaissaient bien sur pas cette technologie moderne. D’ailleurs je crois qu’ils ne se posaient même pas la question de savoir si leurs vaches étaient pleines. Ils mettaient un taureau au printemps avec leurs vaches et à part quelques rares exceptions toutes leurs reproductrices faisaient un veau, ceci grâce à un élevage naturel d’animaux plus rustiques et plus prolifiques. Ils ne se se rendaient compte de la présence du foetus que par la palpation du flanc de la vache lors de derniers mois de gestation.
Cette année j’ai fait faire des échographies car je veux réduire mon cheptel reproducteur savoir exactement quels animaux garder, quels animaux vendre pour l’engraissement ou pour l’élevage. Bien sur cela a un coût qui entre dans les charges de l’exploitation et qui ainsi vient en déduction dans le bénéfice agricole imposable.
Pour être complet dans ma réponse au sujet des vétos, je dois reconnaître que c’est un métier très lucratif, mais également très dur dans une région comme la notre. Les vétérinaires sont à la fois médecins, chirurgiens, et pharmaciens, sans en avoir les mêmes responsabilités et avec les prix qu’ils pratiquent, je crois qu’ils sont entrain de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

A bientôt

Escapade au pays de Brassens - 25 septembre 2008

Comme tous les ans les membres du conseil d’administration de la caisse locale du crédit agricole organisent un voyage et les conjoints y sont conviés. Samedi 6,très tôt le matin on est une vingtaine à embarquer dans un petit autocar,et cap sur le sud, destination Sète.
Le départ se fait sous la pluie,par temps frais, et plus on roule, plus il pleut abondamment; Pas encourageant ! Mais passé Lyon, dans la vallée du Rhône le ciel se dégage peu à peu et le chauffeur nous arrête sur une aire de repos  pour la pause petit-déjeuner. Il était temps car les estomacs crient famine. Nous sommes agréablement surpris, le ciel est clair et il fait presque chaud. Traditionnellement le premier repas est « tiré du sac ». Et là, ça ne rigole pas ! Pâté ,rillettes,saucisson, jambon, fromages divers, pâtisserie, sucreries sont sortis des glacières. Rien que des produits faits « maison » apportés par chacun qui ont du succès auprès de tous. On termine par le café,  et bien sur la goutte. (eau-de-vie,pour ceux qui ne savent pas) Le repas terminé, chacun regagne sa place et le voyage peut reprendre dans la bonne humeur.
Comme on est parti très tôt (3h et demie.. eh oui! ) on arrive à Sète en milieu de matinée, par un grand soleil. Une guide, Anne-Marie, qui ne nous quittera pas pendant le 2 jours est prise à bord du bus et aussitôt la visite de la ville peut commencer. L’ avantage d’avoir une telle guide c’est qu’on ne perd jamais de temps;  elle conseille le chauffeur qui n’a pas à se poser de question pour se diriger ; à chaque visite et même pendant les déplacements ses explications nous apprennent beaucoup. C’est sur que le touriste qui visite seul ne sera pas si bien renseigné sur la vie de la ville et de son histoire. Par exemple il passera certainement à coté de ce  coin très typique où vivent des petits pêcheurs. Bien sur il y a les incontournables ,comme le mont Saint-Clair et son belvédère, l’espace Brassens où la vie du chanteur est retracée,les chenaux , les canaux avec leurs ponts levants. Dans le Morvan on n’est pas habitué à voir des bateaux comme le Belem,magnifique vieux gréement prêt à appareiller, remplacé le lendemain par un paquebot de croisière de luxe, des chalutiers, des thoniers, amarrés pratiquement en ville, des pétroliers déchargeant leur cargaison en restant au large.
Bien sûr dans un voyage comme celui-là il ne faut pas négliger  le côté gastronomique. On s’est régalé avec les spécialités régionales, les produits de la mer et les vins du cru. Anne-Marie nous avait même trouvé un dîner spectacle où le patron reprend les chansons de Brassens.
Elle a pensé aussi au côté « studieux » qui a commencé par une visite en bateau sur l’étang de Thau des parcs de tables à huîtres et moules. puis ce fut la visite chez un « paysan de la mer » (ou plutot de l’étang ) qui nous a reçu sur son site d’exploitation, parlé de son travail, expliqué sa façon de procéder. La visite s’est terminée par une moulinade et une dégustation d’huîtres,les fameuses huîtres de Bouzigues le tout arrosé par un blanc sec du pays.
Et bien sur avant de nous quitter et nous laisser prendre la route vers la Bourgogne Anne-Marie avait prévu un petit détour par les plages. Ainsi les plus motivés d’entre nous (dont je faisais partie) ont pu piquer une tête dans la grande bleue. Il faut dire que la Méditerranée ou l’Atlantique sont pour nous des destinations lointaines que nous n’avons pas l’habitude de fréquenter. L’occasion était trop belle.
Rien de tel qu’une excursion comme celle-ci, en petit comité, 18 personnes qui s’entendent bien pour tisser des liens, plaisanter, rire, échanger points de vue et idées.
Une sortie bien réussie.

A bientôt

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