Vêlages 2011 - 11 mars 2011

Depuis toujours la période février, mars est le gros moment des vêlages et 2011 ne déroge pas à la règle. Je viens d’avoir le trentième. Cette année je n’ai pas à me plaindre. Cela s’est plutôt bien passé, 1 seule césarienne (215 euros cette année) 1 accouchement par le vétérinaire. Côté maladies sur les jeunes veaux, j’ai été tranquille aussi: un cas isolé de diarrhée sévère que j’ai du faire soigner et un cas de coccidiose pris à temps et qui est resté sans conséquence. Très peu sont nés la nuit et ça c’est bon pour le sommeil. Je n’ai eu qu’ une journée chargée dont je vais vous donner le détail.

Minuit,les enfants qui ont passé la soirée à la maison s’en vont. Je vais faire ma ronde. Une vache à vêlé seule; le veau est couché sur le béton dans un mélange de déjections et des eaux . La vache a du beaucoup piétiner avant de mettre-bas et il n’y a plus de litière. En plus le veau est enveloppé dans une peau translucide et sanguinolente (un peu comme sur cette photo) à travers de laquelle on distingue les yeux et les oreilles : vision surprenante.. Seuls les naseaux et une petite partie du museau ne sont pas recouverts par la peau et le veau a pu reprendre sa respiration. C’est vraiment un coup de chance; j’aurais très bien pu le trouver mort. Le temps de nettoyer, faire de la place en déplaçant la vache voisine, mettre de la litière, installer le veau pour que la vache puisse le lécher ( je le saupoudre de sel pour lui donner du coeur à l’ouvrage) il est une heure. je peux aller me coucher.
Trois heures. Je me lève pour voir si tout va bien, et tout va bien. Mais une autre vache est entrain de pousser, les pieds du veau sortent. Mon arrivée la dérange, elle se relève et me fait poireauter une bonne demi-heure. Elle se recouche, je l’aide avec la vêleuse. Le veau sorti,je l’installe vers sa mère. Il est 4 heures lorsque je retourne me coucher.
Six heures, direction l’écurie. Les 2 veaux nés dans la nuit sont debout, le poil bien sec et bien blanc. Ils cherchent à téter aux fanons de leur mère. Je les libère et les guide vers le pis. Ils ont vite fait de piger et prennent une bonne ration de colostrum.
11h 30: il faut que fasse prendre une deuxième tétée; la vache voisine commence à piétiner et se trémousser . Encore une ! C’est pour bientôt. Je la surveille tout en prenant le repas de midi. elle prend son temps, et pour cause. Je relâche un peu la surveillance et quand je retourne à l’écurie je trouve un veau dans la rigole de la chaîne de curage. Il est bien petit. Je pense tout de suite à une naissance gémellaire. Je fouille la vache,et le fait est, un 2ème veau attend au fond de la matrice ,bien au chaud, encore dans sa poche. J’ai le temps d’aller me changer et je le sors tranquillement. Ce sont deux femelles bien jolies
Mais je ne suis pas au bout de me peines. Une autre vache présente les symptômes du vêlage imminent. Là je me dis que je vais avoir un problème de place. Comme il fait très beau je décide de mettre un taureau et une vache au pré. Fin février c’est peut-être un peu tôt mai une fois dehors ils ne demandent pas leur reste. D’ailleurs ils se portent très bien. On ne dirait pas, mais 2 animaux qui partent cela libère une sacrée place. C’est plus facile pour faire téter les jumelles; Le soir arrive et le vêlage n’a guère avancé.Tout juste quelques contorsions et piétinements. La vache ne se couche pas, ne pousse pas. Une poche d’eau est tout de même expulsée. Le veau se présente bien d’aplomb mais reste au fond. La vache semble ne pas pouvoir le remonter pour qu’il se présente à la sortie. Il doit être gros. L’heure avance. Je décide d’appeler le vétérinaire. Je prépare tout pour une césarienne. Un moment plus tard elles arrivent; on attend rarement longtemps lorsqu’il s’agit d’un vêlage. Je dis « elles » car il s’agit de notre véto habituelle accompagnée d’une étudiante qui vient se perfectionner. Elles sont rapidement en tenue. Je les laisse faire, elles s’en tirent plutôt bien. La mise-bas se passe debout, Je place la vêleuse et actionne le levier à leur signal. Après un peu d’efforts le veau sort difficilement, mais il est là et vivant. La vache est un peu déchirée.la future véto recoud la plaie. Ce n’est pas un exercice facile que de faire des points à l’intérieur de la vache mais cela lui fait un bon TP
Cette fois c’est le dernier pour la journée.

Plus de photos dans l’album « Vêlages à Vernois »

A bientôt

Les vaches perdent leurs dents elles aussi. Tous les ans j’en trouve dans les mangeoires où sont attachées les génisses de 3ans

Activités de début d’année - 21 janvier 2011

C’est fait, 2011 est déjà bien entamé. Les fêtes de fin d’année me paraissent déjà loin. Durant ces quinze premiers jours de janvier le principal du travail sur la ferme se résume à faire le pansage et divers soins aux animaux, et m’occuper du bois de chauffage. Il faut dire que sur toute la surface le terrain est gorgé d’eau et je ne peux guère faire quoi que ce soit dans les prés.
Les premiers vêlages ont eu lieu. Quatre génisses ont eu leur premier veau, et dans d’excellentes conditions. Malgré ma surveillance 2 les ont fait seules et j’ai juste un peu aidé les 2 autres mais je crois qu’elles y seraient arrivées seules. C’est encourageant et de bon augure pour la suite des vêlages. Il faut dire qu’en élevage charolais l’accouchement des génisses est souvent problématique et parfois il faut tirer très fort pour extraire le veau, ce qui n’est bon, ni pour lui, ni pour la mère. Il y a bien sûr le recours au vétérinaire et à la césarienne. Mais cela reste une opération chirurgicale lourde avec ses risques et qui entraîne frais et soucis. Quand les premiers vêlages se passent mal on aborde les suivants avec fébrilité et on peut faire des bêtises.
Il restait quelques vaches à tondre et j’ai profité d’une journée de mauvais temps pour le faire. C’est une habitude qui à tendance à se perdre car elle n’est plus justifiée en stabulation libre. Les animaux sont à l’air libre et exposés aux variations de température. Mais dans les anciennes étables entravées, où il fait toujours chaud, où les animaux vivent en promiscuité, ont du mal à se gratter, je trouve la tonte indispensable pour leur confort. Elle n’ont pas besoin de leur épaisse toison poussée à l’automne pour se protéger du froid. Leur dos, leur encolure, où des parasites ont vite fait de s’installer restent propres. Le fait de tondre n’est pas négligeable au point de vue commercial. Que ce soit pour vendre un reproducteur, un animal destiné à l’élevage où à l’engraissement, une bonne présentation grâce à la tonte est toujours un plus et peut faire gagner pas mal d’euros. Le seul fait de tondre l’attache de queue (haut de la queue vers la croupe) change l’aspect d’un lot de bêtes, améliore l’appréciation de leur conformation. D’ailleurs si l’éleveur n’ a pas tondu la queue de ses animaux avant de les vendre à un maquignon, celui-ci ne manquera pas de le faire avant la revente. Il y a bien une raison.
Dernièrement j’ai commencé la coupe de bois de chauffage. Je n’avais pas pu le faire avant à cause du mauvais temps. C’est du charme, excellent bois de chauffage que je coupe dans une petite forêt limitrophe de la ferme. Comme ça je peux m’y rendre et transporter le matériel en quad. Je n’abîme pas le pré en le traversant. Antoine est venu me prêter main forte. Je n’aime pas aller au bois tout seul. Il s’en donne à coeur-joie pour abattre les charmes. Je précise que ceux-ci repousseront tous seuls. C’est ça l’énergie renouvelable. Après 2 jours de travail bien fatiguant nous en avons un bon tas de fait. Maintenant il va falloir le fendre pour faciliter le séchage et la conservation. Entre le sciage du bois sec et son stockage à proximité de la chaudière et la coupe du bois vert pour les hivers à venir, je trouve que le chauffage de la maison me prend bien du temps, mais du temps, j’en ai maintenant
A bientôt
.

Fin d’année - 21 décembre 2010

Les derniers billets ont été consacrés à raconter des travaux anciens ou des activités de vacances. Je me rends compte que le journal de la ferme s’est arrêté à l’été dernier. Pourtant la nature ne s’est pas arrêtée, la vie de l’exploitation a continué. Mais il ne s’est rien passé d’extraordinaire que je n’aie déjà raconté les années précédentes et le dire ne serait que répétition;
La météo de cette fin d’année a été très capricieuse. Les pluies de novembre ont bien détrempé les sols et j’ai du hiverner les animaux un peu plus tôt que d’habitude. Puis la neige de début décembre est partie sous l’action de pluies diluviennes. On a connu une bonne crue de l’Arroux. Une bonne partie des prés a été recouverte par l’eau de la rivière. Et maintenant c’est l’épisode froid et très neigeux dont on a bien entendu parler, avec ses désagréments, qui vient de se terminer. Le thermomètre s’est tenu au-dessous de zéro plusieurs jours et a dépassé quelques fois les -10°. pas facile de faire quoique ce soit d’un temps pareil. Mais on a déjà connu cela, rien de catastrophique;
De toute façon en cette fin d’année je ne suis pas trop bousculé. Je n’ai guère que 85 bovins à m’occuper. J’ai vendu tout ce qui pouvait l’être et en particulier les broutards que j’avais l’habitude de repousser. Cette année l’herbe n’a jamais manqué et ils avaient bien profité. Mais après tout ces veaux nés début d’année m’ ont fait un minimum de frais ( 2 traitements antiparasitaires ) et je me suis dit que les vendre le jour du sevrage n’était peut-être pas une si mauvaise affaire que ça. Je me suis aussi débarrassé de vaches âgées ou vêlant tard et n’ai gardé que peu de génisses.
Le travail journalier de pansage se trouve très allégé. Maintenant que j’ai adopté ce rythme de travail qui en fin de compte me suffit largement, je me demande comment je faisais avec le double d’animaux d’animaux dans les étables.
Pour l’instant les petits-enfants viennent d’arriver pour passer une partie des vacances à la ferme. Au moins je peux prendre le temps d’être avec eux, de leur trouver des occupations, de les faire participer à la vie de la ferme, chose que je n’ai guère eu le loisir de faire jusque là.
Je profite de ce billet pour souhaiter un bon Noël à tous les lecteurs, avec une attention particulière aux habituées ( et habitués bien-sur ) qui ont l’habitude de laisser un commentaire, et de profiter pleinement de fêtes de fin d’année.
A bientôt.

Derniers vêlages laborieux - 23 mai 2010

Alors que côté vêlage ça ne s’était pas trop mal passé pendant l’hiver, les dernières naissances m’ont donné bien du souci.
Déjà il faut surveiller étroitement les vaches au pré; ce n’est pas si facile qu’à l’écurie où on les a en permanence sous les yeux et qu’on peut les toucher.
Il faut les ramener à l’écurie dès que l’on pense que la mise-bas approche. Pour cela j’ai une technique imparable; Tous les jours, matin et soir je distribue une toute petite quantité de farine dans une auge à l’intérieur du parc. Même pas la peine d’appeler les gourmandes, le bruit du moulin suffit à les faire venir manger leur friandise. Elle ne se méfient pas lorsque je ferme la barrière sur elles.
25 avril : Césarienne. Le veau n’est pas exceptionnel mais trop gros pour la vache. Même avec le véto on n’a pas pu le sortir naturellement. La césarienne est un acte courant mais qui coûte 210 euros quand même.Tout a bien marché jusqu’au jusqu’au 13 mai où j’ai trouvé le veau crevé, juste après avoir tété,certainement d’un crise cardiaque
26 avril: j’aide une vache à mettre-bas, aide facile comme on dit. Seulement le veau est légèrement handicapé des pattes avant. Il marche sur les boulets (voir photo), pieds repliés. Cela a duré plusieurs jours. D’abord un pied est revenu normal. J’étais prêt à faire plâtrer l’autre mais j’ai mis le veau au pré et tout est rentré dans l’ordre.
27 avril/ Nouveau vêlage. Le veau, une femelle s’engage bien, avec une légère traction, mais reste bloquée aux hanches. Bloquée pour de bon. Après avoir tout essayé je décide de tirer, fort ,très fort., conjuguant mes tractions avec les efforts de poussée de la vache qui met pourtant du sien. Le veau finit par sortir mais le lendemain je ne peux que constater que le veau, une mulotte, a la cuisse démolie. Je lui fais une attèle qu’un rebouteux m’avait enseigné il y a bien longtemps: un collier autour du cou, un petit collier au pied, un sandow qui relie les deux. Ce dernier empêche la patte de partir en arrière et la ramène automatiquement vers l’avant si le veau veut marcher. Ce dispositif m’ a sauvé bien des veaux mais celle ci est trop atteinte. Elle va finir en veau de boucherie. J’ai pourtant eu un sacré boulot pour la faire téter jusqu’à temps qu’elle puisse se mettre debout.
5 mai: en fin de soirée une génisse attardée commence à avoir des contractions. Elle va me tenir éveillé une bonne partie de la nuit car ce n’est que vers 4 h du matin que je peux la fouiller. Le veau de taille normale se présente le « cul le premier » en fait les pattes arrière les les premières, et sur une génisse, ça ne pardonne pas,je suis bon pour la césarienne. D’ailleurs je n’attends pas le véto pour tout préparer.Je n’avais encore jamais vu un veau sortir de cette manière. C’est très spectaculaire. Quand il est léché et sec j’essaie de le faire téter mais il ne se tient pas debout. Ses jarrets en position étendue dans le ventre de la vache sont droits, voire pliés en sens contraire. C’est du travail pour le faire téter pendant plusieurs jours. En général les pattes reprennent un forme normale au bout de quelque temps. Là encore c’est au pré que tout va s’arranger.
16 mai- 21 mai. La, c’est une autre histoire. On devait partir dans le midi chez les enfants pendant le week-end de l’ascension. Mais quelques jours avant 2 vaches commencent à présenter les symptômes d’un vêlage imminent. Je décide d’annuler le voyage. Pour rien en fait car la 1ère va vêler 2 jours après la date de retour prévue et l’autre 6 jours . C’est rageant mais ce n’est pas une science exacte et je ne voulais pas prendre le risque. Le voyage aurait pu me coûter cher. Surtout qu’il fallait être là; une s’est relevée alors que le veau était à moitié sorti. Pas facile d’installer la vêleuse avec le veau hurlant pendu au cul de la vache qui remue dans tout les sens cherchant le veau qu’elle croit né. La seconde n’a pas voulu se coucher. Quand j’ai vu qu’elle allait expulser le veau en position debout, que la tête sortait, j’ai vite mis la vêleuse pour aider et heureusement car ce n’était pas un petit et j’ai du tirer fort. Pour couronner le tout,ces 2 derniers faits ne sont pas très futés et n’arrivent pas encore à se nourrir seuls
Aujourd’hui, dimanche de Pentecôte après midi, devinez quoi? encore une césarienne Après-midi foutu pour la sortie prévue
Quand je vous dis qu’on ne fait pas un métier facile!
A bientôt.

Retour au pré - 2 mai 2010


Avril ne te découvre pas d’un fil,mai va comme il te plaît. A part que cette année avril a ressemblé plus à un mois d’été qu’à une fin d’hiver. Cela m’a permis de réaliser une mise au pré idéale pour tous les animaux qui étaient encore à l’étable.
Les vaches avec leurs jeunes veaux ont trouvé des conditions exceptionnelles à leur sortie, sur des prés bien ressuyés où l’herbe commençait à pousser. Des gelées blanches ont cependant persisté jusqu’ à la dernière semaine, pas trop gênantes mais limitant la pousse. Pour moi ce n’est pas plus mal. Les vaches ne trouvant pas une herbe abondante n’ont pas beaucoup de lait. Ainsi les jeunes veaux ( les 1ers ne sont nés qu’en février ) ne se trouvent pas confrontés à des pis gorgés de lait très riche, trop abondant pour eux, juste bon à déclencher des diarrhées et des problèmes digestifs. Malgré la fraîcheur matinale et le vent du nord les petits veaux ont bien débuté leur vie à l’extérieur. Pas de congestion intestinale,ballonnement, coliques, coup de froid, etc comme je l’ai souvent connu lors de mauvais printemps.
Avec ce beau temps persistant j’ai bien pu prendre mon temps pour lâcher, une petite semaine. Avant de les dispatcher sur les prés qui donnent sur la cour de la ferme, j’ai pu prendre le temps de passer chaque « paquet » par les parcs. J’ai pu employer le temps qu’il fallait pour que chaque veau s’accoutume à l’ambiance extérieure, reconnaisse sa mère, retrouve le pis . Quand tout semblait ok j’ ouvrais la barrière et le résultat a été assez positif . Un seul veau est resté bloqué à la barrière mais sa mère est revenue le chercher le soir. Procéder ainsi évite bien de la fatigue et de l’énervement.
Pour aller dans les prés plus éloignés, c’est en remorque que les animaux ont fait le voyage: 3 veaux dans le compartiment avant, les vaches à l‘arrière. Pour les faire monter dans la bétaillère j’ai eu besoin de l’aide de Chantal. Arrivé dans le pré j’ouvre les portes, tous descendent et là, la reconnaissance vache-veau est parfois plus délicate. En général cela s’arrange dans la journée.
Parfois un veau craintif et désorienté ne retrouve pas sa mère et lors de ma visite du soir je le retrouve affamé, gueulant à la recherche de sa mère. Souvent il vient à mon devant chercher du secours auprès de moi. Alors je tente de le conduire vers sa vache et si celle-ci ne me fuit pas, j’essaie de le guider vers la zone du pis. Il reconnaît les odeurs qui lui sont familières et c’est gagné; il se met tout de suite à téter. Si un plus dégourdi est passé avant il boit ce qui reste et ne quitte plus sa mère. Désormais il va faire attention, c’est l’apprentissage de la vie.
Je n’ai eu que 2 retours à l’étable. Un veau que j’avais mis au pré plus tôt, début avril a été atteint de coccidiose. Des bactéries détruisent l’intérieur des intestins ce qui se traduit par une diarrhée très sanguinolente, mortelle si elle n’est pas soignée à temps. Après soins adaptés, le veau ,costaud, a été vite remis. Du coup j’ai fait un traitement préventif à tous les autres en plus du déparasitage habituel d’avant mise au pré: poux et vers de toute sorte
j’ai du ramener une vache qui souffrait terriblement du pis. Sous l’action conjuguée du soleil, du vent, et de la bave du veau, deux des quatre trayons déjà très gros d’avance se sont enflammés, craquelés. Ils lui faisaient tellement mal qu’elle se couchait pour empêcher le veau de téter. Même à l’écurie j’ai du me fâcher, l’ attacher fermement et lui mettre la « mouchette » (instrument de contention que l’on met dans les naseaux) pour permettre au veau de téter et dégonfler les tétines Une semaine d’écurie, d’application de pommade et tout est rentré dans l’ordre.
A l’heure actuelle il ne reste plus que 3 vaches qui viennent de vêler et je ne vais pas tarder à les sortir, mais 4 autres vont venir les remplacer car le moment du vêlage s’approche.Je préfère les avoir sous la main pour les surveiller et intervenir au besoin.

A bientôt.

Le Vent de la messe des Rameaux - 29 mars 2010


L’équinoxe de printemps vient de passer, L’hiver est derrière nous. Mais ce n’est pas pour tout ça que nous connaissons le beau temps. Aujourd’hui c’est dimanche des rameaux; les gens de la campagne, les anciens tout au moins regardent dans quelle direction souffle le vent; certains disent même qu’il faut regarder pendant la messe des rameaux. En général ce sera le vent dominant pour une bonne partie de l’année. Si cette croyance se justifie, 2010 ne devrait pas connaître la sécheresse car il a plu abondamment durant toute la matinée avec vent d’ouest – sud ouest. Normalement, une année humide est plus favorable pour l’agriculture mais je redoute toujours l’ excès d’eau. Les terres de Vernois n’aiment pas ça. On en reparle en fin d’année.
Depuis une quinzaine de jours j’ai pu commencer les travaux habituels de printemps
J’ai révisé et remis en état les clôtures électrifiées. Cette année elles n’étaient pas trop abîmées, même le long de la rivière qui n’a connu qu’une crue de petite importance. J’aime bien être prêt à mettre quelques animaux dehors dès les premiers jours de soleil: 2 ou 3 vaches par pré, une dizaine de jeunes sur 2 parcelles, 5 génisses de 2 ans sur une autre parcelles,les taureaux ailleurs, etc. Ainsi j’en ai déjà 35 au pré. Quand arrive le printemps je n’aime pas voir les animaux dans les bâtiments, j’ai l’impression qu’ils sont mal et ont trop envie de retrouver l’herbe. Le travail journalier se trouve allégé. Même si je dois alimenter les animaux lâchés, j’utilise bien moins de fourrage. Les stocks sont bas même après avoir acheté un chargement de foin.
L’azote est épandu sur les cultures ainsi qu’un engrais à base de chaux sur une partie du Grand Pré où la végétation traduit un excès d’ acidité. J’espère que cet amendement donnera un peu d’appétence à l’herbe et que les animaux laisseront moins de refus. J’ai fait appel comme depuis plusieurs années déjà à une entreprise pour faire ce travail. Cette fois c’était un quad tractant un semoir qui épand sur 24 m de large; C’est rapide, efficace et très spectaculaire. Les possibilités de franchissement de cet engin sont vraiment incroyables.
Entre 2 vêlages j’ai pu labourer et semer de l’avoine à Corfeuil. Il faisait très beau en début de semaine dernière, la terre s’est bien prêtée à ce semis. Au printemps je trouve toujours agréable de travailler cette parcelle qui domine la vallée de l »Arroux avec vue imprenable sur les collines du Morvan. Chantal a profité de ce moment privilégié pour m’apporter un pique-nique.
L’avoine est une céréale secondaire, mais très « rafraîchissante »pour les bovins et stimulante voire excitante. En fin d’hiver je trouve qu’elle tient les vaches en bonne forme et facilite le retour en chaleur. D’ailleurs sur les génisses je n’ai jamais eu recours au groupage de chaleurs par hormones. Une bonne cure d’avoine début avril permettait de voir une bande de 12 à 15 taures « demander les boeufs » (comme on dit) et être saillies en une dizaine de jours. J’en ai fait plusieurs fois l’expérience.
Les vêlages ne sont pas encore terminés. Je n’ai que les 2/3 des veaux qui sont nés. D’après le vétérinaire que je n’ai d’ailleurs guère vu cet hiver, ce retard dans les naissances est assez général dans la région. Il attribue cela à la vaccination FCO de ces dernières années. Le vaccin a peut-être troublé la fécondation et la gestation.
Même si mon travail est allégé dans l’ensemble, je me trouve encore bien occupé

A bientôt

Solstice d’hiver - 23 décembre 2009

neige

Cette fois-ci nous voila bien en hiver et l’épisode de neige et de froid nous l’a bien fait savoir. Il y a longtemps qu’il n’était tombé autant de neige. Environ 20 cm ont recouvert la campagne. L’effet de surprise passé, car le décor est toujours aussi magnifique et attendu en période de Noël, je considère rapidement la neige comme un handicap pour le travail et la vie en général. Le froid très vif, -12° une nuit, -19° la suivante et le thermomètre qui reste en-dessous de 5° la journée complique aussi la vie. Les tracteurs ont du mal à démarrer, les évacuateurs à fumier sont bloqués par le gel. Il faut calfeutrer les ouvertures des écuries où les animaux moins nombreux que les autres années ne dégagent plus assez de chaleur pour empêcher les canalisations de geler.
La ferme a pris ses quartiers d’hiver. Tous les animaux sont dans les étables. Les veaux de l’année sont en stabulation depuis début novembre. Et j’ai commencé à rentrer le vaches pendant la dernière semaine. J’ai rentré la plupart tout seul. Les matins, lorsqu’elles venaient réclamer à manger j’en ramenais chaque jour un petit lot que je mettais en place. Le 30-11 c’ était jour de rappel des vaccins fco sur les broutards. J’avais demandé un ouvrier du service de remplacement pour m’aider. Après le passage du vétérinaire on a rentré et attaché les 20 dernières.
Au 1er décembre il ne restait plus que 5 génisses de 18 mois que j’ai nourri jusqu’à ces jours. Par beau temps tout va bien mais dans 20 cm de neige les choses se compliquent. Vendredi 18-12 c’était la prophylaxie, prise de sang et rappel fco pour tous les adultes.Si les vaches ne craignent pas la prise de sang sous la queue il n’en est pas de même pour les piqûres dans l’encolure ( 1 intramusculaire 1 sous-cutanée ). Elles voient arriver le danger (le véto et ses seringues). Beaucoup sont stressées, bondissent sous le coup d’aiguille, et parfois poussent un cri qui alerte toutes les autres.
Après j’ai rentré les génisses. Il y avait trop de neige pour les relâcher après la vaccination. Elles sont plus faciles à soigner en stabulation que dans le pré. Il ne reste plus que le taureau et Timoun qui ont tous les prés pour eux.
Maintenant les journées sont ponctuées par le pansage du matin et du soir très allégé par rapport à ces dernières années. L’abandon de l’écurie du Murger de 34 places mais à 1,5 km rend le travail bien plus facile et plus rapidement fait. Finis les aller-retours en voiture, le transport d’animaux, d’aliments, de lisier et le souci de ne pas avoir les animaux sous la main.
Les travaux de ces derniers jours se résument à avoir scié du bois pour le chauffage, nettoyé et réorganisé le garage-atelier, nettoyé et rangé la grange pour y stocker la presse. J’ai voulu curer les rigoles dans les prés mais après une matinée de travail une casse de la machine de la cuma a interrompu mon activité. Dommage, car les conditions étaient idéales, et aujourd’hui le terrain est très détrempé. De toute façon la cureuse n’est pas encore réparée.
Maintenant il faut penser à fêter Noël. Toute la famille va être réunie. La trêve des confiseurs, c’est valable pour moi aussi.

Joyeux Noël à tous
A bientôt

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