Activités du moment - 20 juin 2009

4x4

Cette fois je commence à ressentir les bienfaits dus à l’abandon des terres de Bussière. Je travaille, d’accord mais je ne suis plus bousculé, moins stressé. Je peux prendre le temps. Prendre le temps de passer une journée ou un après-midi à une réunion, de faire des courses tranquillement, et cela sans me poser la question de savoir si mon travail va prendre du retard.

J’ai enfin pu trouver l’opportunité de refaire à neuf 300 mètres de clôture de séparation de 2 prés qui était en piteux état. Comme il n’était pas primordial, ce travail était repoussé d’année en année. Cette fois j’ai pu m’y « atteler » et mine de rien, c’est du boulot. J’ai commencé par un nettoyage à la débroussailleuse de chaque côté et installé une clôture électrifiée pour que les animaux ne puissent quitter leur pré pendant les travaux. Ensuite il faut récupérer les fils barbelés en arrachant les cavaliers qui les tiennent encore aux vieux pieux. (moi je dis piquets). Je les dépose sur le coté en prenant soin de ne pas les emmêler. J’enlève les anciens piquets et les emmène. Ils serviront de bois de chauffage. Il faut encore passer le broyeur à l’emplacement de la clôture où une petite haie commençait à s’installer. Puis il faut distribuer les piquets neufs de 2 m en châtaignier; cela représente un bon tas de bois à manipuler. Pour les planter dans le sol j’ai eu recours à l’enfonce pieux de la cuma,et là j’ai eu besoin de l’aide de Michel et Alain. Cet appareil n’est pas fait pour être utilisé par une seule personne. Mais il est très pratique et performant. En 2 heures tous les piquets étaient solidement plantés sans grande fatigue. Le lendemain j’ai remis les fils barbelés: attacher le fil au poteau d’extrémité, le tendre au moufle, le fixer à chaque piquet. L’opération est répétée pour chaque rang donc 4 fois. Je n’ai pas compté le nombre d’aller retours de 300 mètres. J’ai du faire pas mal de km mai maintenant j’ai une belle et solide clôture qui devrait durer un bon nombre d’années.

J’ai pris le temps aussi de faire du débroussaillage à Corfeuil. La friche avait envahi un terrain bordant les terres cultivées. Le girobroyeur, avec son hélice munie de puissantes lames à eu vite fait de venir à bout des ronces genets,épines et autres mauvaises herbes. Maintenant j’ai une aire pour stocker éventuellement du fumier, un tas de paille ou déposer du matériel.

Dernièrement j’ai du traiter l’orge de printemps. Les feuilles du pied commençaient à jaunir, signe de maladie. J’ai épandu un fongicide pour protéger le reste de la plante et l’épi naissant. J’ai toujours un peu de réticence à faire ce genre de travail, je sais bien que ce n’est pas « bon pour la planète », mais si je ne fais rein je sais que je ne récolterai rien ou presque ,ou alors un grain de très mauvaise qualité. Les variétés actuelles dont les semences nous sont vendues sont très sensibles aux maladies cryptogamiques. Autrefois on ne connaissait pas ce genre de problème. Je soupçonne les semenciers d’avoir par des manipulations génétiques obtenu des variétés à fort rendement, sans se soucier de la résistance aux maladies. De là à penser que les céréales ont été affaiblis volontairement pour nous obliger à employer des pesticides……. Toujours est il qu’il faut tout traiter ou presque et c’est bien regrettable et très coûteux.

En ce moment, coté bovins je suis un peu ennuyé par les panaris ( nous on dit mal blanc). C’est une affection du pied qui provoque de l’enflure,de l’infection, et la douleur est telle que l’animal atteint boite très fort et se déplace peu. Un antibiotique soulage rapidement. J’ai déjà du soigner plusieurs veaux. Pour 2 génisses de 18 mois j’ai du installer le parc – couloir de contention mobile pour pratiquer les injections.

Maintenant il va falloir penser aux foins.
A bientôt

PS Mon 4×4 Suzuki (60000 km) en photo en haut de la page est à vendre . Très pratique en tout -terrain pour la ferme, avec ses bonnes capacités de franchissement, il m’a rendu bien des services mais j’ai décidé de m’en séparer. Si un lecteur est intéressé, je suis à sa disposition

Un quad pour quoi faire? - 4 juin 2009

C’est souvent la question qui m’est posée quand certains voient le quad dans la grange ou dans la cour. Je me posais d’ailleurs la même question quand j’ai vu arriver ces premiers dans les fermes voisines. Comme ça on pourrait croire que c’est un luxe, comme certains le pensent, un outil superflu. En fait c’est un engin agricole à part entière très utile dans les fermes d’élevage
C’est pour aller voir les animaux chaque jour que je m’en sers le plus. Il est rapide et maniable. Le passage dans les barrières est vite fait. Il ne faut pas longtemps pour visiter chaque troupeau. Je peux au besoin emporter quelques seaux de farine. Il m’arrive parfois de rentrer rapidement à la maison chercher de quoi soigner un veau et revenir dans la minute lui administrer un médicament
Certains diront que pour la forme, ce n’est pas ce que l’on fait de mieux. Finies le marches journalières de plusieurs km dans la fraîcheur matinale, mais quel gain de temps et quelle fatigue évitée.
Pour ramener une bande d’animaux le quad se révèle être un précieux allié. Je pousse le troupeau en zigzagant derrière et si une s’avise de se sauver elle est vite rattrapée et contournée. Tout d’abord surprise, elle a vite fait de comprendre qu’elle ne sortira pas gagnante et ,déstabilisée elle regagne le gros de la troupe  ou bien la sortie. Je dois reconnaître que parfois, c’est quand même laborieux.
Pour une sortie plus en douceur, j’attelle une petite remorque. On l’avait construite nous-mêmes il y a bien longtemps pour mettre derrière un motoculteur. Plusieurs matins de suite, je me rends dans le pré en tractant la remorque en question dans laquelle j’ai mis de la farine. Les animaux, gourmands, viennent manger comme dans une auge et me suivent dans mon déplacement. Au bout de quelques jours, je franchis la barrière et le troupeau suit aveuglément. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai ainsi sorti 20 génisses des petites aiguillères. Deux aides m’ont suffi pour les encadrer sur la route et le chemin de la ferme.
Pour l’entretien des clôtures électriques ou la pose d’une clôture légère (ruban électrique et piquets de fer) le quad s’avère très pratique. J’installe les piquets à l’avant et tout le petit matériel dont je risque d’avoir besoin dans une caisse à l’arrière. Ce n’est plus utile de déplacer un tracteur et du matériel lourd pour un tel travail.
Pour des traitements phytosanitaires je fixe un petit pulvérisateur sur l’arrière du quad et je peux aller désherber ponctuellement ou débroussailler le long des clôtures électriques.
Avec sa remorque le quad est très pratique dans bien des situations qui ne demandent pas l’utilisation de gros matériel comme emporter une balle de foin, un bac d’abreuvement, du bois pour le four.
Il a même servi d’ « ambulance« . Un jour j’ai du aller  récupérer 2 chevreaux que la chèvre avait faits loin de la ferme au bord de l’Arroux.
Et puis maintenant que j’y ai goûté, j’ai tout de suite le réflexe « quad » que ce soit pour me rendre chez les voisins ou dans ma proche famille pour boire l’apéro.Si un événement inattendu se produit j’ai vite fait de me rendre sur place. Je dois reconnaître que, tôt le matin c’est assez agréable de parcourir les prés,approcher le gibier peu méfiant.
Et bien sur, pendant les vacances,après un bon nettoyage il devient quad de loisirs (photo du haut ) et fait le bonheur des enfants et petits-enfants qui ne se privent pas de sillonner les chemins de la ferme.
A bientôt

PS: Merci de ne pas oublier le sondage ci-contre

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