Bel automne - 22 octobre 2008

C’est un bel automne que nous connaissons et c’est très agréable. L’herbe tient le coup, les animaux sont bien dans les pâtures. Dans la région les travaux saisonniers comme l’ensilage du maïs ou les emblavures se sont déroulés dans d’excellentes conditions.
Cette année je n’ai eu que 4 ha à Corfeuil à ensemencer en triticale pur sur une partie et le reste en mélange blé-triticale. Le prix des semences et des engrais ayant explosé, je me suis contenté d’acheter juste un peu de triticale,150 kg pour 0,80 ha environ. Je l’ai semé pur dans l’espoir qu’ il me fournisse de la semence (en 2ème paille) pour l’année prochaine. (Eh oui,il faut voir loin). Pour le reste de la surface j’ai utilisé du blé et du triticale de la dernière récolte pris dans le grenier. Un passage des céréales dans le vieux vannoir pour un nettoyage sommaire me donne un grain propre, apte à être semé, et me fait réaliser une économie substantielle. Quand à l’engrais, je n’ ai acheté qu’un sac de 600 kg de phospho-potassique (acide phosphorique et potasse) pour épandre à l’endroit où il n y avait pas eu de fumier. Dans ces terrains si je néglige l’amendement ,engrais ou fumier, une récolte valable n’est pas assurée. J’ai donc réalisé mes semis par une très belle journée aux couleurs d’automne. Alors que Vernois et la vallée de l’Arroux n’arrivaient pas à se débarrasser d’un épais brouillard, j’ai pu travailler sous un grand soleil, depuis le matin. Le travail s »en est trouvé facilité.
Autre fait important: les échographies. Comme j’ai l’intention de diminuer mon activité il va bien falloir que je me sépare de vaches et je veux ne le faire qu’ à coup sûr et je dois connaître l’état de mon cheptel de gestantes. Avec le passage de la FCO (fièvre catharale ovine) Je redoutais cette « épreuve ». Des bruits circulent comme quoi il y aurait beaucoup de vaches vides ou avortées dans bon nombre d’élevages à cause de cette maladie. Je me suis fait beaucoup de souci, au point de mal dormir la nuit, et j’ai repoussé cette journée tant que j’ai pu. Le 10 octobre , Patrice,du service de remplacement est venu m’ aider. Pendant la matinée on a mis les vaches dans les parcs et l’après-midi l’inséminateur est venu pratiquer les échographies. Après quelques secondes d’investigation  le praticien me dit si la vache est pleine et le stade de gestation. J’ai été vite rassuré: 40 vaches échographiées, 40 vaches pleines, ouf!  juste quelques unes  retardées (qui vêleront trop tard pour moi,mai ou juin). Je pourrai envisager plus sereinement de faire le reste du troupeau.
Quand le beau temps règne en permanence, les travaux avancent régulièrement et il est facile de dégager du temps pour exécuter de petites tâches, souvent repoussées, et qui au final occupent bien des journées. Et comme çà, au fil des jours j’ai pu défaire une vieille clôture, et ramener du bois de chauffage « oublié » au pied d’une haie;  c’est pour laisser les prés propres à mon successeur à Bussière. J’ai eu le temps de faire brûler des branchages, poser 2 portes neuves, jardiner, et nettoyer les abords de la ferme. Et bien sur j’ai pris le temps d’aller au concours annuel de veaux reproducteurs à Etang sur Arroux. (photos dans la galerie) J’ y ai même passé la journée complète car le repas traditionnel d’après concours s’est terminé tard dans l’après-midi. Journée complète également pour Chantal et ses amies. ouvrir la buvette dès potron-minet, servir une centaine de repas à14 heures et faire la vaisselle ensuite.
Des journées bien occupées mais aussi des journées bien relaxes

A bientôt

Quand part l’hirondelle - 8 octobre 2008

Oui les les hirondelles sont reparties, nombreuses. Il en est né beaucoup cette année et elles ont quitté la ferme début septembre. Une couvée tardive est restée jusqu’à la fin du mois. Je me demande si les jeunes auront assez de force pour faire le grand voyage vers les pays chauds. A la Saint Michel (29-09) il n’y a plu d’hirondelles, dit on. ( St Michel,St patron d’Etang sur Arroux)
Cela veut dire que l’automne est là avec ses travaux saisonniers habituels. Le mois de septembre a été particulièrement beau et sec . La tâche en a été d’autant facilitée.
J’ai épandu le fumier produit l’hiver dernier. Pour le premier tas,  cela a été vite fait; je l’ai emmené dans le Champ de la Grange, situé à quelques centaines de mètres de la ferme. Rien de tel que du fumier bien pourri pour régénérer un pré. Le reste je l’ai transporté à Corfeuil sur la terre déchaumée. Là c’est beaucoup plus loin; Une rotation me prenait 40-45 minutes. Mais je crois que cela valait le coup car le fumier est très bénéfique pour des terres pauvres en matière organique comme celles-là. Il  m’a fallu 3 jours pour tout débarrasser.
Pendant une semaine complète j’ai fait l‘entretien habituel des haies: élagage, étêtage, et nettoyage au sol. Cette année il y avait de quoi faire. La végétation était très développée du fait de l’année particulièrement humide. Au début tout va bien, je redonne aux haies un aspect plus « entretenu »et mon travail se voit. Mais au fil de la semaine l’engin pourtant très pratique de la cuma me sort par les yeux et c’est sans regret que je le ramène à son port d’attache quand tout est terminé.
J’ai fait faucher le sarrasin. Il était mûr à point et on a pu le battre par le soleil. Mais la récolte est décevante. Il était clairsemé par endroits et bon nombre de fleurs avaient coulé et sont restées stériles. Le rendement n’a pas été fameux. Le grain est beau et toute la famille réclame de la farine pour faire des crêpes. Seulement il faudrait que je trouve quelqu’un qui possède un moulin qui pourrait moudre une petite quantité. L’appel est lancé.
Comme je l’ai dit plus haut, on a eu très beau temps en septembre et les animaux n’ont pas posé de problème. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai. Jusqu’ à présent la nourriture était abondante mais les gelées de fin septembre ont bien arrêté la pousse et l’herbe diminue à vue d’oeil. Toutefois ce n’est pas encore un souci pour l’instant.
Qui dit gelées dit refroidissement de l’atmosphère et de la maison d’habitation. Il faut penser au bois de chauffage. J’en ai ramené une dizaine de stères à l’abri sous le hangar. Je le scierai plus tard en bûches pour la chaudière.

A bientot.

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