Pauvre printemps - 22 avril 2008
Je n’ai pourtant pas l’habitude de me plaindre sans cesse mais cette fois j’en ai vraiment ras-le-bol. Ras-le-bol de ce mauvais temps,de ce printemps qui ne vient pas et de voir les animaux s’éterniser dans les écuries. Ce temps morose met le moral en berne à tout le monde, mais pour moi, cela prend une tournure catastrophique dans mon travail. Plus de 40 vaches avec leurs veaux attendent dans les bâtiments et pas question de les mettre au pré dans l’immédiat. Faire passer les animaux de leur vie hivernale au sec et au chaud de l’étable à la pluie et au froid que le vent accentue, c’est faire courir un grand risque aux petits veaux.Il faut qu’ils aient le temps de s’accoutumer.
Les prés eux aussi supporteraient mal le piétinement des vaches qui marchent sans cesse pour se réchauffer ou chercher de l’abri derrière une haie. Mais cette année la végétation est en retard, les haies commencent seulement à verdir et n’offrent qu’un lieu de repos précaire. Un sol trop déprimé par les sabots risque de ne pas fournir l’herbe espérée pour les semaines et même les mois à venir.
Profitant de quelques journées moins maussades la semaine dernière j’avais bien sorti une vingtaine de paquets (la vache et son veau) répartis dans les prés les plus sains,en bordure de rivière et de ruisseaux. Mais quand il tombe 20 mm de pluie au m2 durant la nuit ,le matin les animaux pataugent et c’est déprimant de les trouver ainsi lors de ma visite journalière. En plus, le lit de l’Arroux est plein ras bord. Il n’en faudrait pas beaucoup plus pour que la crue n’envahisse les prés et ce n’est pas fait pour me rassurer.
Dans les étables la situation n’est guère plus brillante. Je vois bien que les vaches en ont marre elles aussi. elles sentent le printemps qui est là . La mise à l’herbe qui tarde à venir les fait parfois manifester bruyamment. Il n’est que trop temps qu’elles partent. Les veaux qui ont bien grossi ne tiennent plus dans leur box. Je les laisse vivre dans l’écurie avec leurs mères. ILs sont heureux mais salissent partout. Les stocks ont encore baissé. Il faut dire qu’à cette époque les vaches engloutissent une quantité impressionnante de foin et de paille et font d’autant plus de fumier.Cette fois je n’ai pratiquement plus de céréales qui, mélangés à des tourteaux apportent la partie la plus riche de la ration. Et pour moi, matin et soir, le pansage devient une corvée et je ne vois” ni bout ni fin”.
La météo prévoit bien une amélioration pour la fin de la semaine. Espérons qu’ils disent vrai (ça les changerait) Mes problèmes seraient vite réglés
A bientôt

Bonjour Bernard
Ce message n’est pas pour te saper le moral ,je comprends ta détresse étant éleveur de charollais comme toi.Nous ne sommes distant que d’une trentaine de kilomètres mais pour moi ce printemps n’est que du bonheur depuis une semaine mon troupeau(50 vaches allaitantes)est au pré.Depuis longtemps je n’ai pas lâché dans d’aussi bonne condition il faut dire que mon exploitation est en forte pente sur un terrain granitique exposition plein sud alors les printemps secs comme l’année dernière j’étais limite avec la pousse d’herbe heureusement que la pluie est arrivée fin avril car 2003 m’a couté 300€ par ugb
Courage tout va s’arranger avec le mois de mai et continue avec ce super blog que j’ai découvert avec France-inter et je le consulte régulièrement
Bonjour,
Journaliste à Terres de Bourgogne (Votre hebdomadaire professionnel agricole, peut-être?) je viens de découvrir votre blog et je trouve cette initiative particulièrement intéressante.
Pourrions-nous nous rencontrer afin que vous me parliez de cette initiative et que vous me racontiez ce que cela vous apporte (contacts, infos, ouverture vers l’extérieur).
J’espère que vous aurez envie de communiquer votre expérience à mes lecteurs et je me ferai un plaisir de venir vous voir sur votre exploitation si vous en êtes d’accord.
Quelle que soit votre réponse je tenais à vous encourager et à vous dire bravo, c’est une initiative chaleureuse.
Bonjour Bernard,
effectivement, le beau temps tarde à venir cette année. Les températures ont un peu augmenté depuis le début de la semaine, espérons que ça continue !
Un peu de soleil, ça fera du bien au moral aussi
à bientôt
Bonjour Bernard
Surtout ne te décourage pas.J’ai 73 ans ,et crois-moi,des mauvais printemps et des mauvaises années j’en ai connu en basse-normandie ou j’ai exploité
Humidité,secheresse,tempète etc.. tout finit par s’arranger et on finit toujours par faire façe malgré tout
Depuis un an je consulte ton blog et c’est tres interessant surtout , quand comme moi ,on a exploité sur une ferme a produire du lait , ce qui n,était pas simple non plus
Allez,accroches toi et le beau temps va arriver c’est sur
Oui, nous partagions les mêmes inquiétudes.. Cette fois, ça y est presque. Tout le monde, ce soir est quasiment dehors, enfin!!! Du bonheur pour eux et pour nous… L’hiver fut bien long et le foin se faisait de plus en plus rare. Mais dans les prés humides, que de dégats!!
Effectivement, beaucoup de difficultés à solutionner actuellement pour vous, mais… ça va s’arranger !
Combien de métiers tributaires de la météo, ainsi, nous charcutiers fût un temps, alors que nous avions fabriqué quelques kilos de chipo merguez et autre saucisses aux herbes pour les barbecues du week-end, les caprices de la météo : pluie battante ou vent glacial du nord, nous bouzillaient nos ventes : fini le barbecue et place alors au petit salé alors que c’était pas du tout un plat d’été et nous refusions les ventes car nous n’en avions point.
Et en sortant, le gentil client marmonait dans sa barbe : ils n’ont jamais rien !
Qu’est-ce-qu’on a pu enrager, les sous ne rentraient pas dans la caisse et les saucisses sur les bras.
Courage à vous, toujours le grand plaisir de lire vos écrits,
cordialement, Marie-Paule
Nous avons les mêmes problèmes et un peu le même blues… As tu vendu tous les animaux avant le 4 mars ? Amitiés
Oui j’ai pu faire mes ventes mais comme je n’ai rien voulu changer dans ma façon de faire j’ai remis au pré 45 broutards et laitonnes qui seront à vendre l’été et là je ne sais pas comment ça va se passer. Je n’ai eu que………7 vaccins il y a un mois, 17 lundi dernier et maintenant je peux vacciner les laitonnes
C’était trop facile de le faire quand les animaux étaient à l’intérieur.
Pourquoi 7 au premier tour, ce sont surtout des laitonnes ? je vais finir de lâcher cet après midi, mais je ne sais pas que faire pour les 4 broutards, herbe pour vendre en italie ou stabul pour faire des babys …?