Dimanche - 13 février 2008

bussiere.jpg A cette époque de l’année je suis tellement pris par les soins aux animaux dans étables qui vient en plus du travail routinier que je n’ai plus guère de temps pour moi et même les dimanches sont très occupés. Inutile de songer aux sorties, aux invitations ou autres réjouissances.
Ce qui suit est le récit à peu près fidèle du déroulement du dimanche 3 février
Lever 5 h 45
6 heures je sors . -6° ça réveille bien mais cela fait regretter la couette. Un rapide coup d’oeil aux gestantes histoire de voir s’il n’y en aurait pas une qui aurait l’intention d’accoucher. A ma ronde de 3 heures tout était calme mais on ne sait jamais.
Je me rends au Murger (2,5 km) en voiture. Dans la nuit je vois que les fermes visibles depuis le chemin sont éclairées; Il n’y a pas que moi qui est au boulot. Après avoir fait le pansage à l’étable ( une bonne demi-heure)je retourne à Vernois poursuivre mon travail. Dans la stabulation, l’évacuateur à fumier est bloqué par le gel. Je devrai revenir plus tard pour le mettre en marche.
8 h 15 gros petit dèj
A 9 heures je suis déjà reparti. Je profite que la terre est “croûtée” par le gel pour emmener un remorque chargée de fumier depuis jeudi pour la benner en bout de champ à Bussière.
De retour à la ferme je dois faire téter un veau qui a du mal avec le pis de sa mère, il a pourtant 4 jours.
Pour faire de la place et desserrer les vaches en vue des prochaines naissances j’en détache 4 et les envoie dans le parc. Elles auront la journée pour faire connaissance ( comprendre se foutre une bonne raclée pour établir la hiérarchie ) Il vaut mieux que ça se passe dans un grand espace car elles devront cohabiter en liberté dans une ancienne écurie. J’ai choisi 3 dans les plus âgées et une qui se craint sur ses pattes à cause de l’immobilité sur le béton.
Ensuite il faut dégeler l’évacuateur; heureusement le soleil a bien réchauffé l’atmosphère et l’engin démarre difficilement.
Après cela j’apporte de la paille dans l’écurie qui recevra les 4 vaches et je fais une bonne litière.
Puis vient midi ,un bon repas (comme d’hab. )un peu de repos.
14 heures je suis opérationnel
Je rentre les 4 vaches. Elles ne se font pas prier. A cette époque hivernale elles ne songent pas un instant à partir au pré, voire à se sauver; elles préfèrent leur étable même si je les ramenais à leur chaîne .
14 h 30 je repars au Murger. J’ai encore 20 vaches à vacciner. C’est vraiment le dernier délai. C’est un vaccin inoculé à la vache gestante pour protéger le veau qu’elle porte; il va s’immuniser contre les maladies néonatales en tétant le colostrum.
J’y vais en tracteur avec chargeur. Comme ça je peux approvisionner l’étable en balles rondes pour plusieurs jours en les déposant à proximité de la porte. Pendant que j’y suis je donne à manger aux animaux; c’est un peu tôt mais le foin est englouti rapidement quand même.
16 heures je reviens à Vernois,je ramène de la paille à la stabulation et là aussi je donne à manger.
17 heures ,fin d’après-midi. Je fais un pansage allégé dans les bâtiments proches de la maison mais manque de pot une génisse s’apprête à vêler. Et pour une primipare c’est toujours assez long.
19 heures le veau est né sans trop de difficultés. J’ai du aider quand même. Le temps de m’occuper du nouveau-né et de la mère il est 19 h 30 quand je rentre à la maison.

On est loin du dimanche tranquille.Je pense que ce sera comme ça jusqu’ à la fin mars. Certains disent que c’est de l’esclavage

A bientôt.

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