La maison familiale rurale - 22 janvier 2008
Comme quoi tenir un blog peut mener à des situations inattendues. Dernièrement j’ai été contacté par une prof de la Maison Familiale Rurale d’ Etang sur Arroux. C’est un établissement scolaire qui dispense un enseignement agricole jusqu’au bac pro avec spécialisation équine et cela en alternance.

Une prof à qui on avait fait connaître mon blog m’avait donc demandé de faire une intervention dans le cadre d’un programme sur les nouvelles technologies. C’est avec joie que j’ai répondu positivement à la jeune femme. Et mardi je me suis retrouvé devant une classe d’ une trentaine de jeunes filles et garçons d’une quinzaine d’années.
Après une rapide présentation j’ai accueilli le élèves par groupes de 7 devant un ordinateur pour expliquer succinctement comment est fait le site , la galerie photo et ce qu’on peut y trouver. les enfants ont été très sympa, certains paraissaient intéressés, curieux, et posaient beaucoup de questions, le tout dans la bonne humeur. Mais je me doute bien que d’autres devaient regarder ça de loin et être ailleurs. Je trouve cela normal, j’ai bien du en faire autant.

Puis c’est le retour à la salle de classe pour répondre aux questions plus approfondies que chacun avait préparé. Et il y en eut beaucoup. Cela m’a rappelé ma jeunesse. J’ai moi-même fréquenté la Maison Familiale dans les années 1967- 68. Sauf qu’aujourd’hui je suis de l’autre côté. Un bon souvenir qui m’est revenu, c’est celui des veillées pendant lesquelles les cours prenaient un aspect moins solennel, plus convivial. Et cette tradition s’est perpétuée.
Maitenant j’attends les réactions dans les commentaires, de la jeune classe et de leur prof, qui j’espère seront nombreuses.
Ai-je réussi mon examen de passage?
A bientôt
L’aliment à la ferme - 17 janvier 2008
La semaine dernière j’ai fait appel à mon frère avec son camion usine pour me fabriquer un aliment tout prêt à distribuer aux animaux. L’été dernier j’avais stocké des céréales, triticale et mélange orge avoine, sur le grenier du Murger; dernièrement j’ai acheté de la luzerne déshydratée, stockée en big-bags (sac d’une tonne) au Murger également. Cette luzerne riche en protéines va pallier à la mauvaise qualité du foin récolté durant l’été pluvieux 2007.
La mise en oeuvre du camion usine est rapide. Il suffit de déployer des tuyaux d’aspiration; un pour le grenier qui va aspirer les céréales, un autre pour les big-bags plein de luzerne.Puis le moteur auxiliaire est mis en marche Dans un premier temps les céréales sont aspirées, en alternant triticale et mélange de printemps, passées par l’aplatisseur, pesés (1250 kg) et mises en attente dans la mélangeuse. Ensuite c’est la luzerne (1250 kg), aspirée elle aussi, qui va rejoindre les céréales aplaties dans la cuve. On ajoute quelques minéraux et vitamines. Le tout est brassé quelques minutes et les 2,5 T de mélange bien homogène sont déversées dans ma remorque à l’aide d’un tuyau muni d’une vis à grain (principe de la vis d’Archimède). L’opération sera répétée une 2ème fois pour obtenir 5 tonnes d’aliments. Le tout en à peine 2 heures. On pourrait même faire plus compliqué en ajoutant des tourteaux, des pois , incorporer une huile pour ôter toute poussière, et aromatiser le tout.
Bien sur cela a un coût, mais je pense que cette option est rentable quand je vois le travail pénible évité et le temps gagné. Je n’ai pas à :
- transvaser le grain (à la pelle) du grenier dans ma remorque
- amener les céréales à Vernois, les mettre sur le grenier
- passer le tout à l’aplatisseur au fil des jours
- enfin ramener au Murger chaque semaine le grain aplati
- distribuer en 2 fois (céréales et luzerne) aux animaux.
Je crois qu’il n’y a pas photo.
Les vêlages ont commencé depuis la semaine dernière. Les 3 premiers se sont bien déroulés. Le 4eme m’a tenu éveillé une bonne partie de la nuit. Je me suis couché à 3h30 après avoir fait l’accouchement par césarienne, réalisée par le véto appelé 1 heure plus tôt. La période des naissances démarre bien !
A bientôt.
au revoir 2007 vive 2008 - 6 janvier 2008

J’ai vu mieux,plus spectaculaire, comme lever de soleil mais celui-là n’est pas n’importe lequel, c’est le premier de l’année 2008. Le nouvel an a bien commencé, on est reparti du bon côté. Les journées commencent timidement à rallonger; Pour nouai (Noël) l’pas d’un rait (rat) pour l’an l’pas d’eine jument, ne dit on pas.
Les agapes de fin d’année sont déjà oubliées. Le marathon de la bouffe, comme j’appelle la période de Noël au jour de l’an a bien tenu ses promesses. N’allez pas croire qu’on ne fait que manger, mais entre réveillons, invitations, réceptions, veillées….. cela fait beaucoup d’excès. La famille réunie au complet y a participé. Il faut dire qu’à Vernois la gastronomie tient une place importante. La cuisinière, Chantal s’est encore une fois surpassée.
Mais parfois je me dis que le métier d’éleveur c’ est vraiment un boulot à part. Par exemple: quand sur le coup des 17 - 18 heures une voiture chargée de gens de la famille prêts à faire la fête arrive dans la cour de la ferme, je ne peux que leur faire un coucou amical. Et pendant que tout le monde se réjouit devant les nouveaux jeux, une pâtisserie ou une bonne bouteille je suis derrière le cul des vaches. Le matin c’est pareil. Quand toute la maisonnée, bien au chaud, fatiguée par les veillées répétées dort encore je suis derrière le cul des vaches et de très bonne heure pour profiter au mieux de la journée. Et le jour de Noël, et le jour de l’an, pareil, sauf que pour ces 2 jours les animaux ont double ration le matin et une brève visite le soir. Mais il faut quand même être présent. Mais c’est comme ça. Depuis le temps je me suis habitué je n’y fais même plus attention…. enfin presque. Des moments ça m’énerve un peu.
Heureusement, pendant cette semaine “cruciale”j’ai pu apprécier l’aide de mon beau-frère, aussi au courant que moi du travail des étables. Il m’a bien soulagé pendant ce qu’il appelait “mes petites vacances “. On en a même profité pour rentrer le dernières génisses de 2 ans. J’en ai laissé une avec Timoun pour lui tenir compagnie, histoire qu’il ne passe pas l’hiver tout seul dans les prés; je crois qu’ il n’aimerait pas ça. On a également scié du bois de chauffage, un bon chargement.
Une autre aide aussi inattendue qu’efficace a été celle de mes deux filles et de Camille avec sa brouette et de Mattéo avec son attelage pour décharger la remorque de bûches et empiler celles-ci dans le sous-sol. Tous se sont bien démenés, aucune défection du début à la fin et tout cela dans la bonne humeur. Encore un souvenir de vacances de Noël à Vernois de plus pour les petits.
A bientôt

