Historique de la ferme en Bourgogne - 13 septembre 2007

1750.png
Le 11 novembre 1899 les deux frères Bourdiau, mon grand-père et son frère louaient en fermage le domaine de Vernois à Mr François Léon Rebreget . En agriculture, c’est à cette date, le 11-11,la saint Martin, que commence et se termine, bien sur, le bail, en général d’une durée de 9 ans. « Faire saint Martin » comme disaient les anciens, c’était déménager,quitter une ferme pour aller s’installer dans une autre. Puis mon père prit leur succession dans les années 1945-1950 auquel je vins me joindre en 1974. Ce n’est qu’après un siècle de location par ma famille que l’occasion d’acheter la ferme m’a été donnée; une vente à l’amiable, les noms de deux familles liées pendant 100 ans cela crée de liens.
Mr Rebreget, alors chapelier à Autun,avait acheté cette ferme en 1871. Elle appartenait à une certaine Gabrielle Stéphanie Marion du Rosay veuve du vicomte de Marcellus. Elle résidait au château de Marendat (Charente). A cette époque on ne se déplaçait pas si facilement ,aussi elle avait donné procuration à Mr de Martennes,demeurant au Château de Veaux à Etang sur Arroux. (De la ferme on voit son imposante silhouette blanche dominer la vallée de l’Arroux) Le prix de la ferme ,terres et bâtiments était de 60000 francs ,payable en 5 ans,par acomptes de 10000 francs, majoré d’un intérêt de 5%. Cela n’a pas beaucoup changé aujourd’hui.
Dans les origines de la propriété,on trouve le nom de personnalités comme le Marquis de Montjeu ( Montjeu importante propriété avec château situé sur la commune de Broye) ,Le Prince de Guise,ou un bourgeois de la Goulenne (hameau d’Etang sur Arroux). Je vous livre le paragraphe de l’acte de vente tel que j’en ai eu une copie (certains mots ne sont plus très lisibles)

Madame de Marcellus est propriétaire de l’immeuble ci-dessus à vendre,en vertu d’un partage intervenu entre elle et Madame Isabelle Marion du Rosay, sa soeur, épouse de Mr Paul Bernard de Dannes, propriétaire avec lequel elle demeure à Angers,aux termes d’un acte sous seing privé du 24 aout mil huit cent soixante huit dont l’un des originaux portant la mention: enregistré à Autun le deux septembre 1868 folio 44v case 1ère par Mr Men….t qui a perçu les droits, a été déposé aux présente minutes,suivant acte du douze novembre 1869, enregistré
Mesdames de Dannes et de Marcellus en étaient propriétaires conjointement et indivisément, pour l’avoir recueilli dans la succession de Mr Etienne François de Martennes de Charency décédé à Autun le cinq mai 1866, leur aïeul maternel, dont elles étaient seules héritières de droit.
Le dit Mr de Martennes de Charency en était lui-même propriétaire pour l’ avoir recueilli dans la succession de madame Françoise Serpillon, sa mère veuve de Mr Claude de Martennes décédé depuis de longues années,dont il était seul et unique héritier
Mr de Martennes le possédait du chef de madame Saclier,sa mère, épouse de Etienne Anne Serpillon,lieutenant criminel au baillage d’Autun qui le tenait elle même de son auteur.
Ce domaine dépendait autrefois de la terre de Montjeu et avait été cédé par voie d’échange à Mr Jacques Saclier, bourgeois à La Goulenne par Mr Le Prince de Guise suivant acte reçu par maître Valletat, notaire à Autun le 6 décembre 1728.
Plus tard à la date du 20 mai 1784 il est encore intervenu un échange entre Mr Serpillon et Mr le Président de Saint Forgeau (ou Saint Fargeau) marquis de Montjeu au terme duquel ont été joints au dit domaine deux terres dites le Patureau et les Noyeux ainsi que le Grand pré.

Voilà en gros le peu d’histoire de la ferme que je connais. A mon regret je ne sais rien des fermiers qui ont précédé mon grand -père.

La carte ci-dessus daterait de 1750

A bientôt

Commentaires

10 réponses à “Historique de la ferme en Bourgogne”   Laissez un commentaire !

  1. marief le 17 septembre 2007 à 23:31

    très interessant, comme d’habitude, bien que différent
    et la fco en saône et loire? où en êtes-vous?

  2. Bernard le 19 septembre 2007 à 21:15

    Avec le cas de fièvre catarrhale détecté à Vézelay notre arrondissement se trouve en zone de surveillance ce qui fait que le commerce est complètement mort ,les exportations de broutards vers l’Italie stoppées et ce n’est guère mieux pour les autres catégories.On n’avait pas beoin de ça.Je crois que les décisions de Bruxelles et le fameux principe de précaution vont faire plus de dégâts que la maladie elle même qui semble assez bénigne sur les bovins d’après les vétos.

  3. JB le 21 septembre 2007 à 17:54

    Bonjour,

    Je comprends votre colère contre les règles qui vous empêchent de travailler. Cependant, le principe de précaution appliqué ici n’est pas inutile. Le bovins, vous le dites sont peu affectés par le virus , mais les ovins le sont plus. Les vaches sont donc de très bon « vecteurs silencieux » du virus. Permettre le commerce des vaches, c’est risquer de disséminer le virus au quatre coins de l’europe (en Italie!) et donc d’affecter les élevages ovins à grande échelle.

    Votre blog est un vrai retour à la maison pour moi! Bonne continuation et bon courage pour cette periode difficile.

    Un charollais expartié!

  4. Nicole le 2 octobre 2007 à 15:43

    Très intéressant l’histoire de la ferme et beaucoup de chance d’avoir un acte aussi complet. Il serait intéressant de connaître les termes de l’échange entre le duc de Guise et Jacques Saclier. Tu peux sans doute trouver l’acte aux Archives départementales à Mâcon ( ça c’est un boulot de retraité!! ) Cette fièvre catarrhale après un été pas facile, décidément rien ne va et on comprend votre raz le bol et votre colère. Espérons que l’épidémie soit vite enrayée.
    A bientôt!

  5. Latil le 17 octobre 2007 à 21:15

    Le metier d eleveur est un travail bien ingrat,beaucoup de travail,beaucoup de peine,pour des resultats aleatoires,.Je suis moi meme ne dans une ferme et je peux m imaginer comment il est difficile de gagner un peu d argent,pour renbourser les emprunts et aussi vivre.Ici dans le village ou j habite,en 1960 il y avait 42 producteurs de lait.Aujourd hui il en reste 2.Un eleveur m a dit qu il etait risque de vendre son lait directement son lait au consomateur,car si celui ci tombe malade ,et qu il est prouve que cette maladie vient de la consomation de produits laitier,alors,sa responsabilite peu etre engagee! Bien Amicalement Latil

  6. franca le 9 novembre 2007 à 15:09

    J’ai lu avec intérêt votre blog.

    Je suis petite fille de Ludovic Bourdiau, fils de Lazare Bourdiau, fabricant de brides à Luzy (Nièvre).

    Son épouse avait acheté une ferme (avec fermage) près de Luzy, au lieu dit « Au grand Montigny » qui est toujours la propriété familiale.

    Seriez-vous une parente ?

    Mon mail :

    francoise.chevey@club-internet.fr

  7. Bernard le 11 novembre 2007 à 12:40

    J’aurais bien aimé dire « bonjour cousine » mais je n’ai jamais entendu parler de
    lien de parenté avec des Bourdiau de Luzy. Mais ça ne m’étonne pas car
    seulement à Etang/A il y a 3 familles Bourdiau qui ne se disent pas parentes
    entre elles. Je me renseignerai quand même auprès d’anciens et je vous tiendrai
    au courant
    Merci pour le commentaire

  8. alain valtat le 10 décembre 2007 à 17:54

    Bonjour,
    Je pense que vous avez du recevoir un morceau de mon message je poursuis donc ,et vous prie de bien vouloir me faire savoir si vous avez la 1er partie de celui ci ?ntre 1er ancêtre était donc notaire à Vertus en Champagne vers 1570 .Par suite des ravages des Routiers et des Guerres de Religions ils quittérent la région C’est donc un immense bonheur de retrouver celui ci Accepteriez vous de me faire parvenir une copie de cet acte ( photos ou photocopie, que je vous paieraibien entendu) Avez vous eu cette copie par un notaire ? car j’ai retrouvé un notaire qui est successeur d’un Valletat ,mais notaire de 1664 à 1710 .Le votre semble être plus jeune ! Je suis le fondateur de l’Association Famililale des Valtat à but généalogique dont le nom s’écrit de nombreuses façons y compris dans le même acte ALAIN VALTAT 10 rue des Bas Longchamps 92220 BAGNEUX Tel:01.46.64.48.13— 06.76.48.57.65. Avec mes remerciements pour votre aide Amicalement ALAIN VALTAT

  9. Doodee le 4 février 2008 à 3:31

    Thanks for sharing

  10. ImarmMumLah le 10 mars 2008 à 22:27

    I’d prefer reading in my native language, because my knowledge of your languange is no so well. But it was interesting! Look for some my links:

Quelque chose à dire ?





    Dernières photos



    Voir toutes les photos sur Flickr

Vidéos


Voir toutes les vidéos sur Dailymotion


Sondage

  • Les éléveurs de bovins

    View Results

    Loading ... Loading ...

Sites amis

Contact