Fin d’été - 26 septembre 2007

cyclamen1.JPGLes hirondelles nous ont quitté. Cette fois l’été est bel et bien terminé.Je n’en garderai pas un bon souvenir. Heureusement le mois de septembre s’est montré plus clément et les travaux qui avaient pris du retard en juillet et aout m’ont bien occupé.

  • Il m’a fallu tailler et élaguer les haies. Pour toute la ferme il faut compter un bonne semaine.
  • Les clôtures électriques des prés de fauche étaient à revoir: remplacer des piquets,changer des isolateurs,enlever les branches ou arbustes cassés par les tempêtes à répétition et tombés sur les fils.Le quad chargé de tout ce dont j’ai besoin me facilite bien la tâche
  • Septembre c’est le moment d’épandre le fumier qui s’est accumulé pendant l’hiver.J’en ai emmené à Corfeuil. C’est très bénéfique pour les terres cultivées en permanence,mais ça prend du temps en trajets.
  • J’ai réimplanté une prairie( 2,5ha) dans le bas de l’Acqueduc à Bussière. Cela faisait plusieurs années que cette parcelle était en culture. Alterner différentes céréales et pâturages, c’est l’assolement.
  • C’était aussi le moment de changer les troupeaux de parcelles; les emmener sur les prés de fauche à l’herbe bien repoussée.Les pluies estivales ont au moins un point positif. Les veaux ont été vermifugés au passage
  • Une fois les prés libérés j’ ai fauché les refus : les chardons, les mauvaises herbes et les plantes négligées par les vaches.

Avec ce beau temps, malgré tout ce travail,tout irait pour le mieux, mais une catastrophe s’est abattue sur la Bourgogne avec l’arrivée de la fièvre catarrhale ovine (FCO) ou maladie de la langue bleue. C’est une affection qui touche les ruminants, transmise par un moustique infecté. Si c’est très grave pour les ovins , ça l’est beaucoup moins pour les bovins. Mais le règlement sanitaire impose d’instauré des périmètres de sécurité autour des foyers. Dans un rayon de 20 km: zone interdite,100km zone de protection, 150km zone de surveillance. A l’intérieur de ces zones tout mouvement d’animaux est soumis à conditions, et l’exportation est interdite. Le commerce est complètement stoppé,plus aucun animal ou presque ne quitte les exploitations excepté ceux qui sont destinés à l’abattoir. Le peu de transactions qui se font sont à prix dérisoire. J’en reparlerai sûrement dans les mois qui viennent.
Les éleveurs ont ras le bol de ces crises sanitaires à répétition (fièvre aphteuse, vache folle,grippe aviaire), maintenant la FCO, marre de toutes les mesures prises qui mettent à mal les trésoreries, affaiblissent les exploitations et sapent le moral des exploitants. Ce sont les jeunes qui ont le plus de mal à s’en remettre. A chaque fois c’est la chute des prix, pour le paysan ,pas pour le consommateur. C’est dommage car cette année le commerce était euphorique, les cours s’approchaient de ceux qu’on avait connu en 1990,oui je dis bien il y a un quinzaine d’années on vendait les animaux plus chers que cette année. Je me demande qui supporterait une telle situation en France. Il va falloir s’adapter, improviser.Les mois à venir seront durs. Je me doute bien qu’on va encore survivre à cette crise,amis ce sera encore une année sans. Les revenus seront encore en baisse

A bientot

Historique de la ferme en Bourgogne - 13 septembre 2007

1750.png
Le 11 novembre 1899 les deux frères Bourdiau, mon grand-père et son frère louaient en fermage le domaine de Vernois à Mr François Léon Rebreget . En agriculture, c’est à cette date, le 11-11,la saint Martin, que commence et se termine, bien sur, le bail, en général d’une durée de 9 ans. « Faire saint Martin » comme disaient les anciens, c’était déménager,quitter une ferme pour aller s’installer dans une autre. Puis mon père prit leur succession dans les années 1945-1950 auquel je vins me joindre en 1974. Ce n’est qu’après un siècle de location par ma famille que l’occasion d’acheter la ferme m’a été donnée; une vente à l’amiable, les noms de deux familles liées pendant 100 ans cela crée de liens.
Mr Rebreget, alors chapelier à Autun,avait acheté cette ferme en 1871. Elle appartenait à une certaine Gabrielle Stéphanie Marion du Rosay veuve du vicomte de Marcellus. Elle résidait au château de Marendat (Charente). A cette époque on ne se déplaçait pas si facilement ,aussi elle avait donné procuration à Mr de Martennes,demeurant au Château de Veaux à Etang sur Arroux. (De la ferme on voit son imposante silhouette blanche dominer la vallée de l’Arroux) Le prix de la ferme ,terres et bâtiments était de 60000 francs ,payable en 5 ans,par acomptes de 10000 francs, majoré d’un intérêt de 5%. Cela n’a pas beaucoup changé aujourd’hui.
Dans les origines de la propriété,on trouve le nom de personnalités comme le Marquis de Montjeu ( Montjeu importante propriété avec château situé sur la commune de Broye) ,Le Prince de Guise,ou un bourgeois de la Goulenne (hameau d’Etang sur Arroux). Je vous livre le paragraphe de l’acte de vente tel que j’en ai eu une copie (certains mots ne sont plus très lisibles)

Madame de Marcellus est propriétaire de l’immeuble ci-dessus à vendre,en vertu d’un partage intervenu entre elle et Madame Isabelle Marion du Rosay, sa soeur, épouse de Mr Paul Bernard de Dannes, propriétaire avec lequel elle demeure à Angers,aux termes d’un acte sous seing privé du 24 aout mil huit cent soixante huit dont l’un des originaux portant la mention: enregistré à Autun le deux septembre 1868 folio 44v case 1ère par Mr Men….t qui a perçu les droits, a été déposé aux présente minutes,suivant acte du douze novembre 1869, enregistré
Mesdames de Dannes et de Marcellus en étaient propriétaires conjointement et indivisément, pour l’avoir recueilli dans la succession de Mr Etienne François de Martennes de Charency décédé à Autun le cinq mai 1866, leur aïeul maternel, dont elles étaient seules héritières de droit.
Le dit Mr de Martennes de Charency en était lui-même propriétaire pour l’ avoir recueilli dans la succession de madame Françoise Serpillon, sa mère veuve de Mr Claude de Martennes décédé depuis de longues années,dont il était seul et unique héritier
Mr de Martennes le possédait du chef de madame Saclier,sa mère, épouse de Etienne Anne Serpillon,lieutenant criminel au baillage d’Autun qui le tenait elle même de son auteur.
Ce domaine dépendait autrefois de la terre de Montjeu et avait été cédé par voie d’échange à Mr Jacques Saclier, bourgeois à La Goulenne par Mr Le Prince de Guise suivant acte reçu par maître Valletat, notaire à Autun le 6 décembre 1728.
Plus tard à la date du 20 mai 1784 il est encore intervenu un échange entre Mr Serpillon et Mr le Président de Saint Forgeau (ou Saint Fargeau) marquis de Montjeu au terme duquel ont été joints au dit domaine deux terres dites le Patureau et les Noyeux ainsi que le Grand pré.

Voilà en gros le peu d’histoire de la ferme que je connais. A mon regret je ne sais rien des fermiers qui ont précédé mon grand -père.

La carte ci-dessus daterait de 1750

A bientôt

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