Le mariage des perdrix - 8 février 2007
Etes-vous allés à la cérémonie? certainement pas, pourtant c’était vendredi. En effet les perdrix qu’ on pouvait voir vivre en groupe, se déplacer en compagnies, comme on dit, se marient pour la chandeleur. A partir de ce jour on ne les voit plus que par deux, un couple qui va durer toute la saison de la reproduction. Je l’ai toujours entendu dire et l’ai observé maintes fois. Maintenant c’est plus difficile car il y a de moins en moins de perdrix et je n’ai pas encore croisé la volée que je vois habituellement.
Autrefois les éleveurs de la région disaient qu’à la chandeleur il fallait être à moitié dans ses stocks de fourrage. Il faut dire qu’ils vivaient en autarcie et ne disposaient que de ce qu’ils avaient récolté. Maintenant on peut s’approvisionner en fourrage de toute sorte à n’importe quel moment de l’année ; il suffit de commander et d’avoir un compte en banque bien garni.
La semaine dernière c’était mon tour d’avoir l’appareil pour sortir le fumier des bâtiments anciens où les bêtes vivent en stabulation libre sur litière accumulée. C’est pratique mais le niveau du fumier s’élève chaque jour, à chaque paillage et il était temps de nettoyer. C’est un mini-chargeur,articulé doté d’une fourche puissante. Il se faufile partout, même par des portes étroites dans des étables au plafond bas ou un tracteur ne peut entrer et évoluer en milieu restreint. Cet appareil m’a permis de continuer à exploiter les vieux bâtiments qui ne répondent plus aux besoins actuels. Supprimés les râteliers les auges avec attache. On perd quelques places mais le travail se trouve simplifié.
Un souci de plus se profile;on est déjà début février et je n’ai que 8 vaches qui ont vêlé. L’ensemble des vêlages va se trouver retardé mais apparemment je ne suis pas seul dans ce cas. Les conditions atmosphériques du printemps dernier ont fait que les vaches sont mal venues en chaleur. Il faudra faire avec. De plus j’ai perdu un veau suite à une diarrhée qui paraissait anodine, qui s’est compliquée par une dégradation des intestins suivie d’une hémorragie; on n’a pas pu le sauver. Heureusement une génisse m’a fait des jumelles (photo ci-dessus), toutes petites mais bien vivantes et dégourdies et j’ai pu en faire adopter une par la vache au veau mort. Elles auront pour matricule 7586 et 7587 . Peut-être ami lecteur pourriez vous leur trouver un nom plus romantique non ?
A bientôt
Caresse et Caline..; pour les jumelles
Bonjour….fidel lecteure de la france agricole je decouvre ce blog…la je dit superbe de faire decouvrir a tous notre vie…je suis agriculteur moi meme en Vendée…bon courrage et bonne continuation pour ce blog je repasserai car je l’ai ajouter a mes blogs favoris ( je n’est pas encore franchit le pas d’en créer un)
salut bernard,
trop joli le mariage des perdrix, j’ai déjà entendu dire ça et tes récits me rappellent ceux de ton papa, lui aussi bien avant internet tenait un journal de ses activités quotidiennes,tu dois certainement avoir conservé ses écrits et ça serait super d’en relater quelques extraits de temps en temps.Les moyens et les hommes ont changés mais le travail de la terre et l’élevage des animaux sont les mêmes.
Grosse perte pour toi ce petit veau, j’espère que tous les vêlages à venir t’approteront beaucoup de satifaction.Bon courage bises.
J’opterais plutôt pour Brigitte et Sylvie pour les jumelles.
En souvenir d’une époque déjà bien loin.
Pourquoi pas Thérèse et Pimponette pour les jumelles ?